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Destins blanquefortais lors de la Grande Guerre.

Blanquefortais de souche, MM. Jean-Pierre Toulouse et Jean-Pierre Jouglet ont plus qu’un prénom en commun : leurs aïeuls combattants de la première Guerre mondiale ont une histoire peu banale. À l’occasion du centenaire de la guerre 14-18, ils nous ont ouvert leurs livrets de famille. Équinoxes et Solstices vous raconte ces destins atypiques.

* C'est avec passion que Jean-Pierre Toulouse raconte l'histoire de son grand-père maternel, Arnaud Besnier, incorporé à l'âge de 34 ans avec ses 5 frères, tous Blanquefortais. Cas unique en Europe, tous sont revenus vivants, sans aucun handicap, de ce qui a été l'une des plus grandes tragédies de l'histoire. Affecté au 13ème régiment des chasseurs à pied, Arnaud Honoré, presseur de lie de vin, est le premier à partir. Suit son aîné, Arnaud, dit « Henri » qui rejoint la 18ème section d'infirmiers. Pour Bertrand, plieur de cercles, ce sera le 2ème régiment des zouaves. Pour François, cultivateur, le 24ème régiment d'artillerie. Pour Jean, le maçon, le 21ème régiment des chasseurs à cheval et enfin pour Edmond, le 9ème régiment d'infanterie.

À leur retour, seul le livret militaire de François, dit « Marcel », fait état d'une blessure « à la face externe de la cuisse droite ». Jean et Edmond, les cadets, sont même rappelés en 1939 et 1940 pour renforcer les rangs de l'armée française. Nés entre 1880 et 1896 dans le hameau de Sables de Galochet et engagés en 1914, les six frères Besnier sont tous rescapés de la Grande Guerre ; ils vivaient à Carpinet où Marie, leur mère tenait un cabaret à l'arrière de l'école du bourg. Arnaud, leur père, était cantonnier sur les chemins de fer, puis cultivateur. Rentrés sains et saufs, les six frères se sont tous ensuite mariés à Blanquefort avec des femmes de la région. On leur compte aujourd'hui 134 descendants. L'histoire des frères Besnier a été intégrée dans la grande collecte européenne que vous pouvez retrouver sur le site des archives départementales de Gironde : www.archives.gironde.fr

* Déclaré mort à deux reprises... Le grand-oncle de Jean-Pierre Jouglet a eu moins de chance que les frères Besnier. Léopold Blanchard, engagé à 22 ans, est tué le 1er janvier 1916, dans la Marne à son poste de guetteur. Le tonnelier du Maurian est déclaré mort à deux reprises et figure ainsi deux fois sur le monument aux morts de Carpinet, sous les noms de Blanchard Léopold et Blanchard Henri Léopold.

Équinoxes et Solstices, août 2014, n° 59, p. 21. Le magazine de la ville de Blanquefort. Avec l’autorisation de la ville de Blanquefort.

86 Blanquefortais sont décédés lors de la guerre 14-18. Vous trouverez une fiche descriptive pour chacun d’eux dans l’ouvrage publié par le G.A.H.BLE en 2005 sous le titre : Le livre d’or de Blanquefort, hommage aux morts pour la France, guerre de 1914-1918.

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