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Les lavoirs.

Le lavoir, situé en face du château Maucamps, est très vieux. Le lavoir que nous voyons aujourd'hui est le deuxième lavoir de la « Grillade ». Il fut acheté en 1872 à la famille Laroza pour la somme de 1 285 francs. Cette acquisition était nécessaire car le précédent lavoir n'était pas en bon état. L'eau s'écoulait très mal, ce qui pouvait entrainer des problèmes de salubrité publique. Le premier lavoir existait bien avant 1865 et, à cette époque, le conseil municipal avait décidé d'en élever la sole et de carreler le sol. Ainsi, il était plus aisé de le nettoyer parfaitement et de faire écouler les eaux usées dans le fossé par une issue pratiquée au niveau de la sole. Ces travaux n'étaient que des travaux d'amélioration. Dès l'acquisition du terrain, d'importants travaux furent entrepris tels qu'une fosse en béton comprimé et un hangar pour abriter le lavoir. Ces travaux eurent lieu dans le courant du mois d'octobre 1872, avant la saison des pluies, par MM. Rabet pour les travaux de maçonnerie, par M. Camus pour les travaux de charpente et par Domageau et Boubes de Bordeaux pour les travaux de béton comprimé. Ces travaux coûtèrent à la commune la somme de 4 133,83 francs et le lavoir fut achevé au mois de décembre 1872. Le terrain qui jouxte ce lavoir appartient aujourd'hui à la famille Escat. Cette dernière l'a acquis à la commune en 1910. C'était l'ancienne gravière. La commune avait extrait toute la grave jusqu'à épuisement des matériaux qu'elle contenait. Les deux lavoirs qui existaient à Macau en 1865 étaient nettoyés par un agent qui était payé par la commune. Ce dernier devait nettoyer les lavoirs tous les samedis et récurer les fossés qui recevaient les eaux usées, deux fois par an pour celui de « la Fontaine » et trois fois par an pour celui de « la Grillade ».

Le lieu-dit « Bern et son lavoir.

Vers l'ouest, sur la droite de la route allant de Bordeaux à Lesparre, se trouve le lieu-dit « Bern ». Dans ce dernier, un lavoir fut construit en 1903. En effet, depuis 1901, 80 propriétaires habitants le dit lieu « Bern » en avaient, par pétition sollicité la construction pour des raisons d'hygiène et pour le service qu'il rendrait à la population du village de « Bern » et des environs. Le lavoir, alimenté par les eaux du fossé de « Larrieu », fut réalisé sur le terrain que la municipalité acheta à M. Jean Lotte, tonnelier et habitant de « Bern ». Le passage pour y accéder, d'une longueur de 6 mètres, d'une largeur de 3 mètres et d'une profondeur de 0,90 mètre, fut également acheté au dit M. Lotte. C'est aussi à « Bern » que demeure Augustin : c'est lui qui a fabriqué notre brouette, mais également presque toutes les brouettes de la commune.

Le lieu-dit Labric et son lavoir.

Toutes les terres de ce lieu-dit « Labric », lequel se nommait « Labrit » il y a bien longtemps, étaient la propriété du seigneur d'Albret. Si un conseil municipal, n'en n'avait pas décidé autrement en 1845, la route principale passerait par Fronton. À cette époque, on pouvait recenser dix chemins vicinaux et cinquante six chemins publics vicinaux sur la commune. Le lavoir qui se trouve à Labric a été construit sur un terrain de 323 m² que la commune a acheté à Mme Veuve Layens et son fils, pour la somme de 100 francs. La construction de ce lavoir, situé en bordure de la route qui va à Ludon, fut décidée le 1er septembre 1878 après qu'une étude eut confirmé que ce terrain, situé sur le bord d'un fossé dans lequel l'eau était presque toujours abondante, semblait le meilleur endroit. Le 16 mai 1881, M. Miquau, habitant du lieu-dit « Labric », demanda au conseil municipal si le lavoir pourrait être couvert. Cette question fut ajournée.

L'histoire de la croix qui se trouve sur la place de Labric : ce n’est pas en raison d'une apparition de la vierge à cet endroit, il y a fort longtemps. Cette croix a été construite par la volonté d'une jeune fille demeurant à « Labric » qui, suite à la condamnation de sept garçons de chez nous ayant colporté dans le village qu'elle était enceinte, après leur avoir octroyé ses faveurs, avait porté plainte. Comme elle avait gagné ce procès, les sept garçons, issus du même quartier de « Labric », durent s'acquitter de la condamnation en versant une certaine somme. Avec cette somme, la jeune fille souhaita faire édifier la croix que nous voyons aujourd'hui. Quelques mois plus tard, et pour la petite histoire, un bébé vint au monde.

Le lavoir de Lafont et les lavandières.

Nous avons notre magnifique lavoir dit de « Lafont ». Cette dénomination est sans doute une réduction du mot de « La Fontaine », qui est l'appellation la plus connue de ce lavoir. C'est aussi le lieu de rencontre des laveuses que nous appelons plus communément les lavandières. Mme Jeannot va au lavoir du bourg, tandis que Mmes Lamarque et Seguin se rendent au lavoir de « la Grillade ». Bien d'autres lavandières, munies de leurs brouettes se rendent à l'un ou l'autre des lavoirs. En général, ce ne sont que les familles aisées qui font travailler les lavandières. Selon l'importance de la réserve de linge, on lavait une ou deux fois l'an : au printemps et à l'automne. Les pièces de linge les plus lourdes et les plus sales étaient mises à tremper avec de la lessive de soude ou de la cendre de bois (jamais avec de la cendre de chêne, car elle risquait de tacher le linge). Le plus souvent, dans une baille, elles mettaient des branches de fenouil ou des brins de lavande pour donner au linge une petite odeur de propre. Ensuite, ce type de linge était mis à bouillir dans une chaudière en fonte, chauffée au bois. Le linge blanc se faisait aussi blanchir sur l'herbe. Toutes ces tâches se faisaient chez les propriétaires du linge ou bien chez la lavandière. Ensuite, ces dernières chargeaient ce linge dans leur brouette et allaient au lavoir pour rincer le tout. Le travail des lavandières est pénible : pendant des heures, dans une position qui scie le dos, à genoux, elles frottent, elles tapent et tordent le linge. Chacune travaille pour une clientèle attitrée. Il est plus prudent de ne pas passer près des lavoirs quand les femmes y sont, car ces dernières sont réputées pour être un peu bavardes et les potins se répandent vite...

Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.112,119,152,162.

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