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Le bourg.

Les églises.

Le territoire de la commune est marqué par la présence de deux églises desservies par un seul et même curé : l'église Saint-Martin, au bourg de Blanquefort, et l'église Saint-Joseph, dans le village de Caychac. Les deux édifices appartiennent tous deux à la commune de Blanquefort, depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État votée le 4 juillet 1905.

L’église Saint-Martin.

Ce lieu de culte est probablement le cinquième implanté sur ce site, au cœur du bourg de Blanquefort.

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Dans l'ordre chronologique furent ainsi édifiés :

- un temple païen à l'usage d'une communauté gravitant autour d'une villa gallo-romaine (exploitation agricole),

- une église primitive, sans doute en bois, vers le Vème siècle, déjà dédiée à saint Martin (les églises Saint-Martin de la région bordelaise, une centaine en Gironde, sont justement réputées pour avoir remplacé des édifices païens associés à des domaines agricoles romains),

- une église romane, des XIe-XIIème siècles, dont il subsiste une absidiole, au pied du clocher actuel, côté sud, et quelques fragments de murs, dans la sacristie nord,

- une église gothique, des XV-XVIème siècles, bâtie après l’incendie de la précédente. L'édifice, maintes fois remanié au cours des siècles, s'écroula en partie le 22 janvier 1789,

- l'église actuelle, entièrement reconstruite au XIXème siècle. Son plan de reconstruction fut dressé par l'architecte Blanchard (1755-1822) et approuvé en conseil d'État. Le projet conservait des éléments de l'ancienne église, notamment le chœur et le clocher au nord.

En 1804, Blanchard est prié d'achever son église « depuis longtemps commencée » mais retardée par les événements révolutionnaires. Un décret impérial autorisa la commune à vendre des terrains aux enchères pour financer les travaux qui reprirent en 1806.

Très marqué par les principes néo-classiques qui utilisent tout un répertoire de formes antiques grecques ou romaines, l'architecte Corcelle, qui prend la succession de Blanchard poursuivra les travaux d'après ses propres idées. Il terminera l'église en 1816, la façade ouest n'étant achevée qu'en 1819. Dans le département, l'église Saint-Martin de Blanquefort est un modèle du genre en matière d'ornementation néo-classique, et à ce titre elle constitue une réalisation remarquable.

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Le clocher.

En 1823, un incendie détruit le clocher. Le conseil municipal décide de la construction d’un clocher sur l'emplacement de la sacristie existante, sous sa forme actuelle, une tour carrée surmontée d'une flèche en pierres à huit pans, d'une hauteur totale de 45 mètres.

 

Les rues.

Le bourg s’est construit à l’est du grand axe de Bordeaux vers le Médoc, sur une transversale d’ouest en est.

L’église était au centre d’un maillage d’anciens chemins de petite largeur mais importants pour les communications, qui desservaient les quatre points cardinaux. C’est surtout à partir du XIXème siècle que la voirie communale a beaucoup changé, et qu’il fallut donner des noms aux rues.

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Rue Tastet-Girard avec la croix de mission.

Pour lire l'article sur les croix, cliquez ICI.

Ainsi, à la suite d’une décision du conseil municipal du 9 février 1908, les anciens chemins, qui avaient un nom propre ou qui le plus souvent indiquaient qu’ils reliaient deux points différents, sont devenus des rues ainsi nommées :

au nord, le « chemin qui conduit du village de Breillan à l’église de Blanquefort » devient la rue Gustave Tastet en 1908, puis la rue Tastet-Girard, regroupant le nom des époux Gustave Tastet (1845-1898) et Jeanne Girard (1844-1926). Leur nom restera attaché à plusieurs donations importantes au bénéfice des hospices civils de Bordeaux et de la maison Saint-Michel de Blanquefort,

à l’ouest, le « chemin qui conduit du Taillan à l’église de Blanquefort » devient la rue Gambetta (Léon, 1838 Cahors-1882 Paris), avocat, homme politique français, membre de l’Union Républicaine,

à l’est, le « chemin de l’église à la croix de la pierre » devient la rue de la République,

au sud, le « chemin qui conduit du bourg à celui du Médoc » prend le nom de la rue Jules Moreau, conseiller municipal, mais suite à une décision du 17 janvier 1948, cette rue devient la rue du Maréchal Leclerc,

au sud-ouest derrière l’église, l'ancien chemin Destournets est repris en partie par la rue Tartas.

Après la dénomination des 21 premiers noms de rues en 1908, la commune, à la demande de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), procéda à partir de 1970 à la dénomination de 78 nouveaux noms, puis au fur et à mesure de la création des lotissements et de l’urbanisation à partir de 1960, jusqu’aux 230 noms actuels.

Pour lire l'article sur le nom des rues, cliquez ICI.

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La gendarmerie.

Le premier emplacement de la gendarmerie à pied était en face de la croix de mission, dans l’actuelle rue Tastet-Girard, de1876 jusqu’en 1912, époque de la construction sur son emplacement actuel, avenue du général de Gaulle.

De 1952 à 1985, une gendarmerie annexe a été implantée avenue du Général de Gaulle, à l’angle nord de la rue E. Avril.

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Pour découvrir d'autres photos de l'exposition, cliquez ICI.

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