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L’église Saint-Joseph à Caychac.

Elle a été bâtie un peu après le milieu du XIXème siècle, afin de répondre aux vœux, et grâce aux dons, des habitants du village de Caychac (on écrivait alors Cachac) qui étaient privés de lieux de culte depuis la destruction de la chapelle du château Saint-Ahon. Elle fut construite en 1867-1868, en style néogothique. À la suite de diverses démarches et d'une pétition signée en 1870 par de nombreux fidèles, d’une partie des habitants du nord de la commune et comprenant les villages de Cachac, Peybois, la Rivière et Linas, Caychac devint une « paroisse succursale de Blanquefort » en 1872.

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L'église Saint-Joseph est de plan basilical, sans transept, environ 21 m de long sur 10 m de large ; les trois nefs, séparées par des piliers en bois plâtré posés sur une base en pierre, sont couvertes de voûtes en berceau brisé montées en plâtre sur lattis de bois : en raison des financements modestes, l'église n'a qu'une structure en pierre, l'ensemble de l'aménagement étant réalisé en bois. Exceptionnellement, le chœur de cette église est tourné vers le nord, sans doute en raison des contraintes de terrain au moment de la construction. En 1883, et toujours grâce à la générosité des fidèles, l'église fut dotée d'un décor intérieur polychrome par les artistes peintres Louis Augier et Léon Millet qui avaient fait le même type d'intervention en 1875-1878 à l'église Saint-Martin. L’architecture et le décor peint forment à Saint-Joseph la même unité qu'à Saint-Martin, ce qui en fait, là aussi, un édifice caractéristique du XIXème siècle.

L’école de Caychac.

« À l’époque, il n’y avait pas d’école maternelle, la rue ne s’appelait pas La Rivière mais la route des marais. L’école était divisée en deux par un mur qui traversait la cour de récréation. D’un côté, l’école des garçons avec M. Morlaes ; de l’autre, les filles avec Mme Vergier. Il ne fallait pas trop s’approcher du mur, on ne rigolait pas avec ces choses-là…». Témoignage d’une ancienne élève de l’école.

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Cambon.

Un premier château fut construit en 1740 ; le parc, dont une partie est aujourd’hui un espace vert public, comporte toujours son temple d’amour de l’origine. Pierre Cambon, négociant armateur bordelais, acheta le château en 1798 et le fit reconstruire sous le 1er Empire. Il fit des expériences de plantations d’arbres et de plantes exotiques, en particulier l’acacia. Il fut élu membre de l’Académie de Bordeaux en 1819.

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En 1849, la propriété passa entre les mains de la famille Mathieu, négociants parfumeurs en Egypte, puis aux Teysseron, négociants en vin à Bordeaux. D’une superficie de 12 hectares, ce domaine produisait un vin rouge correct, assez agréable. Ce château est la propriété depuis 1958 de la famille Fouilhac de Padirac. La serre, bombardée lors de la dernière guerre a été reconstruite en dur. Le château est à l’abandon aujourd’hui.

Campot.

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Construit en 1740 en même temps que le château Cambon, cette demeure n’a pas subi de transformations. Le lieu fut dénommé Campot en 1815 parce que les Anglais y ont campé en cette année-là. Le domaine comportait 6 hectares à l’origine. Le chai est une cave voûtée en sous-sol, qui mesure 525 mètres². Deux puits et une réserve d’eau se trouvent dans le parc. Plusieurs propriétaires s’y sont succédé.Propriété de la famille Lureau, puis par héritage de la famille du Verdier, ce bien appartient à M. Petges qui l’a restauré.

Clapeau.

En 1503, le nom de ce domaine était Clapauts, en 1510 Clapaus, puis Clapeau depuis le XVIIIème siècle. L’origine peut venir de « Klappa », tas de pierres ou de « Clapey », le clapier. Édouard Avril avait fait l’acquisition de cette propriété, qui, réunie à celle voisine de Tanaïs, appelée parfois « petit Clapeau », formait un domaine de 84 ha.

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En 1874, le château se dénommait Grand Clapeau Olivier. Il a appartenu à M. Pierre Perrin. C’est ici un exemple intéressant d’une demeure dont le « cru » de qualité a permis d’être transformé en « château ». Le vin était léger et bouqueté. La chartreuse de style XVIIIème siècle, construite au XIXème siècle, est actuellement une importante exploitation agricole, propriété depuis 1924 de la famille Baudinière, un des rares producteurs de vins indépendants de Blanquefort.

Tanaïs.

Le nom du château vient de son propriétaire André Tanays, qui le fit construire en 1767 par l’entrepreneur Tardy au lieu-dit Clapot, à l’emplacement d’une vieille bâtisse. La propriété fut détachée du domaine du Clapeau au XVIIIème siècle Édouard Avril en fut le propriétaire vers 1870 et embellit le château. L’ensemble du domaine de 67 hectares se composait en deux coteaux plantés de vignes, l’un au nord adossé au domaine du Grand-Clapeau, l’autre au sud, adossé au château Breillan. La vallée qui les séparait était occupée par le château, le parc et les prés, et était parcourue par un ruisseau naturel, le Cournalet, qui a permis à M. Avril de créer un étang de plus d’un hectare.

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Au début du siècle, M. Jean Léglise qui exploitait plusieurs fabriques de traverses de chemin de fer, en devint le propriétaire. C’était la prospérité, les traverses de chemin de fer se vendaient bien. Cherchant à acquérir un billard, il visita le château et acheta le tout en 1886 à M. Avril. Les vignes de vin rouge bordaient le chemin de la Lande ; plantées sur terrain léger et graveleux, elles produisaient un vin rouge léger très coulant et bouqueté. Le château produisait, en 1874, 90 hectolitres de vin. Paul Léglise (1883.1946) hérita du domaine le 30 janvier 1912. À l’occasion du mariage de sa fille en 1920, il fit don du lustre actuel à l’église de Caychac. La propriété fut réquisitionnée en 1943 par l’armée allemande pour y installer un camp de repos pour les équipages des sous-marins opérant dans l’Atlantique pendant la Seconde Guerre mondiale, camp qui n’eut pas le temps d’être opérationnel. Devenue propriété de l’armée de terre le 1er septembre 1949, elle hébergea ensuite une unité d’instruction et de transport, prenant le nom de camp de Tanaïs. Rachetée en 1995 par la commune, elle est en cours de restauration, et ses chais sont aménagés pour des fêtes familiales.

Bel-Air.

Le château fut construit au XVIIIème siècle ; il est situé à l’extrémité septentrionale de Blanquefort, limitrophe de Parempuyre. Le chemin de Bel-Air est dessiné sur la carte de Belleyme en 1761, il rejoint Parempuyre en traversant le village de ce lieu-dit qui compte dix maisons et trente-six habitants au recensement de 1820. Le domaine Bel-Air était à l’origine un fief dépendant de la maison noble du Luc. Il appartint notamment aux familles Dasvin, Béchade (créateur de l’élevage des sangsues dans la Gironde), Moreau, Lemit, de Flavigny, Dulamon et Avril. Un vignoble en fait partie. Il produisait 40 tonneaux en 1866, vin très bouqueté et velouté. C'était un long corps-de-logis flanqué de deux petits pavillons, en avant desquels s'avançaient deux rangées de servitudes. Il ne reste que deux ailes séparées par une cour entourée de murailles. Acheté en 1934 à M. de Perry par M. Sibrac, sa famille l’habite toujours.

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Morton.

« Nous trouvons dans le haut de Caychac une propriété avec un petit chalet qui fut autrefois occupée par la famille Morton ; ce plateau, aujourd’hui boisé, était planté en vignes » (R. Valet). Ce fut la villa de M. Noëls, vice-consul de Russie, décrite comme un édifice en pierres et en briques, avec un pavillon et des fenêtres à meneaux. Ce fut aussi le refuge de Cora Laparcerie d’une artiste cantatrice de Bordeaux de renommée internationale, compagne de Jean Richepin. Ce chalet prit alors le nom de « Clos Cora Morton ». La propriété fut appelée également Lansalot et Castel. C’est aujourd’hui un hôpital de jour dépendant de l’hôpital Charles Perrens de Bordeaux.

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Saint Ahon.

Au XIVème siècle, la maison noble de Saint-Aon est citée dans divers documents du 1302, 1341, 1343. Une chapelle fut édifiée sur le domaine, son acte de fondation date de 1343. Du XVIIème jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, le domaine appartint aux Secondat de Montesquieu. Le château fut démoli à la révolution. En 1820, la chapelle étant totalement en ruine et désaffectée, le conseil municipal de Blanquefort décida de récupérer les pierres pour la construction d’un pont à Caychac, le reste de la démolition servant à l’empierrage de la route. En 1873, un nouvel édifice avec ailes et pavillons parfaitement symétriques fut édifié par l’architecte Alphonse Blaquière, avec un très agréable jardin. Son style Louis XIII alterne briques et pierres, mettant en valeur les toitures en pavillon et les hauts conduits des cheminées. C’est une chartreuse bordelaise classique avec un pavillon central à étages et d’un pavillon élevé à l’extrémité de chaque aile latérale. En 1941, les propriétaires firent volontairement démanteler ces deux pavillons, afin d’empêcher l’installation des troupes allemandes d’occupation. Seuls le pavillon central et les ailes ont été restaurés à partir de 1960. Le château est aujourd’hui classé « Monument Remarquable ».

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En 1985, le Comte et la Comtesse Bernard de Colbert, descendant direct du célèbre ministre des finances du roi Louis XIV, deviennent les 67ème propriétaires du château Saint Ahon et de son vignoble de 50 ha. Depuis 2003, Nicolas et Françoise Chodron de Courcel, leur fille et gendre, exploitent les vignes de la propriété, se composant à 60 % de Cabernet Sauvignon, 30 % de Merlot, 10 % de Cabernet Franc et de Petit Verdot. La vigne est plantée sur une terre reposant sur un lit d’alios à 1,50 m, qui produit un cru bourgeois Haut-Médoc, vin très plaisant, de belle robe et de bon goût.

Pour découvrir d'autres photos de l'exposition, cliquez ICI.





 

 

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