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Tujean.

Ce lieu connu en 1544 sous le nom de Tuyan ou de Tucjean pouvait désigner un endroit qui surplombait la zone marécageuse environnante, le « tuc » étant une éminence en gascon. Cette chartreuse a été édifiée en 1795 pour le docteur Caussade, de la dynastie de chirurgiens de l’hôpital Saint-André de Bordeaux, puis rehaussée en 1870 par l’adjonction d’un étage et de deux tourelles d’angle.

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C’est un édifice très élégant, recouvert d’ardoises qui tranchent avec la blancheur de ses murs ; il était agrémenté d’une pièce d’eau entourée de jardins à la française. Le domaine appartint ensuite à la famille Lançon. Cette propriété produisait 15 à 20 tonneaux de vin rouge de bonne qualité. Le château abrite, depuis 1974, un institut médico-pédagogique.

Maurian.

Une tour sarrasine, vraisemblablement du VIIIème siècle, dite « Tour de Maurian » serait à l’origine de ce nom de lieu. En 1360, Bertrand de Noaillan était seigneur de Maurian. En 1411, Bertrand-Andron se qualifiait « seigneur de la terre de Maurian, » et en 1425, le chevalier Jean Andron, probablement son fils, prenait le même titre. Après la conquête française, Jean Andron de Bourg est qualifié seigneur de Maurian dans un titre de 1482, et Jean Andron, écuyer, lui succéda vers 1501.

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La maison noble de Maurian était un fief de la seigneurie de Blanquefort. Le nom et le titre furent portés à la fin du XVIIIème siècle par le cadet de la famille Maurian possédant le château. Son frère aîné, Jean-Jacques de Besse de Maurian, seigneur de Maurian et écuyer, vécut à l’époque révolutionnaire et comparut à l’assemblée de la noblesse bordelaise en 1789. Le domaine fut saisi par l'État et mis en vente comme propriété nationale. Un rapport d’experts indique « la dite maison consiste en un vestibule d’entrée, trois chambres, cabinet de toilette, cuisine, souillarde, chambre de paysans, écurie, cuvier, chai, grange, volières, bûcher et un colombier en dehors de la cour ; le tout, de vieilles constructions susceptibles de réparations considérables. » La maison et la propriété furent mises en vente, et le tout fut acheté, le 19 prairial an IV de la République, par la citoyenne Élisabeth Andrieux, épouse divorcée du sieur Maurian. Lorsque les émigrés rentrèrent, M. de Maurian revint mourir dans la propriété, qui passa ensuite à sa fille, devenue Mme Guille.

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Le domaine produisait un vin rouge qui laissait au palais un léger goût de terroir dû à son sous-sol d’alios. Vers 1870, M. Gustave Tastet, dont le frère Amédée fut maire de Blanquefort, fit construire le château actuel, dernier château construit à Blanquefort, par les frères Pellot, entrepreneurs de maçonnerie à Blanquefort. Durant la Seconde Guerre mondiale, une partie du château est réquisitionnée au service de la poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles, pour loger les réfugiés. Ce château n’était pas prêt pour accueillir une formation allemande en 1940 : il n’y avait pas d’eau, ni pour la cuisine, ni pour les lavabos ; les toilettes étaient à faire ; l’eau du puits était non potable. Dans le parc du château, en 1944, les troupes allemandes firent édifier un blockhaus à la situation stratégique car il contrôlait les routes vers Parempuyre et les marais. À la Libération, le groupe FFI « Albert » investit, de façon symbolique, les lieux occupés par les Allemands, sans doute aussi pour neutraliser les locaux et récupérer les armes. Le château fut acquis par la commune en 1976. Il abrite aujourd’hui le CESI (Centre d’Etudes Supérieures Industrielles). Le blockhaus de Maurian est le seul à avoir été « recyclé » pour la vie citoyenne : il sert en effet de salle de répétition pour les groupes musicaux locaux, l’épaisseur des murs contient les décibels sonores ! Une résidence, Suzanne Lacorre, pour les jeunes, vient d’être aménagée dans une partie du parc de Maurian.

Fongravey.

L’association de Fon et de Gravey laisse supposer que le domaine de Fongravey tire son nom d’une fontaine située en un lieu de graves. C’est certainement Louis Combes qui construisit en 1780 le château de Fongravey. Maison de campagne de Daniel-Christophe Meyer, consul de Hambourg à Bordeaux, qui y résidait de septembre à décembre, le domaine était connu en 1806 sous le nom de « Meyer » puis après 1814 sous celui de « Marrauld », son gendre, propriétaire du domaine. Le poète allemand Holderlin y a été le précepteur des enfants Meyer. Cette demeure à la manière de villa à l’italienne, possède un salon dont les boiseries remarquables de style Louis XVI attribuées à André-Joseph Quéva sont citées en exemple. Les écuries du domaine ont été exécutées par l’architecte Garros.

En 1880, la propriété fut achetée par M. Charles de Bethman, fils de l’ancien maire de Bordeaux, qui fit surélever la maison. Comme tous les châtelains blanquefortais, M. de Bethman s’intéressait au vin et possédait un vignoble qui produisait un vin léger, mais bouqueté. Vers 1905, M. de Bethman accepta de céder le bas de sa propriété pour permettre la création du chemin de la gare. Son fils René resta propriétaire une quinzaine d’années, puis en 1933 vendit par lots le domaine de Fongravey à M. Philippart, alors maire de Bordeaux, les terres extérieures à Abel Dugay, et du terrain à son jardinier M. Coutoula. M. Joseph Philippart fit arracher les vignes et réalisa un parc paysager. Il fit réorganiser le château en 1959. Fongravey est propriété communale depuis 1976.

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Montigny.

La grande maison construite au XVIIIème siècle appartenait à un avocat bordelais, Desgranges-Tauzin. Elle a pu être construite sur un existant du XVème siècle, d’origine anglaise. Éléments intéressants de son architecture : un bel escalier intérieur, un balcon du XVIème siècle.

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En 1874, le domaine avait un vignoble connu sous le nom de Haut-Montigny qui produisait six tonneaux de cru bourgeois en 1850. La famille Gautier, apparenté aux de Montbel, l’a acquis, puis par mariage le domaine est passé aux Lacaze à partir de 1936. La propriété actuelle appartient à M. Labeguerie depuis 1946.

Dimière (la).

Ce domaine est connu sous le nom de château de Brannens, ancien domaine de Réau, situé près du bourg. C’est une maison de type chartreuse surmontée d’un pavillon, dans une cour fermée et flanquée d’une jolie garenne. Le portail est du XVIIIème siècle. La Dimière a appartenu à Alexis Reaud négociant, puis à Brannens, et ensuite à la famille Montalier de Grissac. En 1898, elle appartient à M. Caboy, puis au docteur Castéra qui l’achète en 1924.dimiere2

À l’est, mitoyen au domaine, un ensemble de maisons basses où était perçue la dîme, impôt de 1/10. Le nom de la dimière viendrait de là. Une école privée s’installera dans ces maisons que les Blanquefortais ont surnommé plus tard la « cour des miracles ». Le docteur Castera, (1883.1956), diplômé de la faculté de Bordeaux en 1907, consacra près de 50 ans de sa vie au service des habitants de Blanquefort et des communes voisines. En 1924, ce médecin de famille avait établi son cabinet et son domicile à la Dimière. Pour les visites à domicile, les familles des malades inscrivaient leur nom sur des ardoises déposées chez les commerçants et le docteur en prenait connaissance au cours de sa tournée.

Une anecdote : le docteur collectionnait les armes et possédait une série d’armes mexicaines qui venait de son grand-père. Tous ses clients voyaient ces armes qui étaient disséminées dans la maison et en particulier dans l’entrée. Un jour, la Gestapo est venue l’arrêter car il n’avait pas donné les armes qui étaient toutes réquisitionnées à cette époque. Le château fut fouillé, les armes qui étaient en exposition sur les murs enlevées ; au passage de l’argenterie et des bijoux furent dérobés. Le docteur a été embarqué au fort du Ha, a été menacé d’être fusillé et sa famille a dû verser une rançon pour qu’il soit libéré. Juste après la guerre, on pouvait voir Jacques Chaban-Delmas venir chez lui pour des réunions entre radicaux-socialistes. La Dimière est toujours habitée par sa famille.

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