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Dillon.

En 1670, le domaine appartenait à Pierre Martin, conseiller général des finances. Le château, bâtiment long et étroit de 45 mètres sur 7, fut construit au début du XVIIème siècle à la place de l’ancienne maison forte de Terrefort, puis transformé au siècle suivant par la construction d’un étage, avec un pavillon central et une tourelle ronde à un angle. Le domaine passa aux mains de Mlle Leconte, puis en 1754 à Messire de Tirac. Son nom actuel vient du propriétaire Robert Dillon, gentilhomme irlandais du XVIIIème siècle, issu d’une famille irlandaise catholique réfugiée en France sous Louis XIV. Il restera dans cette famille jusqu’à la Révolution, où il fut confisqué. Le comte Robert Dillon fut le dernier seigneur de Terrefort. Une partie du domaine de Dillon fut vendue en 1806 à Jean-Jacques de Maurian qui y mourut après son retour d'exil.

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Le château fut ensuite acheté par M. de Martignac, le ministre de Charles X. Il passa ensuite entre les mains de M. Blanc-Noguès, puis de Mme Ramonet. En 1829, le château est acheté par François Seignouret. Ce négociant bordelais ayant une succursale à la Nouvelle Orléans en Louisiane, développa la vigne et exportera tout le vin de Blanquefort, sous le nom de château Dillon. François Seignouret était aussi un dessinateur de meubles et avait installé des ateliers d’ébénisterie dans les annexes du château qui fut entièrement restauré par ses soins, et sa descendance : Filippini, puis Cabani, et enfin le comte Arlaud de Saint-Saud avant d’être acheté par l’État en 1956.

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Le château se composait d’un corps de bâtiment allongé, à deux étages, recouvert à la Mansard et surmonté d’un pavillon central et d’une petite tourelle ; devant est un parterre clôturé par une grille, puis en avant sont les chais et les servitudes clôturant une vaste cour ; derrière le château est un immense jardin percé de larges allées et entouré de murailles. L’ensemble de la propriété faisait 125 hectares. Depuis 1923, les terres furent louées par l’école d’agriculture devenue depuis lycée agro-viticole, qui a replanté les vignes, produisant un cru bourgeois d’appellation haut-Médoc sous le nom de « Château Dillon » et de « L’Aubarède » en vin rouge et « château Linas » en vin blanc. Le château est malheureusement à l’abandon et son sauvetage est urgent, sinon désespéré.

Breillan.

La « Salle » est au Moyen Age une maison forte, demeure fortifiée, appartenant à des seigneurs de second rang. C'était un fief dépendant de la châtellenie de Blanquefort. En 1400, Aladis de Brelhano est cité dans un acte notarié, ce personnage est certainement à l’origine de l’actuel nom de Breillan. Ce domaine, appelé « Salle de Breillan » puis château « La Salle de Breillan », fut au XIVème siècle la propriété du chapitre de Saint André de Bordeaux, puis du seigneur de Vaquey de Salleboeuf en 1477. Au XVIème siècle, le domaine appartient à la famille Eyquem de Montaigne (famille d’un oncle de Michel), qui avait des seigneuries dans le Médoc. En 1756, les O’Connor, ancienne famille insulaire qui suivit le roi Jacques II en France, achetèrent le domaine à M. de Gaufreteau, président au Parlement de Guienne, puis les Lynch qui gardèrent la propriété pendant le XVIIIème siècle et la vendirent quelque temps avant la Révolution en 1790.

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Le nouveau propriétaire fut M. P. Barthélémy Portal d’Albarèdes, baron Portal, négociant et armateur bordelais qui avait créé en 1789 une maison de commerce sous la dénomination Portal, Larroder et Cie. M. de Portal, protestant, qui habitait alors l'Angleterre, avait acheté le château de Breillan sous le nom de sa maison de commerce, ce qui le priva de confiscation sous la République ; on se contenta d’enlever les girouettes qui le dominaient, et de gratter les fleurs de lys qui ornaient les murs de la chapelle. Sous l’Empire, M. de Portal rentra en France, prit possession de son domaine, l'agrandit par l'achat de prairies, de bois et de terres arables, fit planter quelques vignes, restaurer le château et s’y fixa jusqu’en 1814. Il fut maire de Bordeaux sous les Cent jours et ministre de la Marine de Louis XVIII et Pair de France. Le domaine produisait au siècle dernier un vin rouge, bien soigné, assez corsé et coloré, le « Clos Montaigne », et un vin blanc, le « Clos du Cardinal » (en référence aux anciens propriétaires que furent les membres du chapitre de la cathédrale de Bordeaux).

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D’origine médiévale, rénové et transformé à maintes reprises, le château fut refait en 1896 par Matéo Petit, important négociant en bois de merrain, dans un style néo-gothique et néo-renaissance, le portail d’entrée est de style troubadour. Ses chais et son cuvier étaient sa fierté ; tout en chêne vernis, les cercles peints en noir, le sol carrelé, on racontait à l’époque qu’il disait « ce que j’honore les plus, c’est ma cuisinière pour sa bonne cuisine, et mon chai pour son vin ». La propriété occupa 100 hectares. Puis, elle fut achetée par M. Daniel Dolfus. À partir de 1939, le château Breillan appartient à M. Gaston Cardineau, capitaine aux armées, demeurant au château d’Oléron, dans l’île d’Oléron. Il restera propriétaire d’une partie du domaine jusqu’en 1962. La propriété fut occupée en 1942, démembrée et en partie vendue. L’A.E.I.S - I.T.E.P Château Breillan (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique) occupe actuellement le château.

Mongireau.

Ce domaine viticole s’est appelé la « Petite Gorce » au XVIIème siècle.

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Cette belle maison bourgeoise surélevée avec perron et escalier double occupe le point le plus haut du village de Blanquefort à 39 m. Ecrit parfois Mongiraud, il est depuis 1847 la propriété de la famille Vuillaume. Adolphe Vuillaume eut 6 enfants dont un, Marc, fut bienfaiteur de la commune en faisant construire sur ses deniers, au début du XXème siècle, un grand local dénommé « Cercle des Ouvriers », appelé plus tard le Grand Cercle, très fréquenté par la jeunesse blanquefortaise jusqu’en 1955. Les Vuillaume et Alban de Saint-Quentin travaillaient en famille, les seuls négociants en vin de Blanquefort avec les frères Lançon. La production variait de 15 à 18 tonneaux, produisant un vin rouge de bonne qualité, ce cru bourgeois fut primé d’une médaille d’argent en 1900. Des descendants de la famille Vuillaume viennent d’implanter une menuiserie dans les anciens chais.

Gilamon.

Nom du domaine où se dressait le château de Gilamon appelé aussi château Puyastruc ou château « l’archevêque » ou bien encore château d’Albessard. Il est situé sur un des points les plus hauts de la commune.

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En 1758, il était désigné : château Belmon de Puyastruc et était la propriété de M. Léonard Guillaume de Brivazac qui y décéda le 22 septembre 1782. Sa fille Catherine Angèle se maria avec François Louis de la Coublaye et ils eurent une fille Marie Léontine. L’abbé Maré, dont les parents habitaient Blanquefort, la sollicita pour recevoir une partie de l’été son éminence le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux à partir du 20 novembre 1836. Le cardinal vint fréquemment s’y reposer. Ce château, ancienne maison noble, de la fin du XVIIème siècle, a été entièrement reconstruit en 1874. Il a appartenu à la famille d’Albessard, puis au cardinal Lecot de 1895 à 1904, à M. Rigault puis à M. Otlet, industriel et ancien premier ministre de Belgique. Ce fut ensuite Fernand Boué en 1921, M. Sanchez en 1926. Après l’incendie criminel qui le détruisit le 2 août 1926, d’où son surnom de château brûlé, les ruines furent vendues en 1933 à M. Franck Pierre Massart-Weil de Bordeaux qui le reconstruisit à son goût, en suivant le plan au sol de l’ancienne demeure. Le domaine se composait de 18 hectares dont 14 en vignobles et 4 d’agrément, qui produisent 12 à 15 tonneaux, auxquels il fallait rajouter 40 hectares de bois de pins et de taillis de chênes, appelés bois de Gelès, lieu-dit situé en bordure des landes du Taillan. Les deux plateaux de vigne blanche étaient couverts d’une plantation de vin blanc, dit vin de messe, vin demi-sec, qui était classé « Clos du cardinal », de très bonne qualité, avec l’appellation « bourgeois ».

Cottage Saint-Louis-Vauclair.

Cette maison bourgeoise a une architecture étonnante. Elle a aussi la particularité d’avoir porté plusieurs noms : château Fortin, cottage mosaïque, cottage baroque, chalet Saint-Louis, chalet Faure du nom d’une propriétaire, et enfin chalet Vauclair.

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Clos Lançon.

Situé  au rond-point de l’avenue du Général de Gaulle et du boulevard Alcide Lançon, ce chalet a appartenu à la famille Lançon ; Alcide était négociant en vins, et fut maire de Blanquefort de 1904 à 1910.

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Saint-Michel.

La construction de la Maison Saint-Michel résulte d'un vœu exprimé par l'évêché de Bordeaux en 1875 ; le curé de Blanquefort, Raymond-Alexis de Froger de l'Éguille, fut en effet sollicité pour implanter une école catholique dans la paroisse. Des achats de terrains, pour la plupart plantés de vignes au lieu-dit Gastoney de Southey, furent alors effectués, grâce à l'aide des fidèles. Dès 1879, la construction d'un pavillon central et de deux ailes latérales ayant 52 m de long sur 8 m de large, permit l’ouverture de l’École Saint-Michel. L’école prenant vite de l'ampleur, une nouvelle contribution des paroissiens permit l'extension des locaux, en 1885, par une surélévation de deux étages, ce qui donna à la maison son aspect actuel, avec une grande statue de Saint-Michel combattant le dragon placée en 1889 dans une niche au sommet du pignon du pavillon central. Par deux actes, 1er novembre 1887 et 15 avril 1890, l'école fut vendue à la Congrégation des Petits Frères de Marie pour en faire un établissement secondaire de garçons qui allait alors jusqu'aux classes terminales. Les 150 élèves, pensionnaires et externes, étaient tenus de porter un uniforme de drap bleu foncé, avec boutons dorés ornés de la figurine de Saint-Michel et casquette bleue à visière noire portant les initiales de l'établissement, entrelacées et brodées d'or. L'établissement préparait alors aux concours d'entrée dans les grandes écoles techniques : Arts et Métiers, Polytechnique. Cet établissement avait une excellente réputation. À partir de 1895, la mise en place du tramway facilita les déplacements des élèves et de leurs parents venant les visiter le dimanche.

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À l'ouest du bâtiment, un grand jardin potager tenu par deux frères de la congrégation fournissait les cuisines en légumes. À la suite de la publication de la loi du 7 juillet 1904 supprimant aux congrégations « non autorisée » le droit d'enseigner, le collège dut fermer ses portes. Il fut racheté en 1907 par Mme Tastet-Girard pour que la commune y établisse un hospice. Hôpital temporaire pendant la guerre de 1914.1918, l’hospice ouvrit ses portes en 1934 et une école ménagère dirigée par les sœurs du Bon Pasteur y fut annexée en 1942. Depuis 1988, la maison Saint-Michel est devenue le lycée professionnel Saint-Michel, de 500 élèves, avec un restaurant d’application. L’hospice, repris par la municipalité, est aujourd’hui la maison de retraite des Vergers des coteaux, localisée à Cimbats.

Pour découvrir d'autres photographies de l'exposition, cliquez ICI.








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