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Saint-Louis.

Le domaine Saint Louis comportait deux maisons : la plus ancienne, datant de la fin du XVIIIème siècle, a appartenu en 1880 à M. Poumeau de l’Isle, puis aux familles Vuillaume et de Saint Quentin, ensuite à M. et Mme Fumeau ; elle est depuis 1946 la propriété de la famille Bidou. La maison voisine construite vers 1882 appartenait à la famille de Saint-Quentin. Elle a été démolie en 1992 et à son emplacement furent bâtis le centre d’action sociale ainsi qu’une résidence.

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Carpinet.

Le domaine est cité dans des textes de 1574. Son nom vient du latin « carpinus », le charme. Gaujac était le nom d’une maison noble du XVème siècle relevant de la seigneurie de Blanquefort. Au XIXème siècle, sur le plan cadastral de 1806, le domaine s’appelait Aquart le Gaujac et était propriété de la famille Aquart, très fortunée avant la Révolution ; cette famille possédait aussi le domaine de Cholet. La demeure de style chartreuse a été la mairie de Blanquefort de 1880 à 1979. Elle est actuellement le siège de la maison du patrimoine. Dans ses dépendances ont été aménagées, à partir des années 1925, les salles de classe de l’école du bourg et plus tard de l’école de musique.

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Muratel.

Avant la Révolution, la famille Acquart est propriétaire d’un vaste domaine, et c’est sans doute Raymond Acquart qui fit construire la maison de maître à la fin du XVIIIème siècle ainsi que les dépendances, les cours, chai, cuvier, écuries, hangars, métairies, maisons ainsi que les jardins. L’ensemble du bâti était entouré de vignes, de prairies, de bois, et espaces plantés de pins et d’essences rares qui composent encore aujourd’hui l’essentiel du parc de la mairie.

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Le nom de « Clos Muratel » vient du propriétaire du lieu de 1802 à 1818, Jean Gabriel Bareau Muratel, négociant originaire de l’Aveyron. Le domaine se transmet par vente à Louis Auguste Fortuné Ginouilhac, qui transmet le château à son gendre Gaston Balguerie. Ses héritiers vendront une partie du domaine au groupe Lamy le 31 octobre 1969, lequel cède ensuite à la ville de Blanquefort : 1 ha 795 de terrain, 850 m² de maison de maître et 150 m² de dépendances. Une partie du domaine est vendue à un promoteur qui bâtit la résidence Muratel. Le côté nord de la mairie qui ouvre sur le parc a été parfaitement restauré et a retrouvé son aspect d’autrefois. Cette maison de maître a été acquise par la commune en 1979 et est aujourd’hui la mairie.

Corbeil.

Ce nom vient certainement du latin « corbicula » la corbeille, devenu ensuite Gorbella au XIVème siècle, puis Gorbeille et village de Gourbeilhe au XVIème. Ce lieu est également cité sous l’appellation de Mayne de Gorbeilhe, dit maison de la Voulp en 1550, et devait inclure autrefois le quartier de Lagnet. M. Louis Ginouilhac, propriétaire, possédait aussi le domaine voisin de Muratel.

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L’ancien domaine de Corbeil fut un domaine viticole. Le vin produit était de très bonne qualité. En 1874, le cru bourgeois portait le nom de château Corbeil. La chartreuse possède un beau balcon dont les ferronneries rappellent certains ouvrages bordelais du XVIIIème siècle. De nos jours, la maison Corbeil est propriété communale.

L’Ermitage.

En face de Corn, se trouve une jolie maison bourgeoise, « l’Ermitage », qui porte aussi sur les actes anciens le nom de Corn. Mlle de Pichon Longueville hérita du bien d’un cousin prêtre de Poncheville qui avait aménagé une chapelle dont il reste un vitrail.Elle a vendu la maison en 1936 à M. Louis Dugravier, notaire. Ces deux domaines ont été réunis en un seul au XIXème siècle par la famille Rols. Jusqu’en 1950, il était entouré de vignes.

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Le vieux château.

Un îlot rocheux émergeait de quelques mètres au-dessus des marais, au nord de Bordeaux ; il fut habité dès la protohistoire, comme en témoigne la présence de tessons de céramiques de l'âge du bronze moyen. La présence humaine est confirmée pendant la période romaine par des tuiles et monnaies retrouvées lors de fouilles.

Au XIème siècle, le seigneur du lieu y a fait construire un premier château : donjon rectangulaire en pierre entouré d'une palissade en bois ; c'est l'impression visuelle de ce bâtiment clair, visible de loin dans son environnement de marais, qui a lui a donné son nom : blancafortis, le « fort de couleur blanche ». Ce nom est ensuite passé à la famille seigneuriale, les Blanquefort, puis au village voisin qui en dépendait. La famille des « Blanquefort » sont des descendants directs des Vikings, ces terribles envahisseurs, au même titre que les Bordeaux, les Ornon, les ducs d'Aquitaine et bien d'autres familles de la Guyenne. Entre 1000 et 1050, intervient la fondation de la première lignée des Blanquefort par Akelmus de Wilhelm Furt. En 1126, un texte indique qu’Arnaud de Blanquefort et son épouse demeurent sur une terre située entre Jalle et Jallet. En 1323, Marquisa de Blanquefort apporta en dot l'imposante forteresse par son mariage avec Gaillard de Durfort de Duras, pendant que le nom des Blanquefort semble avoir complètement disparu.

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Le château médiéval de Blanquefort est situé sur la commune de Blanquefort ; il fut appelé le « vieux-château » par des générations de Blanquefortais, alors qu’au cadastre napoléonien, il est noté « château rompu ». Aujourd’hui, il est de bon ton de l’appeler forteresse…Sous les murailles du château longeait l’ancien chemin de Bordeaux à Parempuyre, après avoir traversé la jalle. Cette situation lui permettait de contrôler la route du Médoc. En 1257, Édouard 1er d'Angleterre qui n’était encore que prince, charge l'évêque d'Herisford de prendre possession du château en son nom. En juin 1308, Édouard II d'Angleterre fait don du château de Blanquefort à Bertrand II de Goth, neveu du pape Clément V. Durant la guerre de Cent Ans, 1337-1453, le château passera entre les mains de plusieurs puissantes familles d’Aquitaine. La forteresse connaît ses derniers combats durant les guerres de religion, les propriétaires d’alors étant protestants. « Le château de Blanquefort a été considéré jusqu'au temps de la Fronde comme l'une des places de guerre les plus importantes de Guienne. Maintenant, il est l'un des plus belles ruines », notait Léo Drouyn. Après la Fronde, par ordre du Roi pour punir les bordelais, Mazarin ordonne le crénelage, et l’assèchement des marais supprime la défense naturelle du château. Le château est alors abandonné et il subit un incendie au XVIIème siècle.

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À la Révolution, la forteresse est confisquée comme « Bien national » et utilisée comme carrière de pierres. En 1862, il est l’un des premiers châteaux médiévaux français à être classé monument historique. Le château de Blanquefort, unique forteresse médiévale de l’agglomération bordelaise encore visible, a deux particularité : avoir la même structure architecturale que la Bastille de Paris et être une propriété privée, ce qui ne facilite pas les visites.

Le moulin de Canteret.

Le moulin, installé sur la Jalle de Blanquefort, est cité en 1341. Le nom de ce lieu-dit, Canteret, vient sans doute du gascon « cantère » qui signale une hauteur, une élévation ; ce nom est employé aussi pour nommer le lavoir et la Jalle.moulin-canteret

Dehez.

Appelé château du Hé, puis du Dees c’est-à-dire lieu élevé, ce fut la résidence secondaire d’agrément de plusieurs parlementaires bordelais du XVIIIème siècle, le plus célèbre étant celui de Charles Mercier Dupaty, président du parlement de Bordeaux. Le plan original des bâtiments établi au XVIIème siècle rappelle celui d’une villa gallo-romaine. Mentionné Desse au cadastre de 1843, il est aujourd’hui écrit Dehez.

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En 1839, le domaine comporte une grande maison en forme de château avec un pavillon couvert en ardoises, lequel est élevé d’un étage, entouré de maisons de cultivateurs, de chais, cuviers, écurie et d’une fontaine en pierre. Une belle allée d’acacias Canteau, conduisait au très vieux et très beau château. Il fut occupé par la famille Delisse. Les Cruse l’achetèrent par la suite, avant de le revendre en 1954 à la société Barton et Guestier. Le château est restauré et, pour des raisons commerciales, rebaptisé en 1976 du nom de Magnol, nom de la ferme voisine qui possédait une plantation de vignes rouge sur plusieurs hectares produisant un vin léger, clair et limpide. Ce lieu-dit doit son nom au propriétaire du château primitif Jean-Baptiste Maignol, seigneur de Mataplan (1694.1774), écuyer et procureur général à la Cour des Aides.

Grattequina.

Le château de Grattequina se situe au lieu-dit Florimond qui figure dès 1783, sur la carte de Belleyme, ingénieur géographe du roi Louis XV. Le nom de Florimond vient d’un des prénoms du propriétaire d’alors. Le nom de Grattequina est mentionné sur le cadastre de 1806 et écrit Gratte Qui N’a sur un plan de 1843. L’île de Grattequina faisait face à Blanquefort jusqu’en 1865. Après décision des services maritimes entre 1855 et 1865, un barrage (1855) et deux digues (1859 et 1865) vont rattacher l’île à la côte. L’île fut concédée par le duc Emmanuel Félicité Durfort de Duras à François Armand de Saige en 1783. En 1803, la veuve de ce dernier vendit l’île à un négociant des Chartrons. En 1833, l’île appartenait au comte de Saint-Angel. La propriété consistait alors en « une maison de maître, des bâtiments d’exploitation, moulin à vent, vignes, aubarèdes, oseraie » située en bordure de la Garonne, chemin Labarde, au lieu-dit du même nom, formé à partir de l’île de Blanquefort, dite aussi île de Duras.

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En 1855, l’île de 23 hectares environ devint la propriété de Frédéric Gièse, négociant en bois tropicaux à Bordeaux d’où parfois le nom de « château de Guise » ; il fait construire le château en 1872 par l’architecte Louis Garros. Château, ancien moulin, chapelle… cet ensemble porte les traces d’une vie active au début du siècle. Le château en bordure du fleuve fut ensuite occupé par la famille de la Giraudée. Le domaine produisait un vin de palus de qualité médiocre. Les vignes, victimes du phylloxéra, ont été remplacées par du maïs et des primeurs.

Florimond et Grattequina ne sont pas à dissocier : - Grattequina c'est un lieu-dit où se trouve bâti le château et la vieille chapelle Saint-Jean, en ruine, - Florimond est aussi un lieu-dit situé à quelques centaines de mètres plus loin avec un regroupement de hameau qui était en fait le lieu d'habitation des ouvriers agricoles qui travaillaient pour le château, la plupart de ces habitations étaient d'ailleurs propriété du château et du Port Autonome de Bordeaux pour celles situées le plus proche de la Garonne. Aujourd’hui, le château est devenu un hôtel offrant une vue imprenable sur la Garonne. L'hôtel et sa dépendance entièrement rénovés sont aménagés pour l’accueil de séminaires et de réceptions.

Pour découvrir d'autres photographies de l'exposition, cliquez ICI.

 

 

 



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