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Sur les traces du premier Poilu de la ville, mort pour la France.

En cette année de célébration du centenaire de la Grande Guerre, l'association de généalogie de Saint-Aubin travaille à l'élaboration d'une exposition, dont résulte, notamment, l'histoire de ce soldat au nom gravé sur le monument aux morts de la commune et qui a le triste privilège d'être le premier sur la liste des tués.

Léopold Escarret est né le 21 août 1890. Il est le fils de Jean Escarret et de Françoise Maubourguet, cultivateurs à Hourton, où il travaille avec ses parents. On sait par son livret militaire qu'il mesurait 1,70 m et qu'il avait les yeux et les cheveux marron foncé. Il a fait son service militaire à Agen, de 1911 à 1913. À cette époque, le service durait deux ans et certains qui sentaient venir la guerre voulaient même le passer à trois. Léopold est libéré le 8 septembre 1913, avec le grade de soldat de première classe et un certificat de bonne conduite.

Mais, le 3 août, la France mobilise tous ses réservistes. Léopold rallie le 9ème régiment d'infanterie, qui fait partie de la 33ème division basée à Montauban. Ce même jour, le 1er bataillon de ce régiment, stationné à Saint-Médard, part pour Agen et, de là, rejoint la frontière belge dans les Ardennes, où sont déjà concentrées d'importantes forces allemandes. Le régiment est débarqué à Suippes et Valmy, puis progresse pour atteindre la frontière, le 19 août. Le 20, il franchit la frontière. Le lendemain, Léopold fête son vingt-quatrième anniversaire en Belgique. Le 22 août, l'ordre est donné de rejoindre Bertrix. L'accueil de la population est enthousiaste, mais cela ne sera que de courte durée. L'ennemi, nombreux dans tout le secteur, lance une attaque contre les troupes françaises, particulièrement visibles avec leurs uniformes de couleur (vareuses bleues, pantalons rouges). La plupart des unités de la 33ème division sont décimées en quelques heures. En fin de journée, Léopold Escarret sera déclaré disparu, comme beaucoup d'autres. Il n'aura survécu que trois semaines à la guerre. Le 22 août 1914 est considéré comme le jour le plus meurtrier de toute l'histoire militaire de la France avec 27 000 soldats français tués ou disparus.

Avec le concours de Généalogie 33 et, particulièrement, James Colombel. Article du journal Sud-ouest du 26 août 2014, Élisabeth Madranges.

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