Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Les morts de 1914-1918 : des soldats inconnus ?

Jean et Pierre Caborderie, Marc Cazeaux, Arnaud Dandreau, François Degers, Gabriel Demanes, Pascal Desbats, Pierre Dignan, Marcel Dupeyron, Léopold Escarret, Jean Eyquem, Clément Nouaux, Jean et Maurice Rambeau. Certains patronymes vous sont familiers, ce sont des noms que l'on connaît à Saint- Aubin. Mais qui sont-ils ? Les joueurs d'une équipe de rugby ? Mais non, voyons, ils sont 14 ! Quatorze, comme l'année à venir, celle qui marque le centenaire de la Première Guerre mondiale. Celle qui a fait 1 315 000 morts chez les militaires français. Celle qui a vu disparaître 27 % des 18-27 ans. Eh bien oui : ces noms sont ceux des 14 soldats saint-aubinois « tués à l’ennemi », selon la formule qui figure sur les papiers officiels, ou morts de leurs blessures. Ils figurent sur le monument aux morts.

Le plus âgé avait 44 ans, plusieurs n'en avaient que 20... Le plus jeune a été incorporé pour ses 20 ans, deux mois avant la fin du conflit, juste le temps de mourir. L'armistice a été signé un mois plus tard. Quatorze tués, cela représentait à l'époque 10 % des hommes de Saint-Aubin. Rapporté à la population d'aujourd'hui, cela ferait 300 morts ! À l'approche du centenaire, on multiplie commémorations et célébrations officielles. Solennité, recueillement… Mais ces litanies de noms ne sont-elles pas des coquilles vides aujourd'hui ? Qui était notamment Pierre Dignan, mort à 40 ans ? Il avait déjà une vie derrière lui, un métier, un foyer, des enfants sans doute... Imaginez un instant, vous qui avez 20, 30, 40 ans, qu'on vous oblige à partir sur un champ de bataille où vous avez une « chance » sur trois de trouver la mort et deux fois plus d'être gravement blessé. « Sud Ouest » propose de rendre un visage à ces hommes, du moins ce que l'on peut reconstituer de leur vie, et fait donc appel à tous ceux qui seraient en mesure de trouver dans leurs archives familiales des informations sur ces 14 soldats.

Élisabeth Madranges. Article du journal Sud-ouest du 26.11.2013.

monument-mort

joomla template