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Le bilan de la Première Guerre mondiale.

Le journal Sud-ouest a publié à partir de 2014 une série d’articles sur la Grande Guerre : « Il y a 100 ans ». Sur les conséquences du conflit, l’historien Michel Winock apporte les remarques suivantes :

- La France a perdu plus de 1 300 000 soldats, soit 16 % de l’effectif mobilisé. Il faut ajouter 1 100 000 survivants frappés d’une invalidité permanente (amputés, gazés, « gueules cassées », etc.) Avec la Serbie, la France a été la plus touchée par la mortalité de guerre : sur 100 hommes actifs, 10,5 pour la France, 9,8 pour l’Allemagne, 9,5 pour l’Autriche-Hongrie, 6,2 pour l’Italie, 5,1 pour le Royaume-Uni, 5 pour la Russie sont morts au combat.

La brèche démographique aura des effets en chaîne : vieillissement de la population, classes creuses des années 1935 et suivantes. Il faudrait compléter ces chiffres par toutes les misères psychologiques que la guerre a provoquées : la séparation des couples, le deuil, le veuvage, les maladies psychiatriques…

- Socialement, quel en sera l'impact ? La fin de la guerre a relâché la pression qui pesait sur les travailleurs et leurs organisations. Dans les lendemains de l'armistice du 11 novembre 1918, on assiste à une agitation sociale dont la puissance est stimulée par la révolution bolchevique. Le gouvernement Clemenceau fait voter la journée des huit heures, une longue revendication du mouvement ouvrier depuis plus d'un quart de siècle. L'année 1920 connaît la grève des mineurs et des cheminots. D'autre part, l'inflation et la chute du franc ruinent les épargnants, dont un bon nombre est touché par la perte des emprunts russes. À côté des perdants, il y a les gagnants, les profiteurs de guerre… La France est une société bouleversée.

- Quelle image garde-t-elle de cette guerre ? C’est l'image des monuments aux morts qui vont être édifiés dans chaque commune, portant, jusqu'au plus modeste village, les noms des sacrifiés. Un immense désir anime le corps social : ne plus jamais revoir ça ! Les associations d'anciens combattants sont imprégnées de l'idéal pacifiste. À part quelques œuvres, la production littéraire et cinématographique diffuse le rejet de la guerre et de ses horreurs.

Journal Sud-ouest du 2 août 2014.



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