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Les six frères Besnier.

La guerre engendre des destins peu ordinaires, parfois glorieux, souvent funestes. Nous vous contons notamment le miracle des frères Besnier de Blanquefort en Gironde, qui sont tous revenus sains et saufs.

Lorsque Jean-Pierre Toulouse part à la recherche de ses origines, il n'imagine pas découvrir un tel gisement. On a beau fouiller dans les archives, il y a peu de chances de tomber sur un destin comparable à celui de son grand-père maternel et ses cinq frères : les Besnier.

toulouse

À Blanquefort, en Gironde, comme ailleurs, le monument aux morts témoigne du carnage. Pourtant, ni Arnaud dit « Henri », ni Bertrand dit « Edmond », ni Arnaud dit « Honoré », ni François dit « Marcel », ni Jean dit « Louis », ni Edmond dit « Gaston » ne sont morts pour la patrie. Cinq des six sont nés blanquefortais et un des deux Arnaud non loin de là, à Castelnau-de-Médoc. « Six qui partent au front et six qui reviennent, laissant derrière eux 134 descendants. Pour l'anecdote, ils avaient deux sœurs et un frère supplémentaires, qui sont décédés avant eux », résume Jean-Pierre Toulouse.

besnier

Photo des frères collection famille Toulouse, photo de J.P. Toulouse et Claude Petit.

Dès le début des hostilités, la fratrie, enfants du cultivateur Arnaud Besnier et de la cabaretière Marie Cazaux, est mobilisée. Le premier à partir est Arnaud Honoré, presseur de lie de vin, affecté au 13ème régiment des chasseurs à pied. Suit son aîné, également prénommé Arnaud, le 26 août 1914, qui rejoint la 18ème section d'infirmiers, classe 1900, matricule n° 561. Et puis Bertrand, plieur de cercles, au 2ème régiment de zouaves ; François, cultivateur, au 24ème régiment d'artillerie ; Jean, maçon, au 21ème régiment de chasseurs à cheval et Edmond, chef d'équipe à la Régie du gaz, au 9ème régiment d'infanterie. Les deux derniers seront même « rappelés à l'activité » en 1939 et 1940. « Ils sont tous revenus avec, au pire, quelques égratignures. C'est aussi miraculeux que pour cette commune de France où il n'y a eu aucun mort (NDLR : Beuzeville-au-Plain, en Normandie) », s'émerveille Jean-Pierre Toulouse. En fait, des six livrets militaires récupérés aux Archives départementales, seul celui de François fait état d'une blessure « à la face externe de la cuisse droite »,

Article extrait du dossier Hors-série du journal Sud-ouest, février 2014, 1914-1918 : notre région dans la guerre, p 46-48, texte de Jacky Sanudo.



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