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Trois poilus oubliés vont être réhabilités.

Les commémorations du 11 novembre vont être entourées cette année d'une ferveur particulière. Il y a un peu plus de 100 ans éclatait la Première Guerre mondiale, 1914-1918, qui décima toute une génération. Au total, 1 400 000 jeunes Français sont morts aux combats et 300 000 civils ont péri.

Dans chaque commune, furent édifiés au cours des années 1920 les monuments aux morts où sont inscrits les noms de tous ces soldats. À Macau, Roger Delas, ancien artisan, très impliqué dans la vie de la commune et chef de corps des pompiers pendant trente ans, a souhaité raconter l'histoire en s'intéressant aux enfants du village tombés dans l'Est de la France. Généalogiste par passion, il avait déjà la méthode. Pendant quatre ans, il a fréquenté les archives départementales, écumé les sites Internet spécialisés sur cette période, correspondu avec les descendants, consulté les registres en mairie, mit bout à bout les éléments pour reconstituer leur histoire jusqu'au moment tragique de leur mort au champ d'honneur. Un travail de « bénédictins » qu'il a concrétisé en 33 panneaux : « J'ai voulu mettre un visage sur des noms, les sortir de l'anonymat », explique-t-il.

Ses recherches ont d'abord permis de rendre justice à trois soldats nés à Macau, morts aux combats, Roger Lafon, René-Pierre Pinaud et Jean Lucat qui, pour on ne sait quelles raisons, ont été oubliés. Leurs noms vont donc être ajoutés sur le monument aux morts, ce qui porte à 72 le nombre des Macaudais « morts pour la France » au cours de ce conflit.

Son travail met en exergue des destins brisés, comme ceux de la famille Ornon avec la disparition des trois frères : Jacques en 1914, Jean et Étienne en 1918, ce dernier quelques semaines avant la fin du conflit. Au fil des panneaux, l'émotion est toujours présente car ce ne sont pas des anonymes, certains descendants habitent dans le village ; les documents sont poignants comme cette lettre de 4 pages qu'un soldat a écrite et envoyé à la veuve d'un de ces camarades tombé à ses côtés.

Article de Louis Le Cor, journal Sud-ouest du 5 novembre 2014, 

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