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Évolution du contenu des actes de l’état-civil du XVIIIème au XIXème siècle.

Les renseignements fournis par les registres paroissiaux étaient fort succincts au milieu du XVIIIème siècle. Le contenu des actes s’est peu à peu étoffé sous la Révolution. Les formules utilisées étaient alors longues et variables. Il faut attendre l’an IX (1800-1801) pour que la couverture des registres comporte sur sa face interne un modèle de rédaction des actes d’enregistrement. Il faut à ce sujet examiner séparément les trois catégories d’actes d’état-civil.

Les trois catégories d’état-civil :

Baptêmes. En 1750, l’acte de baptême ne mentionnait que ce qui était réellement indispensable : la date du baptême, le prénom et le nom de l’enfant, le prénom et le nom du père et de la mère, le lieu de résidence des parents, le nom et le prénom du parrain et de la marraine. Au XIXème siècle, on trouve en plus les données suivantes : la profession du père, l’âge du père et de la mère, la profession, l’âge et la résidence des témoins.

Mariages. En 1750, les actes de mariage sont souvent très succincts ; il arrive que l’on ne trouve que les noms et prénoms des nouveaux époux. Plus généralement, on trouve les renseignements ci-après : la date du mariage, les noms et prénoms des époux, les noms et prénoms des pères et des mères, le lieu de résidence des conjoints, quelquefois la profession de l’époux, les noms et prénoms des témoins.

Au XIXème siècle, les actes de mariage s’étoffent notablement. On y trouve en plus les données suivantes : la date et le lieu des fiançailles, la date et le lieu des trois publications de bans, la date et le lieu de naissance des époux, l’âge des époux, la profession de l’époux, le domicile, l’âge et la profession des parents des époux, la date et le lieu de décès des pères et mères décédés.

Sépultures. En 1750, c’est l’acte qui laisse le plus à désirer. On y trouve seulement : la date de l’acte, un nom, un prénom, un âge approximatif. Dans le cas de décès de nourrissons, d’enfants, d’adolescents et de célibataires, la filiation, c'est-à-dire les noms et prénoms des parents, n’est que rarement indiquée. On y trouve la mention « femme de », « époux de », « veuve de », « veuf de » dans le cas d’une personne mariée ou veuve.

Au XIXème siècle, l’amélioration de l’enregistrement des décès est notable. On trouve désormais : la date du décès, l’âge du défunt, l’origine et la résidence du défunt, la profession du défunt, la situation matrimoniale. Si le conjoint est encore en vie, on trouve mention de son nom, de son prénom, de son âge, de sa profession, de sa résidence. Si le conjoint est décédé, on trouve ses noms et prénoms. De même, les noms et prenons des parents, précédés de la mention « feu » s’ils sont morts, et s’ils sont vivants leur âge, leur profession et leur résidence sont indiquées.

L’amélioration du contenu des actes au XIXème siècle est donc notable pour toutes les catégories d’actes d’état-civil.

L’orthographe des noms de personnes, souvent très fantaisiste, n’a été qu’un obstacle qu’au début. Rapidement, nous avons rangé sous un même patronyme des individus que la rédaction des actes inclinait à considérer comme étrangers.

Voici quelques exemples de variations ; on trouve : Bouchillon – Boussillon, Bergadieu-Bourgadieu, Boisgeney-Beaugency, Bidon-Bidou, Bereau-Beraud-Berau, Micau-Michau, Maurin-Morin.

La reconstitution des familles permet de se retrouver facilement, en particulier en classant les familles suivant le nom de l’épouse. En outre, le fait que nous ayons dépouillé seule tous les registres paroissiaux et d’état-civil, tout exploité manuellement, permet d’arriver à une connaissance si intime de la population, que le repérage de tel ou tel individu se fait immédiatement pourvu qu’il ait vécu un certain temps dans la commune.

Caroline Andrasik Pekar, Étude des comportements démographiques de la population de Blanquefort et du Taillan au XVIIIème siècle et au XIXème siècle à partir de la reconstitution des familles, sous la direction de Mme Pontet, 1990, Mémoire, Bordeaux III.

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