Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Un fermier nommé Ornon dans la ville.

André Ornon, agriculteur à la retraite, élève toujours des moutons, à deux pas du centre-ville. « Autrefois, les gens venaient chercher le lait chez nous, avec leur bidon au moment de la traite des vaches. Je croise souvent dans la rue des adultes qui me reconnaissent. Moi, je ne me souviens pas d'eux. Ils devaient être gamins à l'époque. ». André Ornon, vit toujours dans la ferme que sa mère, Marthe Anne Tastet, veuve de guerre, a achetée en 1920, rue du Général-Leclerc, à deux pas de l'église. « Auparavant, elle était en location à Parempuyre, là-bas dans le marais ».

À 85 ans, ce monsieur resté célibataire, vit dans une oasis de verdure, élève des moutons pour ne pas avoir à passer la tondeuse et cultive son grand potager, au cœur du vieux bourg et de ses venelles historiques. Autour de lui, la ville est en pleine mutation, en plein travaux. André Ornon s'adapte et ne regrette qu'une seule chose : « Je ne connais plus personne où presque. Je parle parfois aux habitants des logements construits dans ma rue, mais je ne sais pas quel est leur nom. »

ornon

Lorsque l'on pousse le portail de sa propriété, on a peine à croire que l'on se trouve au cœur d'une ville de la Communauté urbaine de Bordeaux. Partout autour, l'urbanisation a pris le dessus, mais l'ancienne ferme a conservé ses airs de campagne, avec ses hangars, ses vestiges de matériel agricole. Comme un îlot qui résiste au temps. « Blanquefort est longtemps restée une commune rurale » se souvient André Ornon, qui fut éleveur de bovins jusqu'à l'âge de 65 ans, soit jusqu'au début des années 90. « J'avais un troupeau de laitières du côté de Carpinet. Une quinzaine de bêtes ». « On peut dire effectivement, que j'ai vu la ville changer. Autrefois, jusque dans les années 80 nous étions plusieurs fermiers, autour du bourg. On se connaissait tous. Il reste encore aujourd'hui, la famille Labéguerie, arrivée plus tard derrière les Colonnes et à la forteresse. Mais petit à petit, les constructions ont remplacé les pâturages. Les terrains se sont vendus et on a fait des lotissements » constate le retraité, avec fatalisme. « Ainsi, évoluent les choses, on n'y peut rien. La CUB préempte tous les terrains qui se vendent pour se constituer une réserve foncière. »

ornon.1

ornon.3 La maison de M.Ornon.

« J'ai vendu du lait à la ferme jusqu'à ce que l'on me demande de respecter les nouvelles normes en vigueur. C'était tout un bazar ! J'ai arrêté et j'ai fait quelques années des bêtes pour la viande, puis j'ai pris ma retraite. Aujourd'hui, je me contente de cultiver les légumes de saison, que je consomme ou que je donne » poursuit l'ancien éleveur, toujours dehors, quel que soit le temps.

Article et photo du journal Sud-ouest du 6 octobre 2014, Christine Morice.

Phtographies de la maison du fonds privé PAL.

Pour découvrir d'autres phtographies de la femre Orone, cliquezICI.


joomla template