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La typologie des monuments aux Morts.

Formes : inspirés de stéréotypes architecturaux, les premiers monuments aux morts réemploient les mêmes dispositifs ; néanmoins, chaque pays et chaque culture offrent  des variantes. En France, l’une des formes privilégiées est l’obélisque. Elle concerne essentiellement les monuments communaux, placés au centre de l’espace public (sur la place principale) ou dans des lieux symboliques : près de la mairie ou encore près de l’école, près de l’église ou du cimetière. Une statue représentant un poilu est une forme également très fréquente, plusieurs modèles sont produits en série. La statue la plus courante, érigée à plus de 900 exemplaires, est « Le Poilu victorieux » d'Eugène Bénet. Ces monuments sont subventionnés par l’État, en partie financés par les municipalités, mais le plus souvent une souscription publique représente une partie importante de la somme nécessaire à l’élévation du monument.

Des plaques commémoratives ont également été placées dans d'autres lieux fréquentés par les victimes comme les écoles, les églises, les mairies, les lieux de travail (on peut voir dans la plupart des gares de France une plaque listant les cheminots morts au cours des deux guerres mondiales), les lieux où elles succombèrent. Dans de nombreux foyers, les veuves de guerre aménagent un espace perpétuant le souvenir de leur époux mort à la guerre : une photo portant les décorations, encadrée de cierges, fait là aussi office de monument aux morts.

Certaines communes choisissent d’élever un mur formant une stèle monumentale, une colonne (reprenant le motif antique de la colonne civique), une statue, ou encore une colonne brisée, monument aux morts pacifiste érigé en contestation à cette maudite guerre.

Ruinée, l'Allemagne ne dispose pas de fonds publics pour ériger des monuments à la mémoire des millions de morts de la guerre 1914-18. Dans un premier temps, ce sont les églises qui prennent le plus souvent l'initiative de collecter des fonds et de faire graver des listes de noms sur des plaques de marbre exposées à l'intérieur des lieux de culte. On trouve aussi dans les grandes villes des livres du souvenir, et un certain nombre de monuments collectifs dans les villages. La situation change en 1933, où l'on voit apparaître des monuments qui exaltent l'esprit de sacrifice à la nation allemande.

Ornements : en France, les ornements les plus courants sont la couronne de feuilles de chêne (ou la branche de chêne), symbole des vertus civiques et de la gloire ; la couronne de feuilles de laurier (ou la branche de laurier), symbole des vertus militaires ; la palme ; la branche d'olivier, représentative de la paix ; la croix de guerre 1914-1918, plus ou moins épurée au point de n'être parfois qu'une simple croix pattée ; l'urne funéraire ; le coq gaulois ; le casque du poilu. Le poilu lui-même peut être représenté, en buste ou à la taille réelle (avec son équipement, et dans diverses attitudes). Assez souvent, peuvent figurer des civils (tels qu'une femme veuve et un(e) enfant) penchés sur une tombe ou tenant un bouquet. Ponctuellement, le civil représenté peut être muni d'un signe particulier en référence à la région ou à une activité spécifique, générale, comme une charrue tirée par un cheval évoquant de toute évidence le monde agricole, ou bien plus précise, comme un outil. Dans quelques cas, un combattant est montré soutenant le corps de son frère d'armes. En Allemagne, la disparition de l'empire et la dissolution de l'armée impériale coïncidant avec la fin de la guerre de 1914-18, les motifs nationaux disparaissent ; restent les emblèmes guerriers (casque, épée) ou chrétiens (croix).

Inscriptions : les inscriptions gravées sur les monuments peuvent revêtir un caractère patriotique : Si vis pacem, para bellum « Si tu veux la paix, prépare la guerre », Invictis victi victuri « À ceux qui n’ont pas été vaincus, les vaincus, mais qui vaincront », civique (La commune de … à ses enfants morts pour la France/la Patrie) ou pacifiste comme « L'union des travailleurs fera la paix du monde » : citation d'Anatole France « Maudite soit la guerre et ses auteurs », « Guerre à la guerre — Fraternité entre les peuples », « La guerre à la guerre », « Fraternité humaine », « Contre la guerre. À ses victimes. À la fraternité des peuples. Que l'avenir console la douleur », « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas entre eux » : citation de Paul Valéry ou Nie wieder Krieg (« Plus jamais la guerre »), « Le courage nourrit les guerres, mais c'est la peur qui les fait naître » citation d’Émile Auguste Chartier sur le monument de Costaros.

Dans les régions françaises qui ont subi les combats, les monuments insistent plus sur les malheurs de la guerre (ruines, deuil, orphelins), en une sorte de réquisitoire contre les crimes allemands. En Alsace-Moselle l'inscription « morts pour la France » qui suit la liste des noms est remplacée par des formules plus « neutres » : « La commune de … à ses enfants », ou « Morts pour la Patrie ». En effet, les monuments regroupent sur une même stèle les noms des militaires originaires du village quelqu'ait été leur uniforme. Lors de la Première Guerre mondiale, l'Alsace-Moselle étant allemande, les morts militaires l'étaient souvent sous uniforme allemand. Ce fut encore le cas lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle de nombreux Alsaciens et Mosellans ont été incorporés de force (« malgré-nous »). Ces villages sont souvent plus que d'autres frappés par l'absurdité de la guerre, ayant vu leurs enfants s'entretuer sous des uniformes différents.

Texte extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_aux_morts

La typologie des monuments aux morts.

À la fois lieu de commémoration et matérialisation de la mémoire collective, le monument aux morts offre à l’enseignant des perspectives de réflexion sur la nécessité d’un devoir de mémoire auprès des élèves. Il permet aussi la découverte du patrimoine de proximité et de l’histoire locale dans une approche essentiellement humaine. De par sa proximité et son nombre, il peut être considéré comme un des plus importants lieux de mémoire de notre société.

Monuments aux morts de la Première Guerre mondiale : dès la fin de la guerre en 1918, et surtout pendant la période de 1920 à 1922, la plupart des communes de France se dotent d’un monument destiné à rendre hommage aux soldats disparus sur le champ de bataille. Elles sont aidées en cela par l’État qui leur accorde des subventions par une loi de 1919. Ces monuments aux morts prennent les formes les plus variées. Il est néanmoins possible de dégager quelques constantes :

- emplacement privilégié dans la commune (près de l’école, de la mairie, de l’église, sur la place du village…)

- liste des noms des morts classés par ordre alphabétique sans distinction de classe ou d’origine

- ce sont des cénotaphes : aucun mort n’y est enseveli.

Antoine Prost, dans son article « Les monuments aux morts », in Pierre Nora, « Les lieux de mémoire », Gallimard, Paris, 1984, détermine quatre grands types de monuments aux morts :

- Les monuments civiques, laïques et républicains, installés en un lieu symbolique proche de la mairie ou de l’école. Ils se caractérisent souvent par leur dépouillement. Mention la plus courante : « La commune à ses enfants morts pour la France. »

- Les monuments patriotiques-républicains, glorifiant la Patrie et la Victoire ; présence de statue de poilu triomphant, de signes allégoriques tels que coq, couronne de laurier, allégorie de victoire, etc. ; le mot « Patrie » apparaît dans la formule, ainsi que « gloire », « glorieusement », « héros », « héroïquement », « victoire »…

- Les monuments funéraires-patriotiques, glorifiant le sacrifice des morts, placés plutôt près de l’église ou au cimetière, avec présence d’une croix. La référence à la Patrie est très présente (poilu embrassant un drapeau,…), mais aussi la religion.

- Les monuments purement funéraires, qui soulignent l’ampleur du deuil. Les statues, quand il y en a, représentent le poilu mourant, et/ou une mère ou une femme éplorées. Les mentions ne font pas référence à la France ou à la Patrie : « À nos morts », « Aux soldats morts à la guerre »… Ils peuvent tendre vers le pacifisme, mais les cas où apparaissent des mentions ouvertement pacifistes restent très rares.

Certaines régions présentent des particularités. En Alsace notamment, les soldats sont souvent représentés nus et la mention « Patrie » est absente. En effet, quel uniforme et quelle patrie pour une région annexée à l’Allemagne depuis plusieurs décennies ?

Dans quelle catégorie classeriez-vous le monument aux morts de votre commune ?

Monuments aux morts de la Seconde Guerre mondiale.

Ce monument est sensiblement différent. Il apparaît souvent sous la forme d’un plaque commémorative, généralement érigée sur le lieu même où s’est passé l’évènement (embuscade de la Résistance, massacre d’otages par des SS, centre de déportation…). Il témoigne ainsi du changement de nature d’un conflit qui a couvert l’ensemble du territoire et a touché un grand nombre de victimes civiles (61 % des morts de la Seconde Guerre mondiale). Le monument de la guerre de 14-18 peut aussi être réutilisé (c’est souvent le cas d’ailleurs). Les noms des victimes de 39-45 viennent alors s’ajouter à la liste des noms du premier conflit. De même que l’on inscrira plus tard les noms des morts des guerres d’Indochine et d’Algérie.

Texte tiré du site de l’académie d’Orléans-Tours, Indre. Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Pour en savoir plus sur  les monuments aux morts, cliquez ICI.


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