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Le travail de la vigne.

La vigne demande un travail de tous les instants. Une fois plantée, il faut se mettre au travail pendant quelques années pour permettre une première récolte. La taille de la vigne est une opération primordiale qui constitue le fondement de la culture des vignobles. Ce travail s'exécute du mois de novembre jusqu'à la fin du mois de mars. Si la vigne n'était pas taillée, elle s'allongerait excessivement pendant les premières années de sa croissance, ce qui ne donnerait que de petites grappes, voire même rien du tout. La taille ne doit pas être laissée au hasard : trop courte ou trop longue et la production s'en ressent. La taille est donc un art dont seul le vigneron a le secret. Une fois la taille achevée, il convient de placer les carrassons, d'attacher ou lier la vigne. M. Marcel Richier, président de la Société d'Agriculture de la Gironde, ancien propriétaire du château d'Agassac à Ludon, fut le premier dans le Médoc à avoir employé le fil de fer à cet usage. En effet, le fil de fer, attaché d'un bout à l'autre de la rège, formait ainsi une ligne propre, servant d'appui aux carrassons et aux tiges de la vigne. Auparavant, les vignerons utilisaient des lattes de bois. Par chez nous et dans tout le Médoc, ce sont les femmes qui s'occupent du liage (le pliage est l'art de ramener vers le pied de vigne les jeunes branches porteuses de bourgeons producteurs et de les lier sur le fil de fer afin de favoriser l'aération des futures grappes et le passage du matériel d'entretien.). Elles vont plus vite que les hommes pour faire ce travail. C'est avec de l'osier ou du vîme (une espèce de saule) que l'on attache la vigne au fil de fer.

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Le liage se fait en deux fois, par deux opérations successives. La première consiste à relier le carrasson (les piquets d’acacia) et le fil de fer de manière à constituer un espalier solide, la deuxième à plier toutes les branches. L'arc ainsi effectué constitue l'art du pliage. En même temps, les bras de la vigne et les branches droites, y sont ajoutées : c'est ce qu'on appelle lever (serrer les branches de vigne entre les deux fils de fer, afin qu'elles poussent droites et laissent passer un maximum de lumière vers les raisins par tous les temps : un froid trop vif ou un vent du nord rend le bois de la vigne sec et cassant ; trop de soleil sèche le bois tandis que des temps humides, brumeux ou pluvieux ramollissent le bois et le rendent plus flexible. Cette tâche ne doit pas être effectuée part tous les temps : un froid vif ou un vent de Noël rend le bois de la vigne sec et cassant ; trop de soleil sèche le bois tandis que des temps humides et brumeux le ramollissent et le rendent plus flexible.

Dès que la vigne est attachée, il faut s'occuper de labourer (les labours permettent l'ameublissement du sol afin de l'aérer, et favorise la pénétration des eaux de pluie), et c'est en général dans la dernière quinzaine de février que commence ce travail. C'est aussi en même temps que débute la chasse aux nuisibles : chenilles, escargots, charançons et autres.

Vient ensuite la belle saison avec l'ébourgeonnage (travail qui consiste à supprimer les bourgeons inutiles, les rameaux (pampres) inutiles poussant sur le cep de vigne et supprimer les « gourmands », c'est-à-dire de couper les jeunes rameaux improductifs.). Vers la fin du mois de juin, il est temps d'effectuer le sécaillage (c’est l'action de changer tous les piquets et fils cassés et de retenir tous les fils de fer). En effet, couper les sommités des sarments facilite le passage des animaux et des bouviers, jusqu'à la période des labours. D'ici là, on se bornera juste à ouvrir le passage, ce qui est communément appelé rognure des branches ou épamprage.

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À l'approche des vendanges, les vignerons coupent à nouveau les branches afin de faciliter le passage des vendangeurs et favoriser la maturité du raisin. La suppression des feuilles sur le raisin, appelé effeuillage, a pour avantage de diminuer la quantité de sève et de découvrir le raisin, de façon à ce que l'air et la chaleur puissent activer la maturité. Ce travail d'effeuillage se fait environ un mois avant les vendanges. Quelques dictons sur la vigne et le vin : « En novembre, s'il tonne, l'année sera bonne », « Passé la Saint-Vincent (le 22 janvier) on peut aller tailler ». « Mieux vaut voir un loup sur un fumier qu'un homme en chemise en février ». «Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars ». « S'il tonne en avril, prépare ton baril ! » (barrique). Les orages et les pluies d'avril annoncent une récolte abondante.

Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.155.156.

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