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La maladie de la vigne.

Dans le courant de l'année 1870, M. le comte de la Vergne, maire de notre commune, fit un exposé à son conseil au sujet d'une nouvelle maladie de la vigne qui faisait des ravages dans toutes les propriétés [Il s'agit du phylloxéra]. Cette maladie était détectable par le jaunissement général des feuilles, accompagné d'une couleur rougeâtre sur les bords, par un arrêt dans la croissance des sarments en longueur et en diamètre, par le dessèchement du bois et du fruit. Elle avait pour conséquence le pourrissement des racines et la mort du pied de vigne. Les ceps ainsi atteints constituaient un premier foyer desquels s'étendait la maladie rapidement sur des distances considérables. Ce fléau est attribué à un puceron qui prolifère à outrance et vit sur les racines.

Identifiée en 1865, cette maladie a déjà détruit plus de douze mille hectares de vignes. Les départements du Vaucluse, de la Drôme, de l'Isère, des Bouches-du-Rhône, du Gard et de la Gironde en ont souffert en premiers. Le département de l'Hérault, quant à lui, en est maintenant envahi. Alerté par cette épidémie, le gouvernement vient d'envisager le versement d'une prime de 20 000 francs à la personne qui inventerait un procédé pratique et efficace permettant de lutter contre la maladie. Une commission de douze membres, vient d'être créée, ayant pour président M. le ministre de l'Agriculture et pour vice-président le savant M. Dumas, sénateur et membre de l'institut de France. M. le maire, membre de cette commission, a assisté à plusieurs de ces séances. Il a rapporté au conseil les informations suivantes : chaque propriétaire de vignes atteintes de la maladie doit rechercher dans son vignoble l'endroit où le mal commence à s'établir. Il doit, par la suite, détruire les foyers infectieux par écobuage, en mélangeant de la chaux avec la terre. Quelques horticulteurs ont donné l'exemple de cette mesure et s'en félicitent, ayant ainsi ralenti la propagation. M. le Maire a proposé d'établir un poste d'information et de surveillance à la mairie, lieu dans lequel les habitants seraient informés des premiers signes permettant de repérer la maladie. Les citoyens ont été invités à dénoncer à l'administration municipale tout indice laissant supposer l'apparition de la maladie. M. le maire, en raison de son poste au sein de la commission centrale, a même dû démissionner par manque de temps. En 1910, apparut un autre problème. Les viticulteurs Macaudais manquaient de nicotine, produit utilisé dans les traitements contre l'Endemis et la Cochylis. Cette nicotine était recommandée par les professeurs d'agriculture comme étant le produit le plus efficace pour combattre ces deux types d'insectes, lesquels faisaient des ravages dans les vignobles. La municipalité avait alors émis le souhait que les manufactures de tabac soient autorisées à fabriquer et fournir d'importantes quantités de nicotine, titrées nécessaires pour les traitements de la vigne.

Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.159.

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