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Le hameau de Fronton.

Les origines du nom de ce hameau remontent aux années 1700. Autrefois, ce lieu s'appelait lieu-dit de Guillermaut, dans la paroisse de Notre-Dame de Macau, comme en témoignent les actes passés le 27 octobre 1677 à « Cantemerle », par le notaire royal Dauthomat, en présence des seigneurs de Villeneuve. L'un de ces actes confirmait que Fronton Escurignan avait en fief féodal un certain nombre de terres, landes, maison, place autour du lieu-dit « Guillermaut » suivant bail au seigneur de Villeneuve, paiement en paires de poulets. Plus tard en 1705, après Fronton Escurignan, laboureur de son état, par acte passé toujours dans la maison noble de « Cantemerle » par le notaire royal, ses enfants, Noël, Gabriel et Marie Escurignan se partagent les terres et maisons, certaines parties resteront en commun telles : la place devant les maisons, la lande commune pour faire paître le bétail, ces biens étant toujours sous fief féodal.

Le cadastre actuel garde la trace de ce partage avec le nom de « Communal de Fronton ». Dans le temps, les héritiers ont pris l'habitude d'utiliser le prénom de leur père pour désigner ces lieux et le nom de « Guillermaut » a disparu et fut remplacé par Fronton.

Le 8 octobre 1844, la lande servant de pacage au bétail appelée « Communal de Fronton » fut partagée entre les différents héritiers, descendants ou acheteurs, ils étaient 14 suivant l'acte et un superbe plan dressé par le géomètre Dieudé. Ce village était constitué de six maisons attenantes, plus tard une septième fut construite côté chemin, elles avaient toutes un petit jardin à l'arrière et la place commune sur le devant, côté soleil. Sur cette place se trouvait un puits et attenant un abreuvoir en pierre pour le bétail, le centre de la place servait d'aire de battage pour les récoltes. Tout autour de la place chaque maison disposait d'une grange. Sur un côté de la place, au levant, se trouvait un petit bois d'acacias qui servait en parts égales à faire des carrassons pour la vigne, car au nord des maisons se trouvaient les pièces de vignes pour chacun, dans la grave. Chacun avait des terres cultivables pour faire des haricots, des pommes de terre, du blé, du maïs, ces terres étaient situées plus au sud avec des fossés et les ruisseaux qui les traversaient amenaient l'eau pour les rendre humides ; elles étaient d'une belle couleur noire, légères et très fertiles. Pour accéder au village, un chemin empierré venait de Labric et permettait d'aller à Macau, au-delà des chemins de terre, un vers la Longua, l'autre traversant la place et permettant de rejoindre la forêt vers « Caussas ».

Ce texte a été écrit par M. Michel Golfier, extrait du livre Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.166.167.

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