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Les enterrements vers 1920.

Il est d'autres occasions où l'église est encore une fois le lieu de rassemblement de toute la population, entre autres pour les enterrements. En fonction du rang social du défunt, l'église n'est pas apprêtée de la même manière.

En effet, lors des obsèques d'un membre de famille aisée, des tentures sont installées sur les colonnes à l'intérieur de l'église. Il peut y avoir au moins trois catégories d'enterrement et les enfants de chœur sont payés par M. le curé, en fonction du choix de la cérémonie. De la maison du défunt jusqu'à l'arrivée au cimetière, le cercueil est recouvert d'un drap mortuaire, et des proches ou membres de la famille, tiennent les « cordons du poêle » en hommage au mort. Le poêle désigne le drap mortuaire ou la grande pièce de tissu noir ou blanc dont est recouvert le cercueil pendant les cérémonies funèbres. Sur ce drap mortuaire sont cousus des cordons, généralement aux coins et sur les bords.

À Macau, c'est « Pompon », bel et le brave cheval noir qui appartient à Angel Desanges qui, revêtu d'un tissu noir et croix argentées sur le dos, conduit à l'aide du corbillard nos morts au cimetière. Ce cheval a été cité à l'ordre de l'armée pour avoir sauvé plusieurs soldats lors de la dernière guerre. C'est aussi Angel qui fabrique les cercueils. Tous les préparatifs avant l'enterrement sont les mêmes pour chaque famille. Il faut toujours préparer le défunt, lequel est veillé en permanence par les membres de la famille, les amis et aussi très souvent les voisins. C'est le dernier témoignage d'amour ou d'amitié avant l'enterrement. Heureusement, il n'y a pas que des jours tristes.

Texte extrait du livre : Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.64.

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