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Le domaine de la Maqueline en 1926.

Situé à la limite de la commune de Labarde, portait autrefois le nom d'Ile des Vaches. La commune de Macau va, en longeant la Garonne, jusqu'au Port d'Issan qui est situé sur la commune de Cantenac. Toute la berge qui longe le fleuve sur la commune de Labarde appartient à la commune de Macau. En se promenant, on peut longer la Gironde sans prendre la route. Le domaine de la Maqueline appartient à M. Nathaniel Johnston qui en a pris possession au nom de la Société « la Maqueline de Macau », à la fin de 1892. Depuis cette époque, il a considérablement agrandi le vignoble, lequel comprend aujourd'hui 130 hectares en un seul tenant, dans une terre incomparablement fertile, qui donne des vins de palus vigoureux et solidement constitués. M. Nathaniel Johnston en a fait trois crus : « la Maqueline », « Cantegrive » et « Château Labarde », produisant chacun, en année moyenne, 400 tonneaux. M. Johnston fit exécuter d'importants travaux dans son domaine : les charrues à vapeur défoncèrent le sol qui fut nivelé et drainé pour planter de la vigne. Il fit creuser un puits artésien de 165 mètres de profondeur, débitant 2,8 litres à la minute. Une voie de chemin de fer « Decauville » fut mise en place. Un « cuvier mécanique mû par la vapeur » et plusieurs autres travaux furent encore réalisés.

Le château Dauzac, situé à Labarde, est une autre propriété de M. N. J Johnston. Des expériences furent entreprises sur cette propriété entre 1883 et 1885, par MM. Alexis Millardet, professeur de Botanique à Bordeaux et Ernest David, régisseur du château Dauzac. Elles avaient pour but de trouver le remède miracle qui pourrait éradiquer une maladie qui tuait tous les pieds de vigne : le « mildiou ». Cette maladie avait déjà ravagé une grande partie de la vigne dans toute la France. Après différents essais, MM. Millardet et David inventèrent la « Bouillie Bordelaise », qui fut une belle révolution dans le monde viticole car la vigne put reprendre ses lettres de noblesse. Il y a quelques années, M. N. Johnston s'est essayé à la fabrication de vins mousseux, qui donne d'excellents résultats et qui lui a valu plusieurs médailles d'or. Ses vins ont été très appréciés par les personnes appelées à les goûter. Ils se vendent actuellement sous la dénomination « Royal Médoc Mousseux » et ont un caractère tout à fait particulier. Ils se distinguent par leur élégance, leur finesse et par un bouquet tout à fait séduisant. Les travaux de champagnisation de ces vins de Médoc se font dans les vastes carrières situées au-dessous de l'ancienne citadelle de Bourg-sur-Gironde.

Vers 1840, bien avant M. N. Johnston, M. L. de Lassalle riche propriétaire terrien, possédait toutes ces terres y compris jusqu'au château Cusseau. Sur certaines de ces parcelles il paraît fort probable que l'artichaut faisait partie des cultures, car l'une des parcelles de terre s'appelait « Aubarède des artichauts ». La composition des terres de palus est excellente pour les artichauts. Mme Eugénie Chomin qui habitait tout près du château de Gironville, au « Castéra », quant à elle, apportait le lait frais chaque matin devant les portes. Elle distribuait aussi du riz au lait, .fait avec du bon lait de ses vaches. Ce riz était souvent cuit au grand air, son chaudron posé sur des cailloux avec du bois qu'elle ramassait elle-même.

Extrait du livre : Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.130.

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