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Les châteaux autour des trois moulins en 1926.

Non loin du lieu-dit « Bern » se trouve le château Rose la Biche, lequel est la propriété de M. J. Lataste et de Mme Veuve D. Fabre. Cette propriété a appartenu à M. Vieillard, lequel est aujourd'hui le propriétaire du château Larrieu-Terrefort. Le château Rose la Biche, classé parmi les crus bourgeois supérieurs, est l'un des crus les plus estimés de l'ancienne juridiction de Cantemerle. Sa récolte annuelle est d'environ 50 tonneaux.

Juste un peu plus loin, tout près de la commune de Labarde, il y a le château « Bellevue ». Ce domaine, d'une superficie de 30 hectares, est situé sur une croupe graveleuse voisine et limitrophe des châteaux Canternerle, Giscours et Rose la Biche. Il a été entièrement reconstitué par son actuel propriétaire, avec des cépages de premier choix. Il produit un vin qui se distingue par sa belle couleur, son extrême finesse, son bouquet, et sa tenue remarquable. Très recherchés dans le Nord de la France et en Belgique, les vins de Bellevue ont obtenu les récompenses suivantes : médaille d'argent à l'Exposition d'Anvers en 1895, médaille d'or à Amsterdam et mention honorable à Bordeaux la même année, médaille d'argent à Bruxelles en 1897, médaille d'argent à Paris en 1900 et à Bordeaux en 1907. Le château Bellevue a obtenu le deuxième prix en 1896 au concours pour la prime d'honneur du Comice Agricole du Médoc. À ce jour, M. G. Ardouin est le propriétaire du château Bellevue. C'est également à « Bern » que MM. L. Dugravier, Herit et C. Dugravier, dans le cadre de l'exploitation du château Constant Trois Moulins, élaborent leur production de 30 tonneaux sur 40 hectares. L'enclos de cette propriété est d'une contenance de 7 hectares, répartis d'un seul tenant autour du château. Il est l'un des plus anciens crus bourgeois supérieurs de Macau. La propriété, qui comprend de nombreux agréments et ombrages, tire son nom d'une vieille devise qui disait « Toujours Constant ».

Juste à côté du château Constant Trois Moulins, se trouve le château Guillotin, qui appartient à Mme Veuve Courreges. Cette propriété, qui produit 10 tonneaux l'an, n'a jamais quitté la famille depuis des générations. Parmi les ancêtres de M. Courreges se trouve un personnage illustre : M. Joseph Ignace Guillotin. Ce dernier, né à Saintes (Charente-Inférieure) le 28 mai 1738, est décédé à Paris le 26 mars 1814. C'est grâce à lui et à son frère, Ignace Alexandre Guillotin, avocat au parlement de Bordeaux, qu'un simple pavillon de chasse entouré de terre prendra plus tard l'appellation de château Guillotin. Joseph Ignace Guillotin, illustre personnage sans l'avoir vraiment souhaité, était un humaniste, un philanthrope et un homme qui apporta des idées neuves dans une époque troublée. Il étudia à Bordeaux et fut même professeur au collège irlandais. Bien avant la Révolution, il était déjà célèbre pour avoir publié de nombreux ouvrages politiques et avoir souhaité que le nombre de députés du Tiers-État soit au moins égal à celui des députés des deux autres ordres (le clergé et la noblesse). Le 9 octobre 1789, il proposa également un projet de réforme du droit pénal, dont le premier article disait que « les délits de même genre seront punis par les mêmes genres de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable ». Il requit également, toujours en 1789 que la décapitation soit le seul supplice adopté. On chercha alors une machine qui pût être substituée au bourreau. L'utilisation d'une machine pour l'exécution de la peine capitale lui paraissait d'une grande égalité qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie. Son idée fut adoptée en 1791 et, malgré toutes ses protestations, son nom fut attribué à cette horrible machine, bien qu'il n'en soit pas l'inventeur : la guillotine. Le 25 avril 1792, le premier condamné à mort fut exécuté par la guillotine. Le jour où le Roi Louis XVI fit fermer la salle des États Généraux, c'est aussi M. Guillotin qui demanda aux députés du Tiers-État, dont il faisait lui-même partie, de se réunir dans la salle du Jeu de Paume. Plus tard, dans cette même salle, fut voté le célèbre serment qui constitua l'évènement majeur de notre Révolution. M. Guillotin fut avant tout un grand médecin, mais aussi le fondateur de la société des premiers médecins de Paris, ancêtre de l'actuelle Académie de Médecine.

Le château des Trois Moulins. De l’autre côté de la voie qui relie Bordeaux à Pauillac, qui dans un temps plus ancien se nommait « Route Royale » est la propriété du château des Trois Moulins, voisine des Crus de Cantemerle et de Giscours (à Labarde) qui s'étend sur 52 hectares. Elle est, depuis très longtemps, classée au rang des meilleurs crus bourgeois supérieurs du Haut-Médoc. Ses croupes graveleuses, admirablement exposées et complantées de cépages de premier choix, sont l'objet de soins assidus de la part du propriétaire qui n'a jamais laissé un pied chétif ni un cépage défectueux. Jaloux de maintenir et d'élever la vieille réputation dont jouit cette propriété en Hollande, grâce à l'exportation de ses vins par le commerce de Bordeaux, M. Royer, propriétaire du château des Trois Moulins, met tout en œuvre afin de conserver à son vin une exquise finesse et un bouquet remarquable. Il a d'ailleurs obtenu plusieurs médailles d'or à l'occasion de diverses expositions, ce qui lui a permis de vendre sa production à un prix dépassant souvent celui des cinquièmes crus classés. Le château des Trois Moulins, nouvellement restauré, est situé à cinq minutes de la station du chemin de fer. Il est entouré d'un grand jardin, clos de murs, et de vastes dépendances parfaitement aménagées. Ce vignoble, en cours d'acquisition par M. Scherer, produit 50 tonneaux à l'année.

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photographie extraite du site municipal de Macau.

Le château Fellonneau. Ce château, situé tout près du château Cantemerle, est inclus dans l'appellation de cru Bourgeois Supérieur. M. Baillargeau en est le propriétaire. Ce joli petit domaine produit environ 10 tonneaux de vin par an.

Extrait du livre : Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.152.

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