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La création du canton.

En 1790, le canton de Blanquefort est composé de 8 communes : Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles, Eysines, Le Taillan, Saint-Aubin, Parempuyre, Bruges et Le Bouscat.

La France est réorganisée socialement, politiquement et économiquement. Le 14 décembre 1789, l'Assemblée nationale constituante instaure les municipalités et décrète que « le chef de tout corps municipal portera le nom de Maire ». L'Assemblée nationale décréta le 4 mars 1790 la division territoriale de la France en quatre-vingt ­trois départements, en districts, ceux-ci remplacés par les arrondissements en 1795. Le 28 pluviose an VIII (17 février 1800), les arrondissements furent divisés en cantons. Dans le cadre de sa politique de centralisation et d'unification du pays, Napoléon Bonaparte créa à la fois les conseils d'arrondissements et les conseils généraux.

En 1790, les maires et officiers municipaux sont mis en place dans chaque commune de France. Le département de la Gironde est créé comprenant sept districts et soixante-douze cantons. Le Taillan est inclus dans le canton de Blanquefort ainsi que Saint-Médard-en-Jalles, Eysines, Saint-Aubin, Parempuyre, Bruges et Le Bouscat. Avec la création des cantons, une administration municipale cantonale est instituée, le maire du chef-lieu de canton en est le président. Pour le canton de Blanquefort, le maire Saincric, curé constitutionnel de la paroisse de Blanquefort préside l'assemblée cantonale. Chaque commune du canton, est représentée par un agent municipal et son adjoint. Cette administration municipale cantonale se substitue dans beaucoup de domaines à la gestion communale. La lecture des comptes rendus de cette assemblée permet de connaître ses compétences : le président lit à chaque séance les derniers bulletins des lois, les lettres et directives du gouvernement et du directoire de la Gironde, les pétitions présentées par les citoyens des communes du canton, sur lesquelles il faut délibérer pour prendre les décisions. L'assemblée traite de police générale : signalement des individus suspects, des évadés, des émigrés revenus, des proscrits. Il y est surtout question de finances, des contributions que doivent les communes ou des impôts et taxes dus par les particuliers. L'assemblée a également à traiter des domaines nationaux, des travaux publics, de la conscription des citoyens. Elle a la charge d'organiser les fêtes républicaines instituées par un décret du 9 septembre 1794, qui doivent remplacer les fêtes religieuses.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.83.

La commune de Blanquefort a été choisie comme chef-lieu de canton en mai 1790.

« Le 23 mai 1790, nouvelle séance de la municipalité à la maison curiale. Blanquefort venait d’être choisi comme chef-lieu de canton, il importait de préparer un local convenable à recevoir l’assemblée primaire cantonale. On autorisa donc le sieur David, menuisier, à construire des gradins dans le chai de M. Accard, mis par son propriétaire à la disposition de la municipalité, moyennant la somme de 96 livres. Nous ne savons rien de cette assemblée du 24 mai 1790…

Le 17 février 1791, assemblée cantonale à Blanquefort. Les édiles de Blanquefort, Eysines Parempuyre, Saint-Aubin, Saint-Médard-en-Jalles et Le Taillan se réunirent pour délibérer « sur les travaux les plus utiles et les plus urgents dans l’étendue du canton ». Le procès-verbal fut signé de : Saincric, curé-maire de Blanquefort, Ponson, maire d’Eysines, Rondeau, maire de Parempuyre, Bidon, maire du Taillan, et des procureurs et officiers municipaux présents. »

Guy Dabadie, Blanquefort et sa région à travers les siècles, p.88 et 94.

Organisation des cantons en Gironde en 1791.

Le 30 janvier 1791, la Direction du département de la Gironde, ouï M. le Procureur général syndic, a arrêté que le district de Bordeaux sera divisé en treize cantons dont les chefs-lieux seront : 1° Bordeaux, 2° Ambarès, 3° Belin, 4° Blanquefort, 5° Castelnau, 6° La Teste-de-Buch, 7° Macau, 8° Margaux, 9° Pessac, 10° Pompignac, Il ° Quinsac, 12° Saint-Loubès, 13° Saint-Médard-d'Eyrans.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p.145.

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