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Un appariteur en 1793.

Un métier aux multiples facettes : l’appariteur à la fois colleur d’affiches, facteur, commissionnaire, gardien de prison, femme de ménage.

Le 9 nivôse an second de la république une et indivisible (29 décembre 1793), le conseil général de la commune de Blanquefort nomme un « appariteur par enchère à la moins dite après affiche et proclamation faite aux lieux accoutumés. L’affiche portant que ledit appariteur sera chargé :

1° d’afficher tous les placards (avis écrit ou imprimé, affiché pour informer la population) tant du gouvernement que de la municipalité.

2° de porter les lettres et billets et faire les commissions dans les différents endroits qui lui seront désignés par la municipalité.

3° d’avoir soin de tenir les prisons nettes et avoir soin des prisonniers ainsi que de tenir en lieu sûr les clefs desdites prisons.

4° de venir chaque jour au bureau de la municipalité le matin à onze heures et le soir à cinq heures pour y prendre les ordres dudit bureau ».

C’est « le citoyen Pierre Lalande, le dernier sous enchérisseur » qui obtient « l’adjudication de ladite charge  pour prix et somme de cent cinquante livres par année que la municipalité lui payera en quatre pactes égaux, savoir de trois mois en trois mois échus ».

Mais un an plus tard, le 3 frimaire l’an troisième (24 novembre 1794), le conseil général de nouveau doit procéder à la nomination d’un homme en remplacement de Pierre Lalande, qui abandonne la fonction « pour la raison qu’il ne pouvait vivre avec le traitement à lui accordé par le conseil général, parce que les vivres augmentent de prix chaque jour, au point qui le mettait dans l’impossibilité de pouvoir s’en procurer ». Il y a urgence, Blanquefort est le chef-lieu de canton et « qu’attendu les ouvrages urgents de la municipalité qui chaque jour se multiplient et qu’il est indispensable d’avoir un appariteur pour dispenser les divers ordres à nous adressé par l’administration ». Elle nomme le citoyen Pierre Picaut, « lequel est convenu de faire les ouvrages comme suit :

1° d'afficher tous les placards tant du gouvernement que de la municipalité aux lieux d'usage.

2° de porter les lettres et billets et faire les commissions dans les différents endroits qui lui seront désignés par la municipalité.

3° d'avoir soin de tenir les prisons nettes et avoir soin des prisonniers ainsi que de tenir en lieu sur les clefs desdits prisons.

4° de venir chaque jour au bureau de la municipalité le matin à onze heures et le soir à cinq heures pour y prendre les ordres dudit bureau et en cas de nécessité dans d'autres heures pendant le jour ou la nuit, il sera ainsi obligé d'obéir aux ordres de ladite municipalité ainsi que de tenir propre ledit bureau, de tenir le feu prêt lorsque les officiers municipaux entreront audit bureau pour affaires de police et autres. » Il recevra « pour salaire la somme de deux cent livres payable quartier par quartier ».

Pierre Picaut obtient un salaire supérieur de 50 livres mais des tâches supplémentaires à effectuer et des horaires flexibles.

Extrait des délibérations de l'administration du canton de Blanquefort, registre 3, transcrit par Martine Le Barazer.

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