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Les auxiliaires de la justice seigneuriale au XVIIIème siècle.

Le Greffier : à la tenue souvent épisodique des audiences s'oppose la présence permanente du greffe. C'est lui qui, au village, matérialise la justice seigneuriale. Le rôle du greffier consiste à « écrire les jugements, sentences et autres actes prononcés ou dictés par le juge, à en garder les minutes et à en délivrer copie ». Comme les autres officiers, le greffier doit satisfaire en principe à des conditions d'âge, de moralité, de religion et de capacité. Les greffes sont en général affermés soit avec le reste de la seigneurie, soit à part. En dehors des clauses habituelles à cette sorte de contrats, les baux contiennent deux catégories de dispositions. Les unes concernent le bon exercice des fonctions de greffier : obligation est faite au preneur de « servir lesdits greffes aux droits ordinaires pour le soulagement du public et pour la prompte expédition des parties ». Il doit « se rendre tous les jours de cour au parquet de ladite juridiction, et tenir un lieu fixe et permanent dans ledit bourg pour les expéditions dudit greffe ». À l'expiration de son bail, il remettra au seigneur ou à ses préposés « toutes les minutes et autres papiers généralement quelconques concernant ledit greffe ». D'autres stipulations l'astreignent à expédier et délivrer gratuitement toutes les pièces concernant les affaires du seigneur. Ces clauses peuvent traduire le souci du seigneur-justicier de minorer les frais de justice qui lui incombent, voire d’imposer une exigence de gratuité visant à faciliter les poursuites en paiement de redevances-féodales : une clause du bail à ferme du greffe du marquisat de Blanquefort oblige le preneur à « expédier gratis tous les actes qui concerneront mondit seigneur le duc de Duras ou la levée de ses rentes et droits ». Ce qui laisse à penser que les poursuites en la matière doivent être assez fréquentes et renforce les thèses voyant dans la justice seigneuriale, un moyen de garantir le maintien et la perception des droits féodaux.

Les sergents sont chargés d'exécuter les jugements et de signifier les actes de procédure.

Les gardes-chasse veillent à la conservation des bois du seigneur et au respect de ses droits de chasse et de pêche. Dans le monde rural, le garde-chasse paraît un personnage non négligeable : nommé par des lettres de provision signées du seigneur et enregistrées au greffe, le garde prête serment devant le juge de la seigneurie. Signe distinctif de son état, il porte « bandoulière aux armes du seigneur ». Sa fidélité a d'avantageuses contreparties par des gages. Le garde de Castelnau paraît particulièrement choyé : dans son testament, le seigneur lui accorde de demeurer sa vie durant au château. Il y sera nourri et recevra 60 livres de gage « quand même il ne serait pas en état de travailler ».

Texte extrait du livre de Gérard Aubin « La seigneurie en Bordelais d’après la pratique notariale (1715-1789), Ed. Université de Rouen n° 149, p 175.

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