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Joomla : Porte du Médoc

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Porter le titre de seigneur est un droit honorifique.

Tout feudataire a droit de prendre le titre de seigneur; mais ce titre n'est pas toujours porté de la même manière. [NDLR. feudataire : personne qui possédait un fief et qui devait foi et hommage au seigneur suzerain.]

Le haut justicier seul peut se qualifier de seigneur du bourg ou du village, à l'exclusion de tous autres possesseurs de fiefs situés dans l'étendue de la juridiction. Ces derniers ne peuvent que prendre le nom de leur maison noble.

Le titre de seigneur est particulièrement convoité. L'aspiration bourgeoise à coudre au patronyme le nom d'une terre noble est parfois contrariée par la noblesse traditionnelle hostile aux parvenus. Le titre de captal de Buch est disputé entre Jean Baptiste Amanieu de Ruat, seigneur de La Teste, et Emery de Durfort, seigneur de Certes : de Ruat a gain de cause en première instance. Mais de Durfort fait appel. Des deux côtés, on produit mémoires et titres anciens dont certains vieux de trois siècles. Pour finir, les parties transigent et conviennent que la qualité du captal de Buch appartiendra à de Ruat et à ses successeurs comme possesseurs de la seigneurie de La Teste « à laquelle ladite qualité est attachée ». De Durfort pourra néanmoins prendre le titre de captal, si bon lui semble, à condition de préciser « captal de Certes, terre et seigneurie au pays de Buch ».

Tout seigneur justicier haut, moyen ou bas, a le droit de posséder un château avec tours, créneaux, pont-levis, girouettes, et autres marques de domination. Mais seul le haut justicier peut autoriser les particuliers à décorer leurs maisons de ces marques. Le simple seigneur de fief ne peut se les attribuer sans permission.

Texte extrait par Catherine Bret-Lépine du livre de Gérard Aubin, « la seigneurie en Bordelais d’après la pratique notariale (1715-1789) », Ed. Université de Rouen n° 149, p 183.

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