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Le domaine de Cholet.

Bourdieu de Boutiron ou Bothiron était le nom ancien de ce lieu-dit. Le 29 juin 1789, M. Alexis Cholet, chevalier président trésorier de France honoraire au bureau des finances de Guyenne, vend le bien du Boutiron à Messire André Aquart, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison couronnée de France, contrôleur en la chancellerie près le parlement de Guienne et jurat de Bordeaux. Cette chartreuse du XVIIIème siècle, dans un parc avec une pièce d’eau, a toujours conservé le nom du propriétaire, Alexis de Cholet. Le ruisseau de la propriété, « rieu d’escape », évacuait les eaux navigables du vivier du domaine. La date de 1714 est gravée sur une pierre du mur d’enclos. Ce domaine de plus de 20 hectares produisait un vin rouge corsé de très bonne qualité sur le plateau au midi ; le vignoble était rattaché à la propriété et situé dans le haut de Cimbats, puis dans la partie sud de Saturne. La chartreuse a abrité le 14 février 1790 l’assemblée des citoyens réunie pour élire le premier conseil municipal de Blanquefort. En 1849, la famille Béchade fait l’acquisition du domaine et sur ses terres des marais pratique l’élevage des sangsues. En 1872, M. Poissant achète le domaine qui restera dans la famille presque 100 ans.

La Seconde Guerre mondiale sera une épreuve douloureuse pour le domaine. Comme beaucoup de châtelains, Mme veuve Poissant, propriétaire de Cholet et des terrains de Cimbats, qui habitait rue Fondaudège à Bordeaux, va subir l’occupation de son domaine par les Allemands. Du 1er mai au 24 août 1940, le grand cuvier de 500 m² est réquisitionné pour entreposer les meubles destinés aux réfugiés ; ensuite les troupes d’occupation prendront possession de tout le domaine. Durant l’été 1940, la mairie de Blanquefort doit prévoir l’installation de 72 couchettes. L’état des lieux, dressé à la prise de possession de la formation allemande, indique que des bâtiments annexes manquent d’entretien : couverture en très mauvais état, charpente effondrée en plusieurs endroits… Les archives municipales de Blanquefort conservent un plan qui indique les différentes affectations données par les allemands aux bâtiments réquisitionnés, en particulier un important garage.

Des travaux d’urgence vont être programmés pour une remise en l’état du local appelé « magasin ». Puis, des améliorations spécifiques seront réalisées à la demande des troupes occupantes, comme par exemple dans le château où les Allemands demandent l’installation de lumières supplémentaires, l’aménagement de deux chambres d’officiers et de soixante quatre couchages pour la troupe. Dans les dépendances, il faut transformer le cuvier en atelier de réparation ; ailleurs, creuser une fosse pour la réparation des voitures, installer de l’éclairage dans le chai, construire un baraque sanitaire pour quarante hommes, installer des lavabos en nombre, des cuvettes de toilette…, sécuriser et poser une grande porte dans le chemin pour permettre aux camions de passer. Le montant de ces travaux se montera à 792 999 F. En 1944, les Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.) s’y installèrent. La remise en état des lieux fut une longue affaire.

1979 : Mlle Anne Alexandrine Poissant, fille de Didier, se marie et la réception a lieu au château.

1990 : Didier Poissant avait des garages Peugeot sur Bordeaux. Il a installé un grand garage à l’intérieur du domaine de Cholet. C’est une banque qui a fini par acheter cette propriété dans les années 1990-1992, pour la revendre ensuite à des promoteurs

La chartreuse est actuellement restaurée et intégrée dans un ensemble de constructions, la résidence Cholet ; le vivier est interdit d’approche.

Henri Bret.

Pour connaitre la bibliographie de Cholet, cliquez ICI.

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