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La création du canton de Macau.

En 1789, l'assemblée nationale créa les départements, les districts, les cantons et les communes. C'est le 14 décembre 1789 que l'assemblée constituante vota la loi sur les municipalités. Elle supprimait les anciennes assemblées et désormais toute administration municipale serait constituée d'un corps municipal et d'un conseil général de la commune. Le corps municipal était formé du maire, des officiers municipaux et du procureur de la commune. Les localités comprises entre 500 et 3 000 habitants comptaient, avec le maire, six officiers municipaux. C'était le cas à Macau. Le conseil général de la commune se composait du corps municipal et des notables. Ceux-ci étaient toujours deux fois plus nombreux que les officiers municipaux… Le 25 mai 1790, le corps municipal de Macau et les notables composant le conseil général se rendirent à l'église pour recevoir le serment civique que devaient prêter les gardes nationaux et pour assister à la bénédiction du drapeau du régiment. Lorsque cette cérémonie fut accomplie, le Te Deum fut chanté dans l'église.

La commune a toujours été plus importante que les autres ; en 1790 nous avions à Macau 246 citoyens actifs. Seulement 80 au Pian, 36 à Labarde et 130 à Arsac. À tel point qu'en mai 1790, pour la formation du département de la Gironde, la paroisse de Macau fut nommée chef-lieu d'un canton. Ce canton regroupait les communes de Ludon, Arsac, Labarde, Cantenac, Margaux, Soussans, Le Pian et Macau, bien sûr. Un décret du 20 septembre 1790 décida le partage des communes en sections.

Le 20 septembre 1792, la Convention Nationale sécularisa l'état-civil : désormais, naissances, mariages et décès devraient être enregistrés à la maison commune, la mairie. Le premier acte établi à Macau par M. Despin, maire, et non plus le représentant du clergé, M. le curé Robert, fit l'acte de décès de Mme Pétronille Cluzet, le 18 novembre 1792. « L'an mille sept cent quatre vingt douze et le dix huit novembre, est décédée, et inumée le lendemain, la citoyenne dame Pétronille Cluzet, née à Bourdteux (probablement Bordeaux), abitante de la ville de Cahors, âgée de soixante ans, veuve de feu pierre Guichard, négotient à la ville de Cahors, nous, soussignés, rose Cluset, sœur germaine de la décédée âgée de cinquante ans et moy hilaire Guichard, fils de la susdite Pétronille Cluzet, notre sœur et mère, est décédée ; le dix huitième du mois de novembre mille sept cent quatre vingt douze, et avons signé. Despin A. Maire - Hilaire Guischard - Rose Cluzet ». [orthographe respectée].

Extrait du livre : Une pensée de Macau, Marie-Christine Corbineau, Les Enrasigaïres, 2012, p.132.133.

Pour connaître l’histoire du canton, cliquez ICI.

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