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Le château Saint-Ahon.

Voici le château Saint-Ahon et ses propriétaires vus par différents auteurs :

- Le château Saint-Ahon, construit au XIVème siècle, fut complètement rasé et rebâti au XVIIIème siècle par Dutasta. À son origine, il appartenait à des seigneurs portant le nom de damoiseaux ou donzets. Comme Bel Air et Pey-Astruc, il était une dépendance du château du Luc. La chapelle Saint-Ahon fut construite à l'entrée de Caychac à la fin du XIVème siècle. Nous savons que son chapelain se nommait, en 1613, Étienne Brassier, clerc, docteur d'université, et que celui de 1754, Jacques-Antoine Burth-Piazza, d'origine étrangère, fut introduit dans sa charge à cette date par Montesquieu. La chapelle fut dévastée lors de la Révolution et ses pierres vendues en mai 1825.

Guy Dabadie, Blanquefort et sa région à travers les siècles, Imprimerie Samie, Bordeaux, 1952, p. 81.

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- Saint-Aon : ancienne famille Noble vivant au XIVème siècle à Blanquefort et à Lesparre.

Armorial du Bordelais, P. Meller, tome 3, p. 201 De Saint-Aon. ADG

- La situation du château. Blanquefort en Médoc. Le territoire de la commune de Blanquefort, arrosé par la jalle et ses affluents et bordé à l'est par la Garonne se divise en deux parties : l'une formée par des alluvions, l'autre, élevée et graveleuse. Cette seconde partie est depuis longtemps cultivée en vignes. Vers le XIème siècle, sur la rive gauche de la jalle, un vignoble important est créé, sur les sols argilo-calcaires ou graveleux propices à la vigne, on y produisait au Moyen-âge le « claret » exporté en grande partie vers l'Angleterre. La jalle marque la limite entre la région des Graves au sud et celle du Haut-Médoc au nord, Blanquefort est donc la première commune du Haut-Médoc que l'on rencontre en venant de Bordeaux. S'il existe encore aujourd'hui dans la commune cinq châteaux producteurs : Magnol, Dillon, Grand Clapeau, Saint-Ahon, Dasvin Bel-Air, l'activité économique n'est plus, comme ce fut le cas pendant plusieurs siècles, essentiellement vinicole. Indépendamment de la culture de la vigne qui employait une main d'œuvre importante, de nombreuses professions annexes faisaient vivre les familles blanquefortaises : tonnelier, charron, bouvier, vannier, forgeron, maréchal ferrant, négociant... Article non signé.

- Ce château, ou plutôt cette maison noble est située à côté du village de Cachac. Ses seigneurs dont on trouve des traces dans l'histoire dès le XIVème prenaient le titre de Donzets (Damoiseau), et l’un d'eux fit bâtir à Cachac la chapelle de Saint-Ahon qui n'existe plus. Ses fondateurs ont disparu ainsi que la maison noble, et il ne reste à la place qu'une habitation qui en a conservé le nom. Le château actuel, bâti près d’un petit cours d’eau, remonte tout au plus au XVIIIème siècle, et n’offre aucune trace de constructions plus anciennes. C’est une belle maison précédée d’un parterre et de vastes servitudes divisées en deux par une grille. Les appartements de maitre sont assez élégants. Saint-Ahon fut bâti par M. Dutasta, puis il passa par alliance à M. de Matha, qui le possède encore et l’habite rarement. Devant le château est une allée de pins francs ; derrière, une garenne où se cachent des pièces d’eaux ; autour est une propriété assez vaste où se récolte chaque année, d’après M. Franck, 5 à 10 tonneaux de vins blancs et 40 à 50 tonneaux de vins rouges. M. de Matha, qui est rarement au milieu de son vignoble, n’a pu fournir aucun renseignement.

Les châteaux historiques et viticoles de la Gironde par Édouard Guillon, 1867, chez Coderc, Degréteau et Poujol, Maison Lafargue, 28 rue du Pas Saint-Georges, Bordeaux, p. 36.

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- Au XIVème siècle, la maison noble de Saint-Aon, vivant à Blanquefort et à Lesparre, est citée dans divers documents en 1302, 1341, 1343. Cette famille fit édifier une chapelle sur son domaine, l’acte de fondation date de 1343. Du XVIIème jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, elle appartint aux Secondat de Montesquieu. Le château fut démoli à la révolution ; totalement ruinée en 1800, la chapelle désaffectée au culte, le conseil municipal décida en 1820 de récupérer les pierres pour la construction d’un pont à Caychac, le reste de la démolition servant à l’empierrage de la route. Propriété du comte de Colbert, le château, édifié en 1873 par l’architecte Alphonse Blaquière avec un très agréable jardin sur l’emplacement du château de M. Dutasta, commande un domaine de 50 ha. Son style Louis XIII alterne briques et pierres, met en valeur les toitures en pavillon et les hauts conduits des cheminées (voir illustration d’une carte postale qui l’attribue à Mme veuve E. Damade). « Le château que l’on aperçoit depuis la route n’est pas très ancien, construit mi-pierre, mi-brique apparente ; il est agrémenté d’une belle et grande grille avec portail de style ; cette propriété est agréable à voir. » Raymond Valet. C’est encore une chartreuse bordelaise classique avec cependant une particularité : deux pavillons élevés à l’extrémité des ailes latérales, qui ont été volontairement démantelés en 1941 afin d’empêcher l’installation des troupes allemandes d’occupation, seuls le pavillon central et les ailes ont été restaurés à partir de 1960. « La production d’un vin très plaisant, de belle robe et de bon goût est en moyenne est de 150 tonneaux d’un cru bourgeois Haut-Médoc. La vigne est située sur une terre qui repose sur un lit d’alios à 1,50 m. La vigne occupe toute la partie levant de la garenne jusqu’à la voie ferrée plantée en vigne rouge ainsi qu’une parcelle importante vers Maurian. Une partie des terres sert à l’élevage des chevaux de course avec piste d’entrainement. Le château a appartenu à différents propriétaires : M. Damade, M. André Boignères en 1951, en 1984, M. Dupuy père ». Raymond Valet. En 1940, M. Labadie René était propriétaire-éleveur au haras de Saint-Ahon, à Caychac. Le château a été réquisitionné par les troupes allemandes. Il est actuellement propriété de Mme de Courcel, héritière de la comtesse de Colbert, qui en a fait l’acquisition dans les années 1990 et qui en serait la 67ème propriétaire. Le vin rouge cru bourgeois d’appellation Haut-Médoc « Château saint-Ahon ».

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Photographies du fonds privé PAL.

Propriété de Charles de Montesquieu au XVIIIème siècle, le château est classé « Monument Remarquable ». Après avoir été détruit sous la Révolution française, il sera reconstruit sous le 1er Empire, puis restauré en 1875 par l’architecte Alphonse Blaquière, dans le style Louis XIII.

En 1985, le comte et la comtesse Bernard de Colbert, descendant direct du célèbre ministre des finances du roi Louis XIV, deviennent les 67ème propriétaires du château Saint Ahon et de son vignoble.

Château Saint-Ahon.

Cru bourgeois. Propriété du G.F.A. Boingnères.

Le château Saint-Ahon est d'origine fort ancienne. On trouve d'ailleurs des chroniques du XIVème siècle qui font état de son existence et de la chapelle que fit construire, tout à côté et attenant, un sire de Saint-Ahon. Au XVIIème siècle, il est la propriété de Charles de Secondat de Montesquieu, dont on sait l'intérêt que celui-ci vouait à la vigne. Le château comme la chapelle disparurent dans la tourmente révolutionnaire.

Reconstruit sous l'Empire, puis restauré dans le style François 1er, vers 1875, l'édifice actuel commande un domaine d'une cinquantaine d'hectares, dont 14 sont complantés en cépages de choix sur le territoire de la commune de Blanquefort, près du vivant hameau de Caychac. Depuis quelques années déjà, le vignoble a été entièrement reconstitué et fait l'objet des soins vigilants de son propriétaire. La production moyenne est de l'ordre de 50 tonneaux.

Le vin du château Saint-Ahon est d'une grande qualité ; belle couleur, finesse, corps, vivacité dans le goût, bouquet, au développement prompt : autant de propriétés qui lui ont valu une place de choix parmi les premiers vins de cette région et lui ont gagné l'estime des Néerlandais, des Britanniques, des Germains et des Scandinaves, qui l'apprécient depuis longtemps et lui restent fidèles. C'est un cru bourgeois de très vieille date et de grande notoriété.

Les grands vins de Bordeaux, Editions Dussaut, 1980, p. 221.

Pour découvrir l'histoire de la chapelle de Saint-Ahon, cliquez ICI.

Pour regarder d'autres photographies de ce château, cliquez ICI

Pour lire la bibliographie du château, cliquez ICI

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