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La vie politique pendant la Révolution.

[orthographe respectée].

En 1792 il était, déjà, question de non cumul des mandats. Le 4 fructidor an 2 (21/08/1792) le citoyen Saincric, alors maire du canton de Blanquefort, a comparu lors de la séance du conseil général pour expliquer que « le représentant du peuple en séance à Bordeaux m’a institué notaire public à la résidence de Blanquefort pendant le temps que durera le gouvernement révolutionnaire à la charge par moi, lorsque ce gouvernement aura cessé, de faire convertir le provisoire en définitif. Je croirais être indigne des sentiments d'attachement et de confiance de mes concitoyens si je ne m'empressais pas à accepter avec reconnaissance la place ou leur vœu m'a porté. En conséquence je viens vous déclarer en conformité des décrets, qu’entre les fonctions publiques dont vous m'avez chargé je fais option de celle de notaire. Je tacherai de m'en acquitter en bon républicain et de remplir autant qu’il sera en moi les vues du représentant du peuple et les vôtres. Comme les loix prohibent de cumuler plusieurs fonctions publiques, c'est à vous de prendre maintenant les mesures nécessaires pour faire exercer celles de maire dans la commune de Blanquefort. »

Le conseil général de la commune de Blanquefort constate quelques dysfonctionnements et prend des mesures.

Le 2 germinal an 3ème (22/03/1795), « Considérant que les objets de délibération dudit conseil sont souvent prolongé par le deffaut de l’assemblage complet des membres qui le composent et que bien souvent le bien public se trouve altéré. En conséquence lorsqu’il serait trouvé nécessaire de convoquer les membres dudit conseil il serait ordonné au sonneur de cloche de la sonner l’espace de demi-heure de temps, savoir à commencer à cinq heures du soir jusque et compris à cinq heures et demie, et ce après en avoir averti le public au temple, de la raison. »

Décision qui sera contrecarrée le 5 ventôse an 3ème (24/02/1796) par l’arrêté « de l’administration départementale de la Gironde en datte du 26 pluviôse dernier portant défense de sonner ou faire sonner les cloches pour l’exercice d’aucun culte ni pour aucun autre prétexte que ce qui peut être »

Le 15 floréal an 4ème (04/05/1796), « l’administration considérant que les maires et officiers municipaux des diverses communes du canton n’ont pas rendu compte de leur gestion malgré les invitations qui leur en ont été faites et que cette négligence pourrait compromettre le zèle de l’administration, arrête oui le commissaire du Directoire Exécutif, que les agents municipaux inviteront lesdits maires et officiers municipaux à satisfaire promptement et dans le délai de huitaine à cette opération. Si particulièrement recommandée par la loi, que faute par eux de se rendre à cette dernière invitation, ils seront dénoncés à l’administration centrale du département pour y être contraints d’après les moyens qu’elle avisera. »

Le commissaire du Directoire Exécutif sermonne en frimaire an 3ème (12/1795), les citoyens Fourat et Ponson d’Eysines, Valade de Blanquefort et Elies du Bouscat qui ont décliné l’offre faite par le président du conseil général qui « leur avait écrit au nom de l’administration pour les prévenir du choix qu’elle avait fait de leur personne pour les places d’agent et d’adjoint municipal ». Il leur dit vos « réponses portent toutes des motifs de refus qui n’ont point paru suffisans aux désirs de l’administration » et il arrête « que lesdits citoyens Fourat, Ponson, Valade et Elies seront de nouveau fortement invités à accepter les places auxquelles ils ont été nommés. »

D’autres acceptent ces places, le 15 nivôse an 3ème (05/01/1796) lecture d’une lettre « du citoyen Bénézet de St Médard en Jale qui témoigne à l'administration son zèle pour la chose publique en acceptant la place d’adjoint d’agent municipal dans ladite commune en remplacement du citoyen Fournier. »

Texte extrait du registre des délibérations de l'administration du canton de Blanquefort, registre 3, transcrit par Martine Le Barazer.

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