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Partons à la découverte du Taillan.

Et si l’été permettait de faire mieux connaissance avec sa ville, Le Taillan et d’y faire quelques découvertes, parfois même insolites ? Une rue-route du nord au sud (route de Soulac) ; un axe de circulation plus ou moins commerçant d'est en ouest (l'avenue de Germignan) ; des lotissements enchâssés… Et quoi d'autres ? Quelques surprises à découvrir, à deux pas de son domicile.

Eau courante : en arrivant par le sud, juste après le grand giratoire de Cantinolles, le regard curieux doit se porter sur la gauche. Il y découvre l'aqueduc du Thil et son joli miroir, qui alimente 14 % de l'agglomération bordelaise en eau potable. Si seuls les 72 mètres du pont-canal sont visibles à cet endroit, l'ouvrage parcourt 12 kilomètres, pour l'essentiel en conduite souterraine. Depuis 1857, une moyenne de 44 000 m³ d'eau y passe chaque jour. La pente naturelle jusqu'au réservoir de Paulin, à Bordeaux, est de 11 centimètres par mètre. À vos calculettes.

Potager batave : non loin de là, mais sur la droite et en poursuivant vers le nord, le piéton ou le cycliste peut franchir le pont du Moulin Blanc, récemment rénové. Il n'a pas d'autre intérêt, mais c'est beaucoup, que d'inviter à découvrir la zone maraîchère, les canards, poules d'eau, libellules et batraciens qui affectionnent l'endroit. Ce sont les Révolutionnaires qui, après avoir dépossédé les châtelains du coin, ont fait appel à des Néerlandais pour organiser ce territoire de marécages en riches terres nourricières. En 1925, les lieux comptaient 380 exploitants agricoles. Ils se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main.

Une histoire bornée : en obliquant vers l'ouest, vers Germignan-La Boétie, le curieux croisera deux solides bornes de pierre, rue de Curé. Jusqu'à la Révolution, elles se trouvaient à Bordeaux, au château Trompette, dont la démolition ouvrit la place des Quinconces. C'est Gustave Curé, qui n'avait rien d'un ecclésiastique mais qui était un homme d'affaires avisé parti faire fortune aux Amériques, qui décida, autour de 1848, une fois élu maire, de récupérer les bornes oubliées du château bordelais pour marquer l'allée de sa propriété taillanaise. L'homme est mort en 1876 ; son domaine est devenu une zone urbanisée et les deux bornes sont toujours là, discrètes sur leur histoire.

La Haye mis en culture : à proximité, il ne faut pas manquer la façon dont le domaine de La Haye, avec sa grosse bâtisse du XIXème siècle, est devenu le pôle culturel de la ville. L'architecte François Guibert y a ajouté des élancements de verre et de métal, qui ne peuvent laisser indifférents. L'histoire n'a pas un an. Nous, on aime…

Chez les cinq sœurs : toujours au nord, mais côté est, en direction de Blanquefort, on trouve le château de la Dame Blanche tenu par cinq sœurs avisées. C'est leur aïeul, Henri, qui s'offrit ce joli cadeau en 1896. Cinq générations plus tard, les sœurs sont aux commandes. Avec un génie du dépoussiérage, qui défie le temps et l'imagination, elles y accueillent des visiteurs du monde entier. Parmi ces derniers : de nombreux touristes, pas mal d'équipes de tournages de films, de fins palais et des nez avertis. Si le nectar est louable, la balade conduit dans les chais du XVIème siècle, classés aux Monuments historiques. Le château, plus récent dans sa superbe du XVIIIème siècle, au classicisme qui ne le prive d'aucun charme, fut édifié sur un site viticole, dont on trouve trace au Moyen-âge.

Article du journal Sud-ouest du 6 août 2014, Hervé Pons.

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