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Historique et description du château Dillon ou Terrefort.

Historique.

A. Édifices antérieurs.

Édouard Guillon affirme que Terrefort a été construit à la fin du XVIIème siècle ; puis il ajoute : « On lui donne pour fondateur la famille Dillon, dont le chef bâtit sur l’emplacement d'une maison forte, le château qui porte son nom. » Pourtant, lorsqu’en I754, Robert Dillon prend possession de la maison et des dépendances du domaine de Terrefort, le notaire Perrens note dans ses minutes que : « la maison se compose d'un grand bâtiment à deux étages au dessus du rez-de-chaussée, pavillon et tour décorés de girouettes, plusieurs salles et chambres, chapelle, offices, remises, orangerie, cuvier, chais, cour avec puits etc. » (AD. 33 9 J 73).

La carte de Belleyme indique l’emplacement du château de Terrefort entouré d'un vaste parc. Un chemin bordé d'arbres, mène du château vers le village de Linas au nord, le domaine jouxte celui de Brillant vers le sud. En 1806, le plan cadastral montre le château comme une construction allongée, flanquée à l'est par une aile en retour d'équerre sur laquelle viennent se greffer des bâtiments d'exploitation. La tour, mentionnée dans l'acte notarié de 1754, ne figure pas sur ce relevé, alors qu'en 1843 le plan indique à l'angle sud-est du logis, une tourelle. Avant de voir le cadastre récent, il convient d'examiner d'autres sources et tout d'abord la description qu’É. Guillon fait du château qu'il visite en 1866. La demeure se présente alors comme « un corps de bâtiment allongé à deux étages, recouvert à la Mansart et surmonté d'un pavillon central, et d'une petite tourelle... »

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Une gravure parue dans « Bordeaux et ses vins », de Féret, en 1868, montre l'organisation des différents corps de bâtiments d'exploitation, la cour de ferme, et au fond de la cour d'honneur fermée par une grille, le château. Un pavillon central étroit, reçoit l'entrée principale et une fenêtre au second et au troisième niveau ; il domine deux ailes semblables qui comprennent trois travées de baies sur trois niveaux d'élévation, dont l'étage des combles couvert par un toit à brisis. Le toit pointu de la tourelle apparaît sur la gauche. Sur ce même côté, une aile en retour d'équerre paraît être couverte de tuiles sur un toit avec croupe.  

Une carte postale du début du siècle présente cette façade nord du château, les éléments décrits par le document précédent se précisent ici : pavillon central avec l'entrée surmontée par un fronton cintré, des chaînes d'angle, des lucarnes passantes.

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Le document représentant la façade sud est plus récent ; à gauche du logis, paraît en légère saillie une travée supplémentaire formant un pavillon étroit. Ce pavillon figure sur le plan cadastral moderne, vers l'ouest de la demeure.

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B. Origine du domaine.

L'histoire de la maison noble de Terrefort remonte certainement bien au-delà du XVIIème siècle, cependant l'acte le plus ancien découvert dans les archives, date du 17 juillet 1610 (AC. ii ,113). Ce jour, pour 27 500 livres, le domaine est adjugé à noble Pierre Martin conseiller général des finances. Le propriétaire précédent était Henri de Laussade, l'ainé. À propos de la famille de Laussade, des actes d'avril et juin 1596 (AC. ii ,113) font état de ventes de vignes entre un laboureur et demoiselle Françoise de Capaully, femme de feu monsieur maître Henri de Laussade, receveur ordinaire du domaine de sa majesté, en « Guienne, Bourdelois et Bazadois ». En septembre 1610, Pierre de Martin prend possession de la maison noble (AC. ii ,113) Un an après cette acquisition, le 26 juin 1611, Catherine de Lambert, veuve de Guillaume d'Alesme conseiller au parlement, dame des terres et baronnie de Blanquefort, Parempuyre, Arés et Ambés, dans lesquelles est située la maison noble Taudin, appelée de Terrefort et aussi de Paguemau, affranchit de tous les droits et devoirs seigneuriaux, cette maison, avec de plus possibilité de faire des fossés, de bâtir des tours, des canonnières, de poser des girouettes, etc. ; cela pour messire Pierre Martin (AC : 3E 3157 fol.601).

Messire Pierre Martin est nommé « de Martin » époux de Mlle Ester de Turpin, dans un acte de juillet 1612, par lequel Henri de Laussade et ses frères lui vendent les meubles et mulets de la maison noble de Terrefort. (AC. ii ,113).

Charles Hyacinthe de Martin est fait comte de Marcellus en 1742 ; dans son testament du mois d'octobre 1750, il nomme pour héritier Bernard de Martin, son fils, qui lui-même agit au nom de son propre fils André Joseph de Martin du Tyrac, héritier général de son grand-père, dans un acte notarié passé le 29 juillet 1754. (AD.33 3E I7563).

Cet acte concerne la vente de la maison noble de Terrefort à Robert Dillon ; le notaire spécifie qu'il y a en plus « un moulin à deux meules appelé de Majolan », et explique que « ladite maison de Terrefort et partie des domaines en dépendance, exigent des réparations. »

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Le 31 juillet de cette année 1754, Robert Dillon prend possession, suivant l'usage, de la maison noble et des dépendances. (AD.33 9J 73). Les Dillon gardent le domaine jusqu'a la Révolution, et même pendant la Révolution, puisqu'un extrait des registres du Directoire du département de la Gironde en date du 11 juillet 1792, rapporte une pétition de Théobald Dillon, qui réclame la jouissance de ses biens de Blanquefort. Le tribunal statue sur la loi du 8 avril de la même année, qui énonce que l'indemnité due à la nation, n'affecte que les biens des français émigrés ; or, la famille Dillon a toujours été considérée comme anglaise. La moitié du domaine qui cependant avait été confisquée, est rachetée lots par lots, jusqu'en 1806, par Théobald Dillon. (Vente des biens nat.tl). Vers 1820, le domaine aurait été acheté par la famille de Martignac puis par Guillaume Leblanc-Noguès. Mme de Mauret la veuve du vicomte Reimonencq, vend la propriété à François Seignouret en 1829. La famille Seignouret a agrandi le domaine par l'acquisition de terres et de vignes avoisinant le château.

Corinne Descrimes, la femme de François Seignouret, veuve en 1852, garde et gère les biens de Terrefort jusque vers 1890, année de son décès. Terrefort comprenait 63 hectares environ à l'achat par François Seignouret ; il possède 125 hectares lorsque les Filipini en héritent au début du siècle. En 1956, Marie Thérèse Filipini, veuve du vicomte d'Arlot de Saint-Saud, vend le domaine à l'État. Logement de fonction pour les enseignants de l'école d'agriculture qui exploite les vignes et les terres du domaine, le château est actuellement inhabité ; vents et pluies ont engagé une très sûre campagne de démolition.

Description.

Situation et composition.

C'est à l'écart de la route de Pauillac, non loin des dernières maisons de la ville, vers le nord, qu'au bout d'une allée bordée de platanes, apparait le château Dillon. Les bâtiments agricoles et viticoles, anciennes granges, chais, cuvier, écuries, délimitent une première cour. Au fond de cette cour, une grille comprise entre deux forts piliers, donne accès à la cour d'entrée du château. La façade postérieure du logis, orientée vers le sud, regarde un parc planté d'arbres.

Matériaux et leur mise en œuvre.

Les parties les plus anciennes sont faites en moellons ; autrefois couverts de crépis, le pavillon central, le pavillon en retour à l'extrémité ouest, sont construits en pierre de taille, comme les chaînes en harpe qui encadrent les fenêtres. Au faite du toit à brisis, des tuiles ont remplacé des ardoises. L'aile est, en retour d'équerre, est également couverte de tuiles.

Le château.

A- Parti général.

Un corps de bâtiment rectangulaire reçoit à l'est une aile en retour d'équerre et à l'ouest un pavillon légèrement saillant.

B- Elévations extérieures.

Façade antérieure.

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L'élévation se développe sur trois niveaux deux étages et un étage de comble.

La verticalité est soulignée par les travées composées de hautes fenêtres surmontées par des lucarnes dont les frontons triangulaires ou cintrés alternent.

Pour ne pas rompre cette verticalité, la corniche moulurée est interrompue au dessous de chaque lucarne. L'entrée du logis s'ouvre dans le pavillon central par une porte à chambranle mouluré ; elle est couronnée d'un fronton cintré. Des chaînes d'angle montent de fond jusqu'a une frise galbée, dont le profil se retrouve sur les piles du portail.

Façade postérieure.

Cette façade montre la même élévation que la façade antérieure. À l'angle ouest, s'élève une tourelle étroite enfermant un escalier à vis. Comme sur la façade antérieure, certaines baies sont murées, preuve de remaniements de la disposition intérieure.

C- Distribution intérieure.

Le rez-de-chaussée du corps de logis principal comprend le hall d'entrée et de chaque côté, en enfilade, s'alignent les salons, salles à manger et pièces de réception. Chacune de ces pièces comportait une cheminée, dont l'une existe toujours dans une grande pièce vers l’ouest. Le premier étage est l'étage des chambres à coucher, commandées par un couloir latéral éclairé par les fenêtres de la façade sur le parc. Le pavillon ouest abrite des pièces de petites dimensions dont la fonction (chambres ?), n'est pas évidente.

L'étage de comble.

Un escalier en bois, dont la rampe est formée de bois découpé façon balustres, mène sous le toit à brisis. Ces pièces sont petites et servaient certainement à loger la domesticité. ch.dillon16

L'escalier.

Une travée de baies murées sur la façade antérieure, à gauche du pavillon central, masque la présence de l'escalier qui monte à l'étage du logis. La rampe s'appuie sur un limon où court une moulure plate et lisse. La dernière volée et le palier sont supportés par le croisement de deux arcs rampants.

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Pour en savoir plus sur la ferronnerie, cliquez ICI.

Décor intérieur.

Dans une vaste salle du rez-de-chaussée, partie ouest du logis, une cheminée est adossée au mur est.

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Le manteau et les piédroits sont très abîmés, le décor simple est composé de végétaux stylisés, l’ensemble en stuc recouvre la pierre. Cette partie parait ancienne. Au contraire, la hotte droite formant la partie supérieure de cette cheminée est une construction ou une restauration relativement récente. Neuf d'aspect général, ce décor est en plâtre. Des panneaux latéraux portent un décor de branches entrelacées ; ils limitent une table où figure une scène qui a pour sujet la musique et la danse. Ce sujet indique l’utilisation de cette pièce en tant que salle de musique ou plus simplement grand salon. Au premier étage dans l’angle de l’aile en retour d'équerre, une cheminée est ornée d'une scène mythologique placée au centre du manteau chantourné. Ce décor en stuc figure un personnage féminin couronné de lauriers, tenant un caducée dans la main droite et une torche baissée dans la main gauche. À sa droite, un putto semble aider à tenir le caducée ; à gauche, un autre putto tient levée une branche de ce qui pourrait être de l'olivier. Selon le dictionnaire des attributs et des allégories, un caducée dans les mains d'une femme, symbolise la félicité, la paix, la concorde. Une torche désigne le feu des passions déréglées ; mais le renoncement à cela, probablement, si elle est baissée. La volonté d'une réussite commerciale ou la manifestation de cette réussite a, semble-t-il, été le sujet de la commande, soumis à l’inspiration d'un artiste qui s’est avec une bonne technique acquitté de cette tâche.

Au même étage de cette aile, dans une pièce voisine, des armoiries se trouvent « enchâssées dans la muraille » selon l'expression employée par M. d'Arlot de Saint-Saud dans ses cahiers conservés aux archives départementales. (AD. 33 9J 73).

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« Couronne ducale, bâtons de maréchal, collier des Ordres, ce sont les armoiries de Nicolas-Auguste de la Baume, sire de Pluvinel, maréchal de France en 1703, gouverneur de Guyenne en 1704, chevalier du Saint-Esprit en 1705, décédé à Paris en 1716 », affirme M. d'Arlot de Saint-Saud.

Dans le corps de logis principal, au même premier étage, une chambre s’ouvre par une fenêtre sur la façade antérieure. Les murs ont gardé des éléments d'un décor en stuc ou en plâtre, qui évoque le style rocaille en vogue particulièrement au XVIIIème siècle.

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Les trophées, tous semblables, contiennent une torche, un carquois garni de flèches qui, croisées, soutiennent un nid avec des œufs surveillés par un oiseau posé, rejoint par un autre oiseau en vol. Peut-être est-ce là l’histoire d'une famille unie, ou simplement un thème apprécié par les propriétaires pour le décor de leur chambre. Les murs sont animés par des panneaux formés par des moulures arrondies ornées d'éléments végétaux contournés. Cette pièce est séparée du couloir par une cloison peu épaisse ; de même, la cloison mitoyenne, avec une petite pièce donnant aussi sur la façade principale, est en briques fines recouvertes de plâtre.

Ces cloisons paraissent provenir d'un réaménagement des pièces de cet étage, à une époque bien postérieure au XVIIIème siècle ; le décor qui les orne serait donc contemporain de ces travaux. Dans la petite pièce contiguë, le manteau de la cheminée porte un décor de branches d'olivier. Un médaillon représentant une femme assise, habillée à l’antique, versant avec un vase de l'eau sur un petit arbre, évoque la Grèce ancienne. Ce médaillon et deux amphores en faible relief décorent le dessus d'une cheminée d'une salle de ce premier étage.

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Note de synthèse.

Dans l'histoire complexe du château Dillon, certains éléments sont cependant assurés : au XVIIème siècle, Pierre Martin achète une demeure, que l'affranchissement des droits seigneuriaux lui permet d'anoblir par la possibilité de construire des tours, de poser des girouettes. Au XVIIIème siècle, pavillon et tour sont décorés de girouettes, la maison à deux étages au dessus du rez-de-chaussée. La description de Guillon, à la deuxième moitié du XIXème siècle, est conforme à cela. L'aile ouest, en légère saillie, est construite au début du XXème siècle, ce qui est attesté par les cartes postales. Les différentes campagnes de constructions, les restaurations ou les reconstructions, ne sont ensuite que des hypothèses, parfois appuyées par l'architecture même de la demeure. Lorsqu'en 1611, Pierre Martin prend possession de la maison noble de Terrefort, Mathieu Martin fait construire, fossés du Chapeau-rouge, « une belle demeure » par le maître maçon Henry Roche (in « Revue hist. » 1972. p. 44). Pierre et Mathieu Martin sont frères, la famille compte encore trois autres frères : Odet, peut-être conseiller au parlement, Jean, trésorier général des finances et Raymond, receveur général des décimes. Henry Roche avait construit des hôtels pour Mathieu et pour Raymond, il serait, bien sur, assez hasardeux de penser à cet architecte pour Terrefort, bien que la construction, importante, pût amener un homme d'un certain renom, à intervenir non loin de Bordeaux. C’est une période où nombre de parlementaires et de bourgeois font construire à Bordeaux. L'hôtel Pichon, cours de 1’Intendance, l'hôtel de Puységur, l'hôtel de Razac, rue du Mirail, sont des exemples de l’architecture urbaine des débuts du XVIIème siècle, comme les bâtiments du noviciat des Jésuites dont le pavillon central et les lucarnes passantes pourraient évoquer Terrefort, mais aussi certaines demeures du XVIIème siècle dans le bordelais.

Du XVIIème siècle, à Terrefort, ne subsisteraient que les murs en moellons du bâtiment principal, ainsi que les baies qui pour certaines gardent les traces des meneaux. Le pavillon central, d'un appareil régulier, semblerait avoir subi une restauration au siècle suivant. Comme le bâtiment principal, l’aile en retour d'équerre est en moellons ; les murs ont 60 centimètres d'épaisseur, comme ceux du corps de logis principal. Cependant, il est peu vraisemblable que cette aile, qui rompt la symétrie de l'ensemble de la construction, soit contemporaine du château ; cela bien que la moulure qui court sous la corniche du corps principal se continue avec régularité et même profil sur l’aile. L'acte de vente de 1754 précise que la demeure et les dépendances nécessitent des réparations ; Robert Dillon a donc pu, à cette époque, faire rebâtir la toiture. L'alternance des frontons triangulaires et cintrés qui couronnent les lucarnes se faisait avant Victor Louis. Le toit à brisis est en faveur d'une réfection de la couverture au XVIIIème siècle. Une campagne de travaux importants semble concerner le XIXème siècle. Et puisque François Seignouret achète le domaine en 1829, il est peut-être à l’origine de restaurations extérieures, mais aussi et surtout, d'un réaménagement intérieur. La grecque et les fers de lance de la grille sont directement tirés du répertoire néo-classique, très en vogue à Bordeaux à l'époque où les Seignouret viennent s'y installer. Le troisième niveau et la couverture du pavillon central sont peu abîmés et ont pu être reconstruit à cette période. L'inventaire des biens du château de Terrefort, établi le 3 janvier 1853, informe que le rez-de-chaussée est occupé par deux salons, une salle à manger, les cuisines, le premier étage par six chambres à coucher et que les combles abritent les pièces des domestiques. (AD.33 3E 25109).

Au premier étage, les cheminées sont d'un « goût antiquisant », que ce soit la scène de la femme dans un médaillon inscrit sur un fronton soutenu par des pilastres, ou l'arc cintré contenant un motif en éventail.

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La chambre « rocaille », avec ses trophées répétés, tous identiques, au plafond, et ses moulures contournées, posées sur des cloisons de briques minces, est peut-être la volonté de gens fortunés de décorer une chambre à coucher « grand style ». La hotte assez massive de la cheminée du rez-de-chaussée, avec son décor façon XVIIIème siècle, est un ouvrage, comme la chambre, qui doit dater d'une période proche du milieu du XIXème siècle. Le château Dillon très proche de l’état de ruine, est une des constructions les plus anciennes de la commune ; l'histoire de son architecture est étroitement liée à l’histoire riche et parfois extraordinaire de ses acquéreurs. Il est pour cela assez triste de laisser à l'abandon cette encore belle demeure.

Annexes.

Robert Dillon et sa famille (« Les Dillon en France », Marquis de Certaines, Nevers 1982 (non publié).

1° En Grande Bretagne.

Robert Dillon, fils de Théobald et de Christina White, est né en 1710. Il a suivit les exils successifs de son père qui, dépossédé de ses terres de Kill-Cornan, avait vécu à Dublin puis en

Connaught, avant de devoir quitter définitivement l’Angleterre. Robert Dillon se marie une première fois avec Martha Newland en 1737. Il a alors une fille : Christine ; mais peu après Martha meurt. Christine suivit son père en France et son mariage fut célébré en 1761 dans la chapelle de Terrefort. Le second mariage de Robert Dillon a lieu en octobre 1745, il épouse Mary Dicconson de qui il a, en Angleterre, six enfants.

2° En France.

Un membre de la famille meurt en Irlande, ses affaires étaient mal gérées, particulièrement à Bordeaux ; Robert Dillon décide de s’en occuper et de se rendre en France où sa femme avait d’ailleurs été élevée. Il s’installe à Bordeaux et achète les terres et le château de Terrefort en 1754. C’est en sa demeure que, le 5 février 1764, Robert Dillon décède laissant Mary Dicconson, alors enceinte de son douzième enfant. Elle reste à Terrefort jusqu'à la Révolution, ses fils étaient tous émigrés, puis elle va vivre au Taillan chez sa fille Mary, épouse de Paul Marie Armand de Lavie, fils ainé du marquis de Lavie.

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Texte et photographies extraits de : Châteaux et maisons de campagne de Blanquefort, mémoire de maitrise de Bertrand Charneau, Université de Bordeaux III, 1984.

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