Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

La ferronnerie.

Les quelques exemples d'ouvrages de ferronnerie rencontrés dans des demeures de la commune, offrent un échantillonnage intéressant, propre à retrouver les étapes de l'évolution de cet art dans le bordelais. La rampe de l'escalier intérieur du château Dillon est l’ouvrage le plus ancien trouvé dans la commune. Les panneaux sont composés d'un dessin simple de volutes, convergentes à la partie inférieure, et opposées à la partie supérieure du panneau. La silhouette évoque la forme des balustres de pierre imités dans les débuts de cet art du fer. Un exemple proche de ce modèle est la rampe de la sacristie de l'église Notre-Dame à Bordeaux. Ces travaux ont, semble-t-il, été exécutés par des serruriers du tout début du XVIIIème siècle (ou de l'extrême fin du XVIIème siècle pour Dillon). Vers le milieu du XVIIIème siècle, apparaît le style rocaille dont la ferronnerie adopte les formes contournées. Dans ce courant, la cage de l'escalier de Muratel possède une rampe dont les panneaux sont occupés par des enroulements engagés les uns dans les autres, et séparés par des pilastres étroits. Ce style Louis XV, aux formes compliquées, persiste à Bordeaux jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. Les motifs néo-classiques de la grille du château Dillon, témoignent que, parallèlement aux styles Louis XV et Louis XVI, la ferronnerie s’est, comme l'architecture, imprégnée d'un vocabulaire antiquisant. La deuxième moitié, la fin du XIXème siècle, et le tout début du XXème siècle, offrent un ensemble des styles qui perdurent. Le garde-corps de la terrasse de Muratel, sur la façade postérieure, montre des panneaux occupés par des ovales reliés par un motif formé d'un anneau et de fleurons ; l'ensemble très géométrique, est en accord avec la façade datable des années 1860. La ferronnerie des balcons du château de Grattequina, atteste, vers 1872, d'un goût pour les formes du passé. L'exécution très mécanique, a cependant quelque peine à retrouver les chantournements du XVIIIème siècle.

ferronnerie

Texte et dessin extraits de : Châteaux et maisons de campagne de Blanquefort, mémoire de maitrise de Bertrand Charneau, Université de Bordeaux III, 1984, p.182-183.

joomla template