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Le récit d’un résistant déporté.

Pierre-Gilbert Roché a passé 19 mois dans les camps de Buchenwald, en Allemagne, de 1943 à 1945. À l'occasion des cérémonies commémoratives de la victoire du 8 mai 1945, Pierre-Gilbert Roché, né à Espiet il y a 90 ans, a été fait chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, pour son engagement dans la Résistance à partir du 1er avril 1942. À 17 ans, apprenti boulanger dans l'Entre-deux-Mers, il décide de participer à la Seconde Guerre mondiale et surtout à la libération du territoire national, une évidence pour le jeune homme, alors que son père était mobilisé en Alsace.

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Pierre-Gilbert Roché et ses médailles : du travail, militaire et la Légion d’honneur.

Après avoir réussi son certificat d'études en 1937, il a commencé un apprentissage en boulangerie lorsqu'il a été arrêté, le 11 mars 1943, sans jamais savoir pourquoi, tout comme ses deux frères, à Bordeaux. Pierre-Gilbert Roché a d'abord été emprisonné au Fort du Hâ pendant trois mois, puis au camp de Compiègne pendant deux mois avant d'être déporté à Buchenwald, en Allemagne, le 3 septembre 1943. Il y a passé 19 mois à travailler dans une carrière de pierres puis à monter des fusils et, enfin, à assembler des missiles V2 durant 10 heures par jour. « Nous étions plus de 60 000 prisonniers de toutes nationalités, française, belge, russe et polonaise. Ce n'était pas possible de s'enfuir, chaque soir il y avait l'appel. Les conditions étaient très difficiles, le matin, nous avions un petit morceau de pain avec une barre de margarine, un bol d'eau, et le soir une soupe claire. On dormait sur une planche de bois avec une couverture et les toilettes étaient en plein air, au milieu de la cour. L'hiver, il faisait -25 avec de la neige. On avait peur d'être tué. La seule manière de tenir était l'espoir. Les Américains ont libéré le camp le 11 avril 1945. Nous avons été rapatriés en France et je suis rentré à Bordeaux en mai. »

Pierre-Gilbert Roché a mis une année pour se remettre de cet enfermement, puis il est parti travailler pour la Compagnie des wagons-lits de 1946 à 1977, où il a terminé sa carrière comme chef de brigade. Père de quatre enfants, il vit à Caychac à Blanquefort où il jardine et fait du vélo dans la forêt proche, 20 à 30 km tous les matins quand il fait beau, du vélo d'appartement l'hiver.

Article et photo Marie-Françoise Jay,  journal Sud-ouest du 4 juin 2015 .

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