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Extraits du registre du conseil municipal de 1938 à 1948.

Nous avons repris dans les registres communaux les points suivants, qui concernaient la Seconde Guerre mondiale.

- Séance du 27 novembre 1938 : 396. Lettre du Préfet au sujet des commissions de Réquisitions. Le Préfet déclare à M. le maire de Blanquefort : « Par lettre, le Général commandant la 18ème région militaire m’a fait savoir qu’au cours des opérations préliminaires à la réquisition des animaux effectuée à l’occasion des récents évènements, les présidents de commissions de Réquisitions ont partout trouvé, auprès des municipalités intéressées et des populations, un accueil cordial et une collaboration efficace… ».

- 1939 : pas de mention de la guerre.

- 1940 : pas de mention de la guerre.

- 1941 : Séance du 16 mars 1941 : Installation du nouveau conseil municipal nommé par les divers arrêtés du Préfet de la Gironde : Maire : Amédée Fillon, Adjoints : MM. Miquau et Castagnet. Conseil municipal : Mme Dumora, MM. Léglise, Castéra, Valet, Pont, Curat, Labeyrie, Brun, Dugravier, Gautier, Bensac, Blanc, Lambert, Picquot.

Le Maire exprime ensuite son désir de voir ce nouveau conseil travailler en parfaite harmonie pour le plus grand bien de la commune à l’heure où le plus bel exemple nous est donné par l’Illustre Chef qui préside aux destinées de la Patrie. Puis le message qu’il va envoyer au Maréchal Pétain : « Le conseil municipal de Blanquefort (Gironde) récemment nommé, réuni le dimanche 16 mars 1941 en séance d’installation, adresse à M. le Maréchal Pétain, chef de l’État français ses sentiments de reconnaissance pour son œuvre de redressement national et l’assure de son entier et respectueux dévouement. »

- Séance du 1er mai 1941 : Signification de la fête du travail, de la Concorde et de la paix sociale. Le conseil municipal, revenu le 1er mai 1941 pour célébrer la dite fête, adresse à M. le Maréchal Pétain, chef de l’État français et à son gouvernement l’expression de sa fidélité et de son dévouement. Lui exprime sa reconnaissance pour la réalisation de justice sociale qu’il poursuit et dont les effets se sont déjà fait sentir en faveur de la famille française et des vieillards, se permet d’ajouter son espoir de voir les avantages réservés seulement jusqu’ici, aux salariés, telles « l’allocation de la mère au foyer » et « la retraite des vieux travailleurs », s’étendre aux exploitants des entreprises agricoles, de l’artisanat et du commerce, reposant cet espoir sur les magnifiques paroles prononcées à Pau par le Maréchal Pétain, l’assure de sa collaboration entière à l’œuvre de reconstitution nationale.

- Séance du 22 juin 1941 : 461. Le traitement de la secrétaire adjointe passe de 600 à 100 F par mois.

- Séance du 27 juillet 1941 : 473. M. Valet avait été chargé d’assurer un système d’amélioration du ravitaillement ; il rend compte de sa mission, non encore terminée, et M. le Maire et tout le conseil le remercie du dévouement intelligent et de l’activité dont il fait preuve pour résoudre au mieux des intérêts de la population cet important problème.

474. Révocation du garde champêtre de Blanquefort Casteig suite à insulte à Fillon et sa séquelle (le conseil municipal ancien). M. le Maire lit ensuite l’arrêté de M. le Préfet de la Gironde qui relève de ses fonctions le garde-champêtre pour manque de conscience professionnelle. La résolution adoptée à l’unanimité signale : « Le 19 juillet, ce garde-champêtre a adressé à tous les conseillers municipaux de Blanquefort une lettre nettement injurieuse à l’égard du maire de Blanquefort et de son conseil de 1936 qu’il désigne en ces termes : « Fillon et sa séquelle ». Les faits qu’il invoque en les dénaturants prennent ainsi à l’adresse du maire, de ses adjoints d’alors et de ses conseillers, même ceux qui ne siègent plus parmi nous, un aspect diffamatoire et de calomnie. Ces faits, invoqués après 5 ans par ce garde érigé en censeur du conseil et du maire et à dessein dénaturés par lui, prouvent seulement que cet employé municipal n’a pas hésité pour se procurer ce qu’il appelle les preuves des « crimes » du maire de Blanquefort à s’emparer des registres municipaux auxquels nul n’a le droit de toucher sans l’autorisation du maire et sous sa surveillance, les ayant contre tous droits emportés, montrés à des tiers, s’est ainsi rendu coupable de sanctions que par bonté d’âme l’on n’a pas voulu appliquer à l’époque. Mais aujourd’hui, devant l’ignoble attitude de ce garde-champêtre, il ne semble pas que l’on puisse plus longtemps faire preuve de mansuétude à son égard. Le conseil municipal tout entier se doit de réclamer la sanction méritée, c’est-à-dire la révocation pure et simple sans indemnité…

- Séance du 21 septembre 1941 : 477. Difficultés transmis à l’intendant Régional pour exposer la situation du Ravitaillement tant pour les vivres que pour le chauffage.

479 et 483. Demande du conseil municipal pour que Blanquefort comme Bruges et Eysines soit compris dans l’agglomération bordelaise en en faisant ressortir l’intérêt au point de vue du ravitaillement.

484. Demande de la libre circulation du bois pour les communes, comme Blanquefort, qui ne possèdent pas le gaz

- Séance du 9 novembre 1941 : 486. Note pour la presse. Il est décidé que la note suivante sera adressée à la presse en vue de l’insertion. « Le maire et le conseil municipal de Blanquefort, conscients des devoirs de leur charge, n’ont jamais perdu de vue les intérêts de la population qu’ils défendent avec force et ponctualité malgré les difficultés considérables de l’heure présente. Les questions du ravitaillement, du chauffage, les œuvres sociales ont toujours été les premiers de leurs soucis. Que les habitants de Blanquefort soient persuadés que rien de ce qui les touche ne laisse la municipalité indifférente, contrairement à la rumeur que certaines personnes voudraient accréditer auprès du public.

- Séance du 21 décembre 1941 : 487. Démission de M. Castagnet. M. le Maire fait part au conseil de la démission de M. Castagnet, de conseiller municipal et d’adjoint. Il est remplacé par M. Olivier Mathurin.

498. Nomination de M. Labat. M. le maire fait part au conseil de la nomination, par M. le Préfet, de M. Labat Joseph aux fonctions de garde-champêtre.

- Séance du 26 juillet 1942 : 509. Acquisition du buste du maréchal Pétain, coût de l’achat du buste en terre cuite : 750 F. Vote d’une somme de 1000 F pour l’achat et la mise en place dans la salle du Conseil.

513. Colis aux prisonniers. M. Picquot fait connaître que le reliquat de la fête des mères sera versé à M. Valet pour la confection de colis aux prisonniers.

- Séance du 29 août 1943 : 542. Imposition du foin. M. le Maire communique au conseil municipal les dispositions du prélèvement du foin dans la commune. Le conseil municipal fort ému proteste à l’unanimité contre l’imposition des foins telle qu’elle a été présentée sans considération de la récolte des propriétaires imposés. Il semble qu’une répartition plus comptable des charges pourrait être faite.

- Séance du 14 novembre 1943. 548. Colis aux prisonniers. Le conseil vote un crédit de 3 000 F pour la confection de colis aux prisonniers de la commune.

- Séance du 20 février 1944. 549 bis. M le Maire signale le recensement prochain des chevaux.

- Séance du 18 juin 1944. 550. M. le Maire en son nom et au nom du conseil municipal exprime le regret que l’absence de M. Léglise ne lui permette pas de lui présenter ses condoléances pour le deuil cruel qui l’a frappé.

- Séance du 21 septembre 1944 : 561. Installation de la Délégation Spéciale : Président : Duvert. Vice président : Sibrac et Puyfourcat. Chichet, Balguerie, Carme, Eyquem, Vital, Dumora, Santaliestra, Labat, Dubos, Déris, Lamboley, Coutoula (arrêté du 19/9/1944). Excusé : M. Déris.

M. le Président donne lecture de l’arrêté en date du 19 septembre 1944, de M. le Préfet de la Gironde nommant une délégation spéciale dans la commune et de la réponse faite à M. le Préfet où il est mentionné : « Je tiens à vous affirmer le dévouement à la France et à la République de tous les membres de la Délégation Spéciale, dont les efforts tendront à la bonne marche des affaires de la commune, au maintien de l’ordre et à la concorde ». Chaque membre de la délégation recevra copie de l’arrêté de M. le Préfet portant nomination de la Délégation Spéciale. Avant de délibérer, la délégation spéciale accorde une pensée émue tant à nos camarades morts aux armées qu’aux victimes de la résistance et à ceux qui souffrent, prisonniers et déportés, espère leur retour prochain et assure les familles de toute sa sollicitude. Les Commissions suivantes sont instituées : Agriculture, Cantines, Cartes d’alimentation, Chaussures Textiles Pneus, Famille, Finances, Travaux Publics (elles comportent 3 ou 4 membres chacune). M. Eyquem demande les raisons qui ont présidé à la constitution de la Délégation Spéciale telle qu’elle se compose. M. le Président fait connaître qu’elle a été constituée conformément aux instructions du Comité départemental de la Libération. M. Eyquem remercie M. le président de son exposé et l’assure de son dévouement. M. le Président fait l’historique de la résistance pendant la guerre jusqu’à ce jour et l’heureuse intervention de ses membres pour le ravitaillement et les transports lors de la période troublée ayant précédé et suivi le départ des Allemands.

563. Commission textile, chaussures, pneus. À la demande de M. le Président et pour éviter les abus précédemment commis, une Commission, composée de MM. Déris, Lamboley, Chichet et Coutoula, est chargée d’examiner les demandes de bons de chaussures, textile et pneus et en assurer la distribution.

567. Avenue Général de Gaulle. Pour honorer notre libérateur, la Délégation Spéciale décide à l’unanimité de baptiser la portion de la route du Médoc dans sa traversée de la commune « avenue du Général de Gaulle ».

568. M. Lamboley propose de rétablir dans son ancienne appellation la place de l’église.

571. Réintégration officielle de M. Lacaze comme secrétaire de mairie dont il avait injustement été chassé par un arrêté soumis à l’approbation de M. le Préfet.

575. Ouvriers travaillant en Allemagne. M. Déris demande s’il ne serait pas possible de monter une représentation en faveur des ouvriers travaillant en Allemagne. M. le président demande d’attendre que soient données les séances en faveur des prisonniers.

584. La délégation spéciale décide de remettre la plaque de la place de l’église.

586. M. Chichet demande le nivellement des terrains bouleversés par les fossés antichars.

M. le président fait connaître qu’un budget a été prévu, la Préfecture ayant donné des instructions à ce sujet.

- Séance du 5 novembre 1944 : 588. Drapeaux alliés. Sur proposition de M. le président de la Délégation Spéciale décide l’achat d’un drapeau anglais, américain et russe.

Séance du 15 mai 1945 : 631. Installation du conseil municipal (loi du 5/4/1884, arrêté préfectoral du 31/3/1945, Inst. du Ministre de l’Intérieur du 5/5/1945). Election du Maire et des adjoints. Conseillers municipaux (21) présents : Castéra Robert, Blanc Edmond, Dumora Émilienne, Sibrac André, Carme Léopold, Daviot Louis, Valet Raymond, Baudinière Marcel, Chichet Pierre, Déris André, Lambert Guillaume, Labeyrie Paul, Balguerie Gaston, Laporte Maurice, Olivier Mathurin, Duvert Jean, Dugravier Anne Marie, Coutoula Marcel, Labatut Jean, Lamboley Gabriel, Eyquem Alcide.

Maire : Jean Duvert : 19 voix et 1 nul - Robert Castéra : 1 voix

Premier adjoint : Léopold Carme : 20 voix et 1 nul. Deuxième adjoint : Raymond Valet : 19 voix. Adjoint supplémentaire : André Sibrac.

M. le Maire propose au conseil municipal d’adresser à M. le Préfet l’adresse suivante qui est adoptée à l’unanimité. « M. le Préfet. Les membres du nouveau conseil municipal de Blanquefort, émanation démocratique du vœu populaire, vous renouvellent leur attachement à la République et à toutes les libertés qu’elle représente. Vous prient de croire à leur dévouement total à la France et vous demandent de transmettre au Général de Gaulle le vibrant témoignage de leur attachement à la politique qu’il a jusque là vaillamment défendue ; avec toutes leurs félicitations pour l’œuvre déjà accomplie, lui affirme, avec leurs encouragements, qu’ils aideront de tous leurs moyens à la poursuivre. Assurent M. le Préfet de leur entier dévouement dans la lourde tâche qui s’offre à tous et le prient d’accepter l’expression de leurs sentiments respectueux et patriotiques ».

Préalablement, le Maire avait donné lecture de la motion suivante qui avait été adopté à l’unanimité :  « Le nouveau conseil municipal de Blanquefort réuni pour la première fois aujourd’hui, après notre délivrance totale et la victoire en Europe aux côtés de nos alliés, adresse une pensée émue et reconnaissante à tous les morts de nos armées ainsi qu’à ceux de la Résistance, ses félicitations à tous les prisonniers et déportés déjà rentrés dans leurs foyers, et exprime son espoir de voir tous les autres bientôt parmi nous ».

À la lettre adressée à M. le Préfet, M. Lamboley demande que soit ajouté l’additif suivant : « Pour l’application d’une République dure et pure et du programme intégral du conseil national de la résistance ». Cet additif n’a pas été retenu par 20 voix contre 1.

- Séance du 19 juin 1945 : 638. Fête du Retour. M. Le Maire fait connaître que la fête du retour aura lieu à une date qui sera fixée ultérieurement, probablement fin août. Un vin d’honneur sera offert à la mairie pour tous les rapatriés. La commission des fêtes se réunira dans quelques jours avec les groupements intéressés afin de préparer au mieux cette fête qui devra avoir toute l’ampleur et la solennité nécessaires.

639. M. le Maire donne lecture du télégramme du Général de Gaulle en réponse à notre message du 18 mai : « J’ai été particulièrement sensible au message que vous m’avez fait parvenir. Le Gouvernement provisoire de la République sait qu’il peut compter sur vous et vos mandants pour l’accomplissement des grandes tâches devant lesquelles est placé notre pays ». Général de Gaulle.

640. Subvention aux déportés. M. Déris, représentant du centre d’Entraide aux Rapatriés, demande au conseil municipal de voter, comme il a été fait pour le livret du prisonnier, une subvention pour le livret du déporté. Le conseil municipal vote à l’unanimité une subvention établie au prorata du nombre des déportés. Sur proposition de M. Lamboley, il est précisé que seuls les déportés en seront les bénéficiaires et non les volontaires.

642. Incident Lamboley. M. Lamboley, ayant demandé pourquoi la manifestation du 18 mai n’avait pas eu davantage de publicité, M. le Maire fait savoir qu’ayant reçu tardivement les directives de la Préfecture le 16 mai, il s’y était immédiatement conformé et avait convoqué les enfants des écoles devant le Monument aux Morts pour le 18 à 10 heures et leur avait lu l’appel à la résistance du Général de Gaulle en 1940, qui fut suivi par le chant du départ. La même cérémonie avait eu lieu par ses soins, en présence des jeunes gens de la formation prémilitaire du canton, le samedi 16. Le 18 au soir, une retraite spontanée, régulièrement autorisée par M. le Maire, donnée par l’Éveil Blanquefortais, ayant eu lieu dans les rues et s’était rendue à la mairie, suivie par la foule, M. le Maire lut à nouveau sur le perron l’appel du général de Gaulle. L’Union musicale exécuta la Marseillaise et la Marche Lorraine, aidée par l’Éveil. M. Lamboley, insistant et ayant demandé pourquoi la fête n’avait pas été plus étendue, M. le Maire lui répond que ce jour n’étant pas férié, et la majorité des habitants étant cultivateurs, rentrant fatigués et fort tard le soir, il n’avait pas été possible de faire davantage et que par ailleurs, d’après le désir de tous y compris le Général de Gaulle, nous avons davantage besoin de travail que de fêtes pour relever le pays. M. Lamboley a alors une altercation assez vive avec M. Alcide Eyquem, conseiller. Pour éviter un incident regrettable, M. le Maire lève la séance. M. Lamboley, ayant déclaré à haute voix, clairement entendue, que si on voulait le prendre sur ce ton, les séances ne seraient pas ce qu’elles pourraient être, qu’il ne manquerait pas de faire de l’obstruction et créer des incidents à chaque réunion.

- Séance du 5 septembre 1945 : 680. Trams. Etat de malpropreté du terminus des trams….

681. Monument aux Morts. M. Lamboley demande à ce qu’il soit procédé à la réfection du Monument aux Morts. M. le Maire répond que ceci a déjà été prévu, les inscriptions des morts de la guerre 1914-1918 seront refaites. Quant à l’inscription de ceux de 1939-1945, il y a lieu de trancher auparavant certains cas litigieux, dès qu’ils le seront et que les conditions matérielles le préciseront, il sera procédé au redorage des lettres et au rejointoiement ainsi qu’il avait été déjà prévu.

685. M. le Maire fait connaître qu’il y a lieu de verser, à titre de subvention, les sommes primitivement destinées au livret du prisonnier et du déporté, à la section locale des prisonniers et à la section locale des déportés.

686. Commission des textiles et des pneus. Longue discussion avec M. Lamboley sur la présence de M. Matheau à cette commission…

- Séance du 15 décembre 1945 : Anciens militaires. M. le Maire donne lecture d’une invitation collective faite à tout le conseil municipal par les dirigeants de l’Amicale des anciens militaires de Caychac et Blanquefort concernant la messe, concert et bal qu’elle donne pour ses membres défunts et au profit de ses veuves.

- Séance du 9 mars 1946 : 723. Monument aux Morts de Caychac. Une commission chargée d’homologuer l’emplacement choisi pour l’érection du Monument aux Morts de Caychac sur la place des platanes, est désignée comprenant MM. les adjoints, les conseillers de Caychac et M. Lambert, rapporteur M. Sibrac.

730. Affaire James François. M le Maire lit au conseil la lettre émanant de la cellule communiste de Blanquefort demandant de donner le nom de James François à une rue de la commune. Examinant avec bienveillance cette demande, M. le Maire est obligé de reconnaître, avec la plupart des membres du conseil, que s’il fallait donner le nom de chaque Blanquefortais tombé au champ d’honneur aux diverses rues de la commune, il n’y en aurait pas assez pour les honorer tous. D’autre part, la gravure du nom des victimes de la guerre 1939-1945 étant officiellement prévue sur le socle du Monuments aux Morts, le nom de James François y figurera avec la mention « victime de la barbarie nazie ».

- Séance du 18 mai 1946 : 744. Gerbe de fleurs. Une gerbe de fleurs a été déposée au Monument aux Morts de Caychac au nom de la municipalité et payée par chaque conseiller.

756. Ravitaillement. M. le Maire donne lecture de la lettre de M. le Préfet lui faisant connaître que notre commune venait d’être classée par M. le Ministre du ravitaillement en catégorie A, c’est-à-dire parmi les centres à suppléments nationaux.

766. Tubes Manesmann. M. le Maire fait connaître au conseil municipal qu’après des démarches, tant auprès de l’autorité militaire que des services des domaines, il a pu se faire acheteur de tuyaux type Manesmann, laissés par les Allemands dans la propriété Massart. Ces tuyaux seront cédés à la commune au prix de 7 F le kilo moyennant le versement de la somme de 10 000 F à titre de cautionnement. Ces tuyaux serviront à l’établissement de certaines adductions d’eau. Après échange de vues, le conseil municipal, à l’unanimité, donne son accord sur cet achat.

- Séance du 30 août 1946 : 769. Démission de M. Lacaze, secrétaire de mairie à dater du 1er octobre 1946. 770. Affaire Lacaze Pierre. Le conseil donne tous pouvoirs à M. le Maire pour faire verser la somme de 14 868 F due à M. Pierre Lacaze et représentant le montant des frais de déménagement qu’il avait déboursé par suite des réquisitions de son immeuble à Montigny pour loger la maison Saint-Michel. Cette somme ayant été virée à tort dans la caisse du receveur municipal.

778. Personnel communal. Étant donné le mauvais état des chemins dans la commune, particulièrement dans le quartier du Tanaïs, Linas, Caychac, École d’Agriculture, Déhez, Dulamon, Cholet et la palu, les troupes d’occupation ayant particulièrement séjournées dans ces endroits et actuellement le camp du Tanaïs étant occupé par une formation française de transports lourds (4ème Train des équipages), et le camp du Soustra par un Centre de Formation professionnel qui occasionnent l’un et l’autre un surcroît de roulage lourd dans la commune qui contribue à amplifier et à entretenir le mauvais état des chemins communaux dont le personnel communal même augmenté aura beaucoup de peine à venir à bout, ceci nécessitant de toute urgence le rétablissement d’un cinquième poste occupé par le cantonnier chef comme il existait avant 1939. 778 bis. Du fait de la création du camp militaire du Tanaïs (4èmeTrain des équipages), du camp du Maréchal Lyautey au Soustra (Centre de Formation professionnel) et de la très prochaine installation des Orphelins d’Auteuil au château Dulamon, la population de Blanquefort se trouvera considérablement augmentée (1 500 à 2 500 personnes supplémentaires) d’une population particulièrement active, ceci nécessitant la création du poste d’appariteur pour suppléer en partie au garde-champêtre, devenu de ce fait insuffisant pour les nombreuses missions qu’il a à remplir jusque là seul.

783. Monument aux Morts. Pleins pouvoirs sont donnés à M. le Maire pour traiter la gravure et la remise en état du Monument aux Morts afin que cela soit fait avant le 11 novembre. M. le Maire ayant déclaré avoir déjà traité cette question avec MM. Carme et Valet et désirer lui-même que tout soit en ordre pour cette date.

784. Lutte contre les criquets… du pétrole a été acheté pour les lance-flammes aux établissements Bayard à Blanquefort et Paillasse à Caychac… Remerciements aux officiers commandant le camp du Tanaïs et les militaires de ce camp pour l’aide apportée…

- Séance du 14 décembre 1946 : 799. Nominations de M. Rabiller Robert, secrétaire de mairie et de Mme Touroute pour le service des textiles et chaussures.

- Séance du 17 mai 1947 : 852. Fête de la Victoire. Sur une question de M. Lamboley au sujet de la célébration de la fête de la victoire, M. le Maire fournit toutes explications et déclare que ce jour n’étant pas férié, il a déposé en présence des adjoints et du personnel de la mairie, une belle gerbe de fleurs au Monument aux Morts au nom de tous les habitants de la commune de Blanquefort le dimanche suivant célébrant la même fête au quartier de Caychac avec les anciens militaires. Ceci conformément aux ordres reçus de M. le Préfet. Le conseil donne son approbation à ce sujet.

877. Subvention pour l’érection d’un monument à Gabriel Péri. M. le Maire donne connaissance au conseil de la demande de subvention pour l’érection d’un monument à Gabriel Péri. À l’unanimité, le conseil considère qu’il est impossible de subventionner tous les monuments qui pourraient être érigés, et décide que pourront seuls être subventionnés les monuments du même ordre intéressants des cas bien connus de la Gironde.

- Séance du 17 janvier 1948 : Proposition d’une rue « Général Leclerc ». M. le maire… à son avis, la rue Jules Moreau conviendrait à ce changement de nom. Le conseil donne son accord à l’unanimité et décide que ces nouvelles plaques seront ultérieurement inaugurées officiellement.

Subvention à l’Amicale FFI. 1 000 F accordés.

Séance du 24 juillet 1948 : Frais de réinhumation d’un mort pour la France. M. le Maire rend compte au conseil que conformément à la loi, les obsèques ayant lieu à l’occasion de la réinhumation des corps des victimes de guerre sont aux frais de la commune qui reçoit le corps et qu’en compensation elle reçoit une indemnité forfaitaire de 1 000 F du ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. En conséquence, il demande au conseil de voter la dépense afférente aux obsèques de Jean Lamboley, résidant hors commune, mais inhumé dans une concession du cimetière de Blanquefort, ainsi que le prix d’achat de la gerbe offerte par la municipalité, ce qui est adopté à l’unanimité.

- Inauguration de la rue du Général Leclerc… Elle aura lieu le 29 août en même temps que la célébration de l’anniversaire de la libération de la région bordelaise…

- Séance du 27 novembre 1948 : Réinhumation Laporte « Mort pour la France ».

Extraits relevés par Henri Bret et Christian Déris, avril. 2006.

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