Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Une réserve… sans réserve.

Il s’agit du dernier marais de l’agglomération bordelaise resté à l’état de nature et désormais protégé. 2 500 hectares s’y offrent à la balade.

Un portillon s'ouvre sur un autre monde, sans bitume, sans constructions, sans voitures. Et, pourtant, on est sur le territoire de la CUB, tout près de l'agitation urbaine. Au marais-réserve naturelle de Bruges, pas même le roulement d'un vélo n'est toléré. On y accède par la route qui mène à Blanquefort, le long de la voie ferrée, future ligne du tram-train.

C'est le monde du calme et du règne animal. Ne vous attendez pas, toutefois, à y faire des rencontres extraordinaires et nombreuses. Vous devez vous considérer comme l'invité d'une multitude quasiment invisible. Hormis les jolis petits chevaux parqués à l'entrée du site, on ne voit guère que des oiseaux, parfois quelques ragondins et sangliers.

reserve3

Pourtant, le marais compte 2 500 espèces animales et végétales. Les spécialistes y ont inventorié 217 (!) espèces d'oiseaux, 36 de mammifères, 11 de reptiles, 711 (!) de coléoptères, 378 de papillons et 25 poissons. Les variétés de champignons s'élèvent à 99, celles des mousses à 77. Au nombre des stars de la réserve, figurent la tortue cistude, le rare vison d'Europe et la guère plus courante genette, la grue cendrée, la spatule blanche, la cigogne noire ainsi que les très discrets gobe-mouches, traquets et chevaliers.

Ainsi, la réserve de Bruges est le seul territoire protégé de la Communauté urbaine de Bordeaux. 264 hectares y sont à l'abri de toute agression depuis 1983, sous la gestion de la Sepanso (Fédération régionale des associations de protection de la nature dans la région Aquitaine). Le lieu est l'ultime vestige du « grand marais de Bordeaux », qui s'étendait sur 3 000 hectares jusqu'au XIXème siècle. Les hommes de l'époque, et cela depuis le Moyen-âge, l'utilisaient pour l'élevage des bovins et des chevaux, des sangsues pour les besoins médicinaux ainsi que pour la récolte des joncs, la chasse et la pêche.

reserve2

La réserve est ouverte de 10 heures à 18 heures, fermé les jeudis et vendredis.

Article du journal Sud-ouest du 21 août 2014, Hervé Pons.

joomla template