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La guerre, ses héros, le livre des souvenirs.

Gérard Magrand est né à Bruges en 1935. À l'époque, Émile Videau en était le maire et la mairie ainsi que la salle du Conseil municipal se trouvaient au premier étage de l'actuelle bibliothèque. L'école des garçons occupait le rez-de-chaussée. Il y avait alors quatre classes : le cours préparatoire, le cours élémentaire, le cours moyen et la salle du certificat d'études. La cantine et la salle des fêtes se trouvaient à l'emplacement de la mairie actuelle.

Le petit garçon qu'il était n'a rien oublié de la vie d'alors et de ses 2 968 habitants en juillet 1940. Ce sont des souvenirs qu'il a compilés dans un ouvrage de 365 pages, « Bruges, tes enfants morts pour la patrie au XXème siècle ». Dans ce véritable film de l'histoire locale, il évoque ses souvenirs d’enfant et rend hommage aux Brugeais morts pour la France.

On y apprend par exemple que la construction du monument aux morts a été votée en Conseil municipal le 10 novembre 1921 et que, construit par les Marbreries générales, il fut inauguré un an jour pour jour plus tard.

Des souvenirs heureux jusqu'en 1940, et douloureux par la suite, pendant l'occupation. « La guerre fut une période terrible que je n'oublierai jamais. Les gens ont souffert de la faim, du froid, n'avaient rien pour se vêtir ».

Enrichi de photos et de documents d'époque, résultat de quinze années de recherches et de témoignages, son livre raconte cette époque. Des portraits d'hommes remarquables tels Marcel Villenave, le premier résistant Brugeais à avoir été fusillé, Jean Mitoyen dit « le père Mitoyen », instituteur, secrétaire de mairie, directeur de l'école de musique et de l'harmonie Étoile artistique de Bruges, de l'équipe de football des Cadets de Bruges avec Albert Galinié qui disputait ses matchs sur le terrain de la Croix du Sable, et de bien d'autres.

Sont aussi évoqués les sabotages et actions des Résistants réprimés par les forces d'occupation. Au chapitre également, les soldats dont les noms figurent sur le monument aux morts et des 850 Brugeais partis à la guerre, toutes les guerres : celle de 1914, celle de 1939 et celle d'Algérie. « Je ne voulais pas que le temps efface le nom des camarades gravés dans la pierre, de mes camarades d'école, ou d'autres que personne ne connaît. Pourtant tous ont une histoire ».

Ce sont ces histoires de gens que Gérard Magrand raconte dans son ouvrage « pour que les générations à venir n'oublient pas ». Le monument aux morts fut financé par une souscription à laquelle participèrent tous les Brugeais.

Article et photo de Bernard Gazeau, Journal Sud-ouest du 31 octobre 2015.

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