Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Le village 1914-1918.

Sous le titre : Un Village pendant la guerre, la commune lance un projet sur quatre ans. Loin des tranchées, comment Eysines, qui était alors un gros bourg d’environ 2 600 habitants, a-t-elle vécu la guerre de 14-18 ? C’est sous cet angle que Joëlle Dusseau a décidé d’aborder le centenaire de ce conflit. L’adjointe aux finances endosse sa casquette d’historienne pour lancer, ce samedi, à 10 h 30, à la médiathèque Jean-Degoul, la première conférence d’une opération qui va durer quatre ans, sous la forme de manifestations diverses.

Dans le cadre de ce premier volet Eysines 1914 : un village pendant la guerre, l’ancienne sénatrice évoquera « l’engrenage de la guerre » à partir de l’attentat de Sarajevo survenu le 28 juin 1914, l’événement déclencheur. « Comment un attentat qui se passe très loin de chez nous va bouleverser la vie des Français et donc des Eysinais ? », s’est interrogée cette agrégée d’histoire.

Aujourd’hui retraitée, Joëlle Dusseau a été inspectrice générale d’histoire-géographie au ministère de l’Éducation nationale. Elle a travaillé pendant quinze ans sur le « dossier mémoire » des conflits de 14-18 et 39-45, et préside toujours le Concours national de la Résistance et de la déportation. En venant l’écouter, demain, le public découvrira aussi une superbe collection d’affiches originales. Ces 17 documents appartiennent à Joëlle Dusseau, qui explique les avoir achetés dans les années 70 à une Bordelaise qui vidait sa maison.

Il s’agissait en fait d’images de propagande destinées à inciter les Français à participer à l’effort de guerre, en prêtant de l’argent à l’État. « Ils donnent leur vie, donnez votre argent », pouvait-on lire à l’époque. « Les Français qui ont toujours épargné ont répondu favorablement à cet appel », souligne Joëlle Dusseau. « Leur patriotisme et leur confiance en l’État expliquent aussi ce succès. »

Durant quatre ans, Joëlle Dusseau va travailler avec le service culturel de la Ville et avec l’historien local Michel Cognié, président de l’association Connaissance d’Eysines.

À partir des comptes-rendus de Conseils municipaux, des documents d’état civil, il s’agira de mieux cerner la manière dont s’est organisée la vie locale pendant cette guerre qui a tué 76 hommes de la commune, selon M. Cognié.

Il sera question du travail des femmes dans les champs et dans les usines, des réfugiés belges venus à Eysines après l’occupation de leur pays par les Allemands. « On évoquera les morts et les vivants, les actifs et les absents, on fera revivre les morts de l’année à travers différents documents », précise Joëlle Dusseau. Les Eysinais sont d’ailleurs invités à faire parvenir au service culturel les cartes postales, les lettres ou les objets fabriqués avec des matériaux de récupération qu’ils pourraient posséder. Les scolaires devraient aussi participer, à leur manière, à ce travail de mémoire. On en reparlera.

Joëlle Dusseau présente à la médiathèque sa collection personnelle d’affiches originales appelant les Français à participer à l’effort de guerre via l’emprunt de l’État

Article de Christine Morice du journal Sud-ouest du 27 juin 2014.

joomla template