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Le moulin de Caupian.

« Le site du moulin de Caupian, toujours agreste et frais l'été, n'est plus pourtant ce qu'il reste dans nos souvenirs. Le moulin lui-même a été modifié et il n'est plus question de plonger de son toit dans le bassin devant la façade, où l'eau est profonde. On ne se baigne d'ailleurs plus à Caupian, on ne lézarde plus sur le sable de l'île, entre le cours principal de la rivière et le bras de fuite du déversoir. »

Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Le bourg, par Simon Lauba, p.137.

Mentionné dès 1593 sur le registre du clerc de la ville de Bordeaux, le moulin de Caupian est de nos jours une propriété privée entretenue. Il a cependant été reconstruit au XIXème siècle. On y a fabriqué du suif destiné à l'éclairage à la chandelle, et élevé des sangsues pour leurs vertus médicinales. Très joli moulin à trois corps de bâtiment situé dans un cadre de verdure exceptionnel. Il fait toujours frais l’été à l’ombre des vergnes et autres espèces spécifiques des bords de jalle. On peut l’apercevoir depuis le pont. À la belle saison, cet endroit très connu, était le rendez-vous de la jeunesse saint-médardaise et des environs : on se baignait, on faisait du bateau, on dansait, on riait beaucoup, on refaisait le monde et surtout on avait vingt ans.

Le site du moulin de Caupian, toujours agreste et frais l'été, n'est plus pourtant ce qu'il reste dans nos souvenirs. Il a été modifié et il n'est plus question de plonger de son toit dans le bassin devant la façade, où l'eau est profonde. On ne se baigne d'ailleurs plus à Caupian, on ne lézarde plus sur le sable de l'île, entre le cours principal de la rivière et le bras de fuite du déversoir.

Plus d’infos : www.saint-medard-en-jalles.fr

Nous connaissons son propriétaire en 1579 et ses caractéristiques techniques en 1844.

Les moulins de la Jalle au XVIème siècle.

Le 25 mai 1579. Réunion des meuniers de la Jalle de Blanquefort.

Mathieu de Lot                     du moulin du Gua,

Gilles Chaulet                       de Canteret,

Xxxxx                                   de Majollan,

Jehan Videau                          de Bussaguet,

Nicolas Pineau                       de Gajac,

Jehan de Porteu                      du Thil,

Pey Gausson                         de Caupian,

Myrquereau ?                        de Boulan,

Guilhem Boytault                 de Jallepont.

Archives historiques de la Gironde. 3E9629. M° Oliveau.

Les moulins de la jalle et leurs propriétaires au 21 avril 1593.

Moulin de Canteret à Lagrange,

Moulin de Bongona à Mme de Fimarcon,

Moulin de Majolla à du Gravey,

Moulin de Plassan à Mme de Fimarcon,

Lande, moulin à Ramz,

Moulin de Jallepons à Lasserre et du Sault,

La Moulinate à Mullet,

Mussaguey à Montaigne,

Le Thil à Destignoul,

Gajac à Montaigne,

Campian aulx horz de Roux,

A Bonneau aulx horz de Roux,

A Martignas à Lestonnac.

Archives historiques de la Gironde. T.27. (1892) N° 46. F° LXXI & Suiv. Registre des clercs de la ville de Bordeaux. Textes et recherches de Michel Baron.

Durant la période révolutionnaire, il a fallu légiférer sur les moulins, biens nationaux, comme en témoigne cet extrait qui concerne deux moulins de la commune :

Délibérations sur les moulins de Saint-Médard-en-Jalles en 1795.

Le citoyen Linars agent municipal de la commune de St Médard a remis sur le bureau deux pétitions du citoyen Maupoix acquéreur du bien national de Gajac ayant appartenu à la veuve Bastérot émigrée, l’une concernant ce qu’il doit payer pour les années de sa jouissance pour deux moulins, l’un appelé le moulin de Gajac, l’autre le moulin de Caupian, la seconde concernant à être autorisé à verser dans la caisse nationale la somme de mille livres pour vente d’une paire de bœuf que ledit Maupoix a vendu et qui appartenaient à la nation, lesquels il a trouvé dans ledit bien qu’il a acquis.

L’administration municipale du canton de Blanquefort quant à sa première position, considérant que le citoyen Maupoix a joui non seulement dans les temps fixés par son bail à ferme du moulin de Gajac, ainsi que des prairies et pacages [frais] encore que depuis le 15 octobre dernier V. S. (Vieux Style) jour auquel finissait [la farine] elle a continué de le régir jusqu’à ce moment.

Que quant au moulin de Caupian, considérant que le citoyen Maupoix ne rapporte pas le bail à ferme qu’il prétend avoir été fait par le district dudit moulin, pour la somme de deux cent quarante livres, mais qu’au contraire il est certain que ledit moulin avait été affermé par le ci-devant [Comte de Seguo] par contrat passé par Thevenard notaire résident à St Médard au citoyen Jean Lestage meunier en date du 23 novembre 1787 pour sept années consécutives qui ont fini le pareil jour de l’an 1792. Ledit bail fait pour le nombre de 40 boisseaux blé et seigle, mesure de Bordeaux, chaque année lequel [     ] [l’année] sera tenu, comme il s’oblige de délivrer audit Seguo quartier par quartier c’est-a-dire dix boisseaux tous les trois mois [           ] ni payement ni retard [     ] lequel blé est de la valeur de deux cent quarante livres.

Considérant que depuis l’échéance dudit bail le citoyen Lestage a continué à jouir dudit moulin par ladite reconduction et qu’il ne parait pas qu’il se soit adressé au district pour le faire affermer, d’après les règles prescrites par les lois.

Considérant que l’administration ignore s’il y a quelques conventions particulières faites entre les fermiers dudit bien et le citoyen Lestage, mais qu’il paraît au contraire qu’il a laissé jouir ledit Lestage d’après les conditions du bail à ferme ci-dessus, parce qu’il pense qu’il suffit de payer la somme de 240 livres, prix auquel les 40 boisseaux de blé ont été estimés dans ledit bail, mais que c’est une grande erreur de sa part, parce que l’estimation n’a été faite que pour fixer la régie sur les droits du contrat et que les conditions sont de quarante boisseaux de blé, mesure de Bordeaux.

Ladite administration est d’avis, oui le commissaire du directoire exécutif, que ledit Maupoix payera pour le temps de jouissance 1° pour le moulin de Gajac la somme de seize cent livres, en se conformant pour le mode de payement aux lois du 2 thermidor et 3 brumaire derniers, déduction faite de la moitié des frais faits pour réparations des brèches à la [p………] dûment vérifiées. 2° pour le moulin de Caupian, faute par le citoyen Maupoix de rapporter le procès-verbal du bail à ferme qu’il prétend avoir été fait par le district dudit moulin pour la somme de deux cent quarante livres, il payera pour le temps de sa jouissance quarante boisseaux blé et seigle en nature comme il est stipulé au bail affermé du 23 novembre 1785 ci-dessus cité, au prix courant sans avoir égard aux dites lois du 2 thermidor et 3 brumaire qui ne peuvent pas l’atteindre, attendu que tout le payement est en nature.

Quand à la seconde pétition dudit citoyen Maupoix, considérant que ledit citoyen ne rapporte pas le verbal d’estimation qu’il prétend avoir été fait par la ci-devant municipalité de St Médard en Jales de la somme de mille livres pour lesdits bœufs. Considérant que quand même il serait vrai que ladite municipalité aurait estimé lesdits bœufs à la dite somme, cela ne suffirait pas pour autoriser ledit citoyen Maupoix à les vendre, parce qu’il est de règle certaine que si personne ne peut disposer du bien et légalement appelé, a plus fortes raisons pour les objets appartenant à la nation. Considérant combien il serait dangereux de souffrir que les fermiers ou acquéreurs des biens nationaux [vendent] les bestiaux qui se trouvent sur lesdits biens. Sur les prétentions alléguées par le citoyen Maupoix et sans se conformer aux lois concernant le mode à suivre pour la vente desdits biens, est d’avis, oui le commissaire du directoire exécutif que le citoyen Maupoix remettra à la nation une paire de bœufs pareils à ceux qu’il a illégalement vendus ou une somme représentative de la valeur desdits bœufs estimés qu’ils ayent été par des personnes expertes qui auront vu et comme lesdits bœufs lors de la vente, dont une sera nommée par l’administration et l’autre par le citoyen Maupoix.

Extrait du registre 4 des délibérations – page 45 - 25 frimaire an 4 (16/12/1795)

Le citoyen président a ouvert les paquets envoyés par l’administration départementale et a fait lecture : d’une lettre d’envoi des administrateurs du département de la Gironde portant qu’ils nous font passer une expédition de leur arrêté du 12 pluviôse courant pris sur la pétition du citoyen Maupoix sous fermier du bien de la veuve Basterot émigrée, ensemble dudit arrêté portant qu’il sera nommé deux experts dont l’un par l’administration municipale du canton de Blanquefort et l’autre par le citoyen Maupoix il sera [procédé] tant [   ] [pouvoir ]et valoir [de ferme] les objets vendus par la nation et lequel pouvaient rapporter les deux moulins et autres objets non vendus. [Dont] peut [   ] ledit fermier en prenant pour base de leur opération la somme de cinq mille cinq cents livres prix total de ladite ferme de tous les biens que la veuve Basterot émigrée [possédant] dans la commune de St Médard en Jales. En conséquence l’administration municipale du canton de Blanquefort a nommé pour expert de son côté le citoyen Jean Lestage meunier demeurant au moulin dudit commune de St Médard et le citoyen Maupoix a nommé le citoyen André Castaing qui seront chargés de faire le rapport de leur opération à l’administration dans le plus court délai.

Extrait du registre 4 des délibérations – p. 72 - 25 pluviôse an 4 (14/02/1796). Texte extrait du registre des délibérations du canton de Blanquefort, transcrit par Martine Le Barazer.

Ordonnance du Roi portant règlement pour les Moulins établis sur la Jalle de Blanquefort, du 22 mai 1844.

Louis-Philippe, Roi des Français, à tous présents et à venir, salut :

Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Article premier : le régime hydraulique des usines situées sur la rivière de Jalle, dans les communes de Saint-Médard, d'Eysines, de Taillan et de Blanquefort, département de la Gironde, est réglé ainsi qu'il suit :

Moulin de Caupain, appartenant au sieur de Courcy.

Article 5 : il sera établi, sur l'un des points, du bief de cette usine, un déversoir en maçonnerie présentant un débouché de sept mètres trente centimètres (7 m 30), dont le seuil, en pierre de taille dure, sera arasé au niveau de la retenue.

Article 6 : les pelles de fond actuelles et qui ont, les deux premières, deux mètres quarante centimètres (2 m 40) de largeur ensemble, et deux mètres dix-sept centimètres (2 m 17) de hauteur, et les trois autres trois mètres vingt-sept centimètres (3 m 27) de largeur ensemble, et deux mètres cinquante-neuf centimètres (2 m 59) de hauteur, sont conservées ; leur sommet sera arasé au niveau de la retenue.

Article 7 : le niveau de la retenue sera établi à quatre centimètres (0 m 04) au-dessus du seuil inférieur de la porte pratiquée dans la façade est de l'usine, et à cinq centimètres (0 m 05) au-dessous du seuil de celle pratiquée dans la façade nord.

Texte et recherches de Michel Baron.

 

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