Accueil
Le Canton
Blanquefort
Eysines
Parempuyre
Le Pian-Médoc
Ludon-Médoc
Macau
Saint-Médard-en-Jalles
Le Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Aubin-de-Médoc
Bruges
-------------------------------
-------------------------------
Mode d'emploi
-------------------------------

Lettre d'information




Joomla : Porte du Médoc

Rechercher sur le site

Le moulin de Gajac.

Nous en connaissons les propriétaires en 1579 ainsi qu’en 1593, et les caractéristiques techniques en 1844.

gajac3

Les moulins de la Jalle au XVIème siècle.

Le 25 mai 1579. Réunion des meuniers de la Jalle de Blanquefort.

Mathieu de Lot                     du moulin du Gua,

Gilles Chaulet                        de Canteret,

Xxxxx                                     de Majollan,

Jehan Videau                         de Bussaguet,

Nicolas Pineau                      de Gajac,

Jehan de Porteu                      du Thil,

Pey Gausson                           de Caupian,

Myrquereau ?                        de Boulan,

Guilhem Boytault                   de Jallepont.

Archives historiques de la Gironde. 3E9629. M° Oliveau.

Les moulins de la jalle et leurs propriétaires au 21 avril 1593.

Moulin de Canteret à Lagrange,

Moulin de Bongona à Mme de Fimarcon,

Moulin de Majolla à du Gravey,

Moulin de Plassan à Mme de Fimarcon,

Lande, moulin à Ramz,

Moulin de Jallepons à Lasserre et du Sault,

La Moulinate à Mullet,

Mussaguey à Montaigne,

Le Thil à Destignoul,

Gajac à Montaigne,

Campian aulx horz de Roux,

A Bonneau aulx horz de Roux,

A Martignas à Lestonnac.

Archives historiques de la Gironde. T.27. (1892) N° 46. F° LXXI & Suiv. Registre des clercs de la ville de Bordeaux.

Textes et recherches de Michel Baron.

gajac4

2 Photos du fonds privé François Barreau.

Le moulin sous la Révolution. Durant la période révolutionnaire, il a fallu légiférer sur les moulins, biens nationaux, comme en témoigne cet extrait qui concerne deux moulins de la commune :

Le citoyen Linars agent municipal de la commune de St Médard a remis sur le bureau deux pétitions du citoyen Maupoix acquéreur du bien national de Gajac ayant appartenu à la veuve Bastérot émigrée, l’une concernant [   ] doit payer pour les années de sa jouissance pour deux moulins, l’un appelé le moulin de Gajac, l’autre le moulin de Caupian, la seconde concernant à être autorisé a verser dans la caisse nationale la somme de mille livres pour vente d’une paire de bœuf que ledit Maupoix a vendu et qui appartenaient à la nation, lesquels il a trouvé dans ledit bien qu’il a acquis.

L’administration municipale du canton de Blanquefort quant à sa première position, considérant que le citoyen [   ] a joui non seulement dans les temps fixés par son bail a ferme du moulin de Gajac, ainsi que des prairies et pacages [frais] encore que depuis le 15 octobre dernier V. S. (Vieux Style) jour auquel finissait [la farine] elle a continué de le régir jusqu’à ce moment.

Que quant au moulin de Caupian, considérant que le citoyen Maupoix ne rapporte pas le bail à ferme qu’il prétend avoir été fait par le district dudit moulin, pour la somme de deux cent quarante livres, mais qu’au contraire il est certain que ledit moulin avait été affermé par le ci-devant [Comte de Seguo] par contrat passé par Thevenard notaire résident à St Médard au citoyen Jean Lestage meunier en date du 23 novembre 1787 pour sept années consécutives qui ont fini le pareil jour de l’an 1792. Ledit bail fait pour le nombre de 40 boisseaux blé et seigle, mesure de Bordeaux, chaque année lequel [ ] [l’année] sera tenu, comme il s’oblige de délivrer audit Seguo quartier par quartier, c’est-a-dire dix boisseaux tous les trois mois [           ] ni payement ni retard [     ] lequel blé est de la valeur de deux cent quarante livres.

Considérant que depuis l’échéance dudit bail le citoyen Lestage a continué à jouir dudit moulin par ladite reconduction et qu’il ne paraît pas qu’il se soit adressé au district pour le faire affermer, d’après les règles prescrites par les lois.

Considérant que l’administration ignore s’il y a quelques conventions particulières faites entre les fermiers dudit bien et le citoyen Lestage, mais qu’il paraît au contraire qu’il a laissé jouir ledit Lestage d’après les conditions du bail à ferme ci-dessus, parce qu’il pense qu’il suffit de payer la somme de 240 livres, prix auquel les 40 boisseaux de blé ont été estimés dans ledit bail, mais que c’est une grande erreur de sa part, parce que l’estimation n’a été faite que pour fixer la régie sur les droits du contrat et que les conditions sont de quarante boisseaux de blé, mesure de Bordeaux [     ].

Ladite administration est d’avis, oui le commissaire du directoire exécutif, que ledit Maupoix payera pour le temps de jouissance 1° pour le moulin de Gajac la somme de seize cents livres, en se conformant pour le mode de payement aux lois du 2 thermidor et 3 brumaire derniers, déduction faite de la moitié des frais faits pour réparations des brèches à la percinte dûment vérifiées. 2° pour le moulin de Caupian, faute par le citoyen Maupoix de rapporter le procès-verbal du bail à ferme qu’il prétend avoir été fait par le district dudit moulin pour la somme de deux cent quarante livres, il payera pour le temps de sa jouissance quarante boisseaux blé et seigle en nature comme il est stipulé au bail affermé du 23 novembre 1785 ci-dessus cité, au prix courant sans avoir égard aux dites lois du 2 thermidor et 3 brumaire qui ne peuvent pas l’atteindre, attendu que tout le payement est en nature.

Lettre d’envoi des administrateurs du département de la Gironde portant qu’ils nous font passer une expédition de leur arrêté du 12 pluviôse courant pris sur la pétition du citoyen Maupoix sous fermier du bien de la veuve Basterot émigrée, ensemble dudit arrêté portant qu’il sera nommé deux experts dont l’un par l’administration municipale du canton de Blanquefort et l’autre par le citoyen Maupoix il sera procédé tant ce qui pouvait et valoir [de ferme] les objets vendus par la nation et lequel pouvaient rapporter les deux moulins et autres objets non vendus. Dont peut [ ] ledit fermier en prenant pour base de leur opération la somme de cinq mille cinq cent livres prix total de ladite ferme de tous les biens que la veuve Basterot émigrée possède dans la commune de St Médard en Jales. En conséquence, l’administration municipales du canton de Blanquefort a nommé pour expert de son côté le citoyen Jean Lestage [meunier] demeurant au moulin dudit commune de St Médard et le citoyen Maupoix a nommé le citoyen André Castaing qui seront chargés de faire le rapport de leur opération à l’administration dans le plus court délai.

Texte extrait du registre n° 4 des délibérations de l’administration du canton de Blanquefort, page 72 - 25 pluviôse (14/02/1796) et p. 45 - 25 frimaire (16/12/1795), transcrit par Martine Le Barazer.

Le moulin de Gajac, qui figure dans un parchemin médiéval de 1289, a lui aussi été plusieurs fois remanié. Le bâtiment actuel date des XVIII et XIXèmes siècles. Il se caractérise par trois paires de meules (lesquelles étaient déjà mentionnées dans les actes de 1776). Ses vannes sont par ailleurs toujours manœuvrées par la propriétaire actuelle afin de maintenir les niveaux de la Jalle et de protéger les berges. Ces deux moulins figurent à l'inventaire des Monuments historiques. Ils ne se visitent pas, mais leurs alentours offrent des balades très agréables.

Le moulin de Gajac est une ex-dépendance de la seigneurie de Gajac. Il est fait mention de sa présence en l'an 1289 mais il est probable qu'il existait auparavant. On y fait de la mouture jusqu'en 1945, il est transformé en fabrique de glace industrielle en 1946. Il goûte à présent une retraite méritée, bien qu'il soit toujours habité et en fonctionnement possible.

Texte extrait de : Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Gajac, par Pierrette Vergez, p.108


joomla template