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Le Vigean autrefois.

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Les Sociétés des fêtes.

Le Vigean comptait alors 2 sociétés qui organisaient chacune une fête annuelle ;

1-Le Comité des fêtes du Vigean organisait une fête pour Pâques : avec fête foraine, un grand manège sur la place de la Croix du Vigean, des stands de marchands dans toute la rue de Bruges et la rue du Couvent, un bal sur la place du Bon Pasteur (place Baudon), et au Chantilly : un banquet et un radio-crochet. M. Pierre Perey fut un des présidents.

2-L’Amicale Vigeanaise : autrefois (avant la guerre de 1914-1918), il ne se passait pas grand-chose au Vigean ; par contre chez Rivière au bourg d’Eysines, il y avait un bal masqué ; les vigeanais y sont allés déguisés en grande noce et ont remporté le 1er prix. Ils sont revenus au Vigean et sont allés au Chantilly pour arroser ; et Gaston Saux leur a dit : « vous ne savez pas, les enfants, ce qu’on va faire, on va créer une société… » Et ils ont monté l’Amicale Vigeanaise, et au Chantilly l’Amicale Vigeanaise donnait des spectacles, des concerts , des bals masqués , après-guerre des cavalcades, et les bals le dimanche après-midi au moment des courses des chevaux ; et après la libération une troupe théâtrale et des musiciens ; le répertoire était le répertoire marseillais, Allibert et les imitations du Mousse Chevalier ; M Perey était un des tambours major de la troupe ! L’Amicale Vigeannaise s’occupait du Carnaval. Au départ, il n’y avait pas de hangar, alors on construisait, puis les chars étaient entreposés chez les uns et les autres ! Plus tard, on a construit les chars dans un hangar improvisé chaque année : la grange de chez Maurin (au bout de la rue Gaston Saux) était reliée à la grange du Chantilly par une bâche et on fermait la rue ! M. Raymond Claverie fut un des présidents très actif de l’Amicale Vigeannaise ; il fut aussi conseiller municipal et l’école du Vigean qui porte son nom est son œuvre !

Les puits et les pompes.

Il y en avait beaucoup ! Ils accédaient tous à la nappe phréatique située à 7 m environ. L’eau y était fraîche l’été et douce en hiver : 1 puits au milieu de la place Charleroi, 1 juste devant l’hôtel du Sport, 1 pompe dans l’hôtel des sports.

La place Charleroi, ancienne place publique.

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Le Maire Miqueau, Guiraud adjoint… à la demande des conseillers municipaux du Vigean, l’assemblée accepte à l’unanimité de donner à la place du Vigean le nom de place Charleroi, en souvenir du séjour au Vigean des réfugiés belges, originaires de cette ville pendant la guerre actuelle. M. Saux, trésorier du comité de vigilance, rend compte de la gestion de 500 francs qu’il a touché pour les premiers secours, et a accordé aux familles dans le besoin, dès le début des hostilités, la dépense s’est élevée à 478,70 francs ; il reste 21,30 francs que M. Saux a entre les mains. En conséquence, le conseil donne en décharge totale à M. Saux de la somme de 500 francs mis à sa disposition. Quant aux 21,30 francs restants, le Conseil autorise M. le maire à les employer comme secours aux gens nécessiteux.

Délibération du Conseil Municipal du 15 novembre 1914 à 9 h le matin.

Le Chantilly.

Gaston Saux était né place Charleroi où ses parents tenaient l’Hôtel du Sport. Mais il s’est brouillé avec ses parents et a acheté un chai avenue du Médoc qu’il a transformé en hôtel-restaurant. Le Chantilly a pris de l’essor tandis que l’Hôtel du Sport périclitait. Il fut alors vendu à différents propriétaires. La grand-mère de M. Pierre Perey en acheta une partie et c’est donc là qu’est venu au monde M. Pierre Perey !

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Les parcelles de vignes.

Au Grand Caillou, il y avait des parcelles de vignes, et chaque famille ou presque avait sa vigne, et il y en avait aussi à Cap de Haut, à Picot aussi. Le meilleur vin était issu de cépage Baco, qui avait grande renommée. Pour les vendanges il y avait beaucoup de vendangeurs, environ une bonne vingtaine chez M. Roger Perey ; les bonnes années, il y a eu jusqu’à 10 barriques de récolte ; certaines années la récolte n’était pas importante (il y avait de mauvaises années !) et il s’est dit que ces années-là on buvait plus aux vendanges que l’on ne récoltait !

Les métiers et les activités.

- 4 ou 5 écuries de chevaux de courses avec le personnel et les jockeys, jusque dans le milieu des années 1970, où l’activité du champ de courses a périclité ; alors les écuries ont fermé tour à tour ; pour se rendre aux nombreuses courses à l’hippodrome, les jockeys montaient les chevaux depuis les écuries du Vigean, on regardait, c’était une jolie parade !

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Soubanié (50 chevaux), rue de la Tour de Gassies, Lafrabie, rue du champ de Courses, Gabrielli ? rue du collège technique, Bourgeois, Destandeau, avenue du Médoc à la place du « Régent ».

- la corderie Mourgues avec un employé (pendant 3 générations, la 1ère existait en 1863).

- une usine de chaussures mais qui a périclité assez vite (par Marc Mourgues, le fils du cordier).

- les merceries : celle de la femme du cordier qui y vendait aussi des chaussures, une autre avenue du Médoc, celle de Mme Saqué.

- des bouchers (à l’angle rue du Médoc et rue du Champ de course).

- des boulangers.

- marchand de graines et fourrage : chez Claverie (angle rue du Médoc et des Treytins)

- l’horloger Delteuil : avenue du Médoc (emplacement du centre commercial).

- Le maréchal ferrant : sur la place de la Croix du Vigean ( à la place du marchand de médailles).

- La Roseraie, une salle de bal fut reprise ensuite comme dépôt par Olida, avenue du Médoc

(à la place du Lidl).

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- une carrière (ou gravière) à l’angle de l’avenue du Médoc et de la avenue de Picot (à la place du laboratoire).

- des coiffeurs.

- les laitiers : Cabanne (et son successeur Laurent) rue René Lavergne et M ? place Charleroi

- des épiceries (place Charleroi, avenue du Médoc…) chez Mme Pelletan.

- une pharmacie : rue René Lavergne.

- des cafés et restaurants : avenue du Médoc le Chantilly, la Pergola chez M et Mme Descos (à la place du Crédit Agricole), la cave (bistrot) chez Maurin, un café au Poteau du Vigean (à l’angle rue de Pauillac et avenue du Médoc, au-dessus de chez Mourgues).

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- un maquignon, M Baney, à l’angle de la rue de Pauillac et de la rue de Langlet (France Télécom).

- le carrossier Guinet et le charron Soucadauch : angle avenue du Médoc et rue de Pauillac (en face de la cave Maurin).

Une décharge sauvage.

Jusqu’à l’arrivée des Allemands en 1940, dans le bas de la rue du collège technique, il y avait une décharge. Des indigents et marginaux ne vivaient pas très loin dans des baraques de planches.

Souvenirs de M. Mme Pierre Perey – M. Simon Lacave et Christine, Sylvie et Thierry, ses filles et gendre – M. Laroche - Propos recueillis par P. Laguerre et E. Roux.

Extrait du blog de l’association Connaissance d’Eysines, Élisabeth Roux. 23 décembre 2014.

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