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Les gabares.  

La gabare a toujours été un bateau conçu pour effectuer les transports fluviaux. Elle pouvait par exemple décharger une cargaison de pierres de taille, et repartir avec un chargement de barriques de vin. Elle a uniquement utilisé la propulsion à voiles ou à rames jusqu'aux environs de 1935, et il est intéressant de noter, qu'à la voile, par bon vent et bonne marée, la gabare pouvait atteindre six nœuds (11 km à l'heure environ), mettant ainsi les quais de Bordeaux à trois heures du port de Soussans. Après 1935, la gabare sera dotée d'une propulsion à moteur marin d'une puissance moyenne de 35 cv, pour suppléer éventuellement au manque de vent, pour refouler le courant, faciliter les manœuvres, gagner du temps, etc.

L’équipage d’une gabare se composait généralement de deux marins dont l’un, le gabarier, était le patron du bateau.

Les caractéristiques de la gabare étaient les suivantes : longueur : 12 à 16 m, largeur : 5 m, tirant d'eau : l m, tonnage : 50 tonneaux, capacité de transport : 160 barriques ou 40 tonneaux de vin. Les ports n'étant pas équipés d'engins pour le chargement ou le déchargement des bateaux, la gabare disposait, à son bord, d'un engin prévu à cette fin, appelé mât de charge, lequel était actionné par un treuil.

Le fret des gabares, c'est-à-dire leurs cargaisons, était fonction d'une part des besoins de nos communes sur le plan du ravitaillement et des approvisionnements en matériaux divers et, d'autre part, en fonction des besoins exprimés par les propriétaires de nos communes pour exporter leurs produits.

L'histoire du port de Soussans est liée à celle de tous les petits ports, érigés depuis tort longtemps par les communes riveraines, sur les berges de l'estuaire de la Gironde. Depuis leur origine, ces petits ports rudimentaires eurent uniquement pour but d'offrir un abri naturel ou artificiel aux bateaux à voiles de petit tonnage appelés gabares, tout en permettant le chargement ou le déchargement de leurs cargaisons. En fait, pour les communes intéressées, il s'agissait de bénéficier des avantages offerts par la navigation fluviale en matière de transports, soit pour assurer leur ravitaillement, soit pour exporter leur production locale. Cette conception des transports par bateaux, à une époque où le réseau routier régional et même national était dans un état lamentable, fut incontestablement la plus sûre et la plus rationnelle qu'il convenait d'appliquer. En effet, le mode de transports par voie fluviale donna entière satisfaction aux utilisateurs. Durant de longues années, il s'avéra le plus rentable pour les communes, même après l'extension considérable des routes et l'apparition des gros moyens de transports routiers et ferroviaires. Il faudra attendre la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour voir les dernières gabares effectuer leurs derniers transports, après quoi les marins transporteurs devinrent des marins pêcheurs.

Texte de G. Gleize, extrait du bulletin d’information communal de Soussans, n°11, 1988.

Rappelons que la Jalle de Blanquefort fut longtemps navigable et accessible aux bateaux, comme en témoignent les ports de l’Ile, le plus proche de la Garonne, mais aussi le port de Terrelade, du Roy, de Sauylesse, de Gorbeilhe et de Haubert, les plus éloigné, qui existaient bien avant moulins et écluses qui barrèrent son lit. Nous avons aussi sur la commune la rue de la Gabarreyre, lieu connu en 1574, gabarrey étant un fabriquant ou propriétaire de gabarre.

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