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Histoire et patrimoine bâti de Ludon.

L’origine du nom provient soit du latin : ludere (jouer), soit du celte : d’un tertre (Issoudun, Loudun).

Ludon-Médoc a dû sa richesse à la culture du blé, de la vigne et de l’élevage, avec notamment la présence de plusieurs écuries de courses au début du siècle. Si la population agricole diminue au profit des employés et des ouvriers, le territoire de la commune conserve néanmoins un caractère agricole dominant.

Au XXème siècle, Ludon-Médoc connaît un essor considérable : sa population passant de 1 089 habitants en 1954 à 3387 en 1999 et à 3 853 habitants au premier janvier 2010.

Paul Duchesne s’est intéressé à l’histoire de sa commune et a consigné le résultat de ses recherches dans un livre intitulé « Les chroniques de Ludon en Médoc ». La plupart des sujets traitant de la commune sont donc inspirés de cet ouvrage. Ludon-Médoc existait dès le XIème siècle puisqu’on trouve trace d’une donation faite en la paroisse de Ludon en 1122.

Les bords de Garonne, jadis beaucoup plus proches, étaient jalonnés de châteaux qui jouaient le rôle de tours de guet. En se donnant l’alerte, ils prévenaient Bordeaux de tout danger par le fleuve. Si l’on ne possède pas de traces plus anciennes que le XIème siècle, deux bonnes raisons permettent de penser à une présence antérieure. La présence de la Lébade : voie romaine qui reliait Burdigala à Noviomagus. Ausone, poète latin du IVème siècle évoque la peuplade des Medulli qui sont les ancêtres éponymes de la région.

L’église Saint Martin.

bati-2C’est sans doute l’édifice le plus ancien du village, construit sur un tertre qui fut peut-être le site d’un ancien temple païen. Primitivement d’art roman du XIIème siècle, les guerres de religions amenèrent à sa fortification au XVIème siècle avec la construction d’un mâchicoulis, la transformation du clocher en arcade et une tour. À partir du XIVème siècle, on procède à des sépultures dans le sous-sol de l’église. Avant cette période, les notables étaient inhumés dans des sarcophages tels ceux retrouvés en 1933 et que l’on peut encore voir façade nord.

Le château d’Agassac.

bati-1C’est le joyau de Ludon-Médoc, le site doit peut-être son nom au romain Gassus qui y possédait sa villa. La tradition situe sa construction au XIème siècle, mais le plus ancien écrit parle d’un Guillaume d’Agassac en 1190. Ce château dépendait de la châtellenie de Blanquefort, elle-même fief des rois d’Angleterre depuis Aliénor d’Aquitaine puis, au cours de la guerre de cent ans. D’abord château de défense, c’est à la renaissance qu’il acquiert la physionomie que nous lui connaissons.

C’est un logis quadrangulaire, flanqué de tours et d’échauguettes remanié ensuite aux XVIIème et XIXème siècles. La famille Pomies posséda Agassac pendant près de trois siècles et influença la vie de la commune. Le pigeonnier, les douves profondes, la forêt et le style renaissance confère au site un cachet exceptionnel.

Le château de Cantemerle.

Il ne reste que des ruines de l’ancien château. Cette seigneurie existait dès 1147 : Pons de Cantemerle fut témoin d’une donation faite par Arnaud de Blanquefort à l’abbaye de Sainte-Croix. Situé sur une motte circulaire près de la source de la Mouline, ce domaine avait pour dépendance les villages de Lafont, Paloumey et La Lagune. La tradition raconte qu’un canon appelé le Merle a donné son nom au château.

Quand un assaillant se présentait, la population s’écriait « Cante Merle ». Au début du XVIIème siècle, le château tomba en ruines. Une échauguette d’environ deux mètres est récupérée et transplantée sur le nouveau château Cantemerle à Macau à 500 mètres de là.

Le château La Lagune.

Connu pendant longtemps sous le nom de Grand Lagune, c’est une chartreuse à escalier de pierre orné de fer forgé donnant sur un parc arboré. Le site doit son nom à un point d’eau situé dans ce qui était autrefois un village. Construite par le baron Louis en 1730, cette bâtisse fut la propriété de la famille Seze pendant plusieurs générations. En 1961, deux champenois sont les premiers à investir dans le bordelais en achetant le château La Lagune, actuellement le domaine s’étend sur 150 hectares dont 70 en vignes.

Le Moulin de Poulet.

bati-5Ce bâtiment appartient à la même famille depuis 400 ans, c’était le moulin de la seigneurie d’Agassac distant de 500 mètres seulement. Il existait déjà au XIVème siècle mais pourrait être bien plus ancien. À l’intérieur, on peut admirer une splendide meule et à l’extérieur les déversoirs contournant le moulin. La construction des minoteries de l’autre côté de la Garonne a considérablement ralenti l’activité du moulin qui a cessé de moudre le grain en 1960.

Le château Lemoyne Nexon.

Ce domaine comporte deux résidences. La plus ancienne, construite par un notaire royal, le juge Dodin, est une maison forte avec arcades et fenêtres à meneaux qui date du règne de Louis XIV. Les descendants du juge construisirent par devant une majestueuse chartreuse. L’ensemble fut acheté par l’avocat Lemoine en 1739 puis par le baron Nexon originaire de Haute Vienne et revendu en 1930.

Le château Bacalan.

En 1738, Joseph de Bacalan, chevalier, conseiller au Parlement de Bordeaux, achetait la maison noble de Cazalet, paroisse de Ludon. C’est sans doute de cette époque que date la reconstruction de cette demeure. Avec son environnement de dépendances agricoles, son niveau unique aux élévations modestes, sa distribution que caractérisent les petits appartements situés aux extrémités du logis, Bacalan passe pour l’un des exemples les plus aboutis de chartreuse bordelaise. Cette belle demeure en pierre de taille est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1994.                                                      

La Providence.

bati-3 Demeure bourgeoise achetée par la municipalité en 1988 au château Bacalan suite au décès du propriétaire Jacques Delmas. Elle abrite la mairie depuis 1990.

La maison du Communal.

bati-4C’était la maison du garde qui surveillait, entretenait le communal et gérait les bêtes. Pour faciliter ce travail, toutes les ouvertures sont tournées vers le communal, ce qui fait la particularité de cette maison.

Texte et photographies extraits du site de la mairie de Ludon.



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