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Le château Gilamon ou Pey-Astruc.

« Désigné sous le nom de château d’Albessard, c’est une ancienne maison noble qui s’élève sur le point culminant de Blanquefort. C’est une réunion de constructions basses surmontées d’un pavillon du XVIIème siècle ; le tout flanqué d’un groupe d’arbres du plus bel effet. Pey-Astruc appartint autrefois au marquis de la Goublaye, puis il passa dans la famille d’Albessard, dont un des membres porta sa tête sur l’échafaud révolutionnaire. Il est aujourd’hui au comte B. d'Albessard. C'est un petit castel en assez mauvais état qu'entoure un des vignobles supérieurs de la commune, où il se récolte de 12 à 15 tonneaux. »

Texte d’Edouard Guillon.

gilamon.ch1

Nom du domaine où se dressait le château de Gilamon dit aussi château Puyastruc ou château « l’archevêque » ou bien encore Château d’Albessard. Il est situé sur le point le plus haut de la commune. Ce château, ancienne maison noble, de la fin XVIIème siècle, a été entièrement reconstruit en 1874 puis incendié le 2 août 1926 (d’où son surnom de château Brûlé). En 1758, il était désigné : château Belmon de Puyastruc et était la propriété de M. Léonard Guillaume de Brivazac qui y décéda le 22 septembre 1782. Sa fille Catherine Angèle se maria avec François Louis de la Coublaye et leur fille Marie Léontine ne se maria pas. L’abbé Maré dont les parents habitaient Blanquefort la sollicita pour recevoir une partie de l’été son éminence le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux depuis le 20 novembre 1836, qui vint fréquemment s’y reposer. Une carte postale ancienne l’attribue au Cardinal Lecot, propriétaire. Il a donc appartenu à la famille d’Albessard, à la famille de Labroue, à Jean Boudichon, puis au cardinal Lecot de 1895 à 1904, à M. Rigault puis à M. Otlet, industriel et ancien Premier ministre de Belgique. Ce fut ensuite Fernand Boué (1921), M.Sanche z (1926). Après l’incendie criminel qui le détruisit en août 1926, les ruines furent vendues en 1933 à M. Franck Pierre Massart-Weil de Bordeaux qui le reconstruisit à son goût, en suivant le plan au sol de l’ancienne demeure. Ses deux plateaux de vigne blanche étaient couverts d’une plantation de vin blanc, dit vin de messe, vin demi-sec, qui était classé « Clos du cardinal », de très bonne qualité, avec l’appellation « Bourgeois » : 18 hectares dont 14 en vignobles et 4 d’agrément, qui produisent 12 à 15 tonneaux, mais il fallait rajouter 40 hectares de bois de pins et de taillis de chênes, appelés bois de Gelès, lieu-dit situé en bordure des landes du Taillan.

La liste des différents propriétaires figure chez B. Charneau.

Voici ce qu’en disait un autre auteur blanquefortais : « Le Pey-Astruc ou Albessard (aujourd'hui Gilamon) fut bâti au XVIIème siècle. Il appartenait au marquis de la Goublaye, auquel succéda la famille d'Albessard dont un membre mourut sur l'échafaud. Le 8 juillet 1726, Montesquieu vendit temporairement sa charge de président à mortier à M. d'Albessard, sous réserve qu'elle reviendrait à son fils, alors âgé de 10 ans, à la mort de l'acquéreur, mort qui survint en 1737. Mais Jean-Baptiste de Secondat, plus attiré par l'histoire naturelle que par le droit, refusa cette charge. Ainsi que le Luc, Bel-Air et Saint-Ahon, Pey-Astruc nous ramène à la grande figure de Montesquieu. Au XIXème siècle, les vignes de Pey-Astruc (qui appartenait alors au cardinal-archevêque de Bordeaux) furent revendues au châtelain de Breillan. Le château Pey-Astruc fut détruit par un incendie le 2 août 1926 et remplacé depuis par un bâtiment moderne. »

Texte de Guy Dabadie.

gilamon.ch

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