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Caychac et Cambon - ensembles bâtis et paysagers.

Intérêt architectural, culturel, écologique et historique : ancien hameau bâti autour du domaine Cambon, puis de l'église Saint Joseph, de style néogothique, construite au XIXème siècle. Le quartier de Caychac est marqué par une grande diversité de typologies bâties. Des maisons bourgeoises et échoppes le parsèment. De nombreuses bâtisses sont implantées en retrait par rapport aux rues, laissant ainsi place à de petits jardins bordés en majorité de clôtures transparentes ou basses.

La section nord de la rue de Bigorre constitue un paysage particulièrement remarquable. Entre parc du domaine et prairies, cette voie à un caractère rural, en fort contraste avec les abords de l'église sur laquelle elle débouche.

Au niveau de la section nord de la rue Edmond Blanc, les masses végétales apparaissent comme particulièrement abondantes au dessus d'un long muret, finissant sur deux piles en pierre et une grille monumentales marquant une des entrées du domaine de Cambon.

Ce domaine (1740) est composé d'un château édifié en 1798 de style 1er empire, d'une maison de maître et d'une ferme, au sein d'un grand parc, et son « temple d'amour ». Le parc fut l'objet de nombreuses expériences de la part de Pierre Cambon, négociant et armateur bordelais ayant acheté le château en 1798. Il planta en particulier 146 000 robiniers, et du bouleau, de la cytise des Alpes, du mahaleb, de l'érable à feuilles de frêne, du grainier ou arbre de Judée, du frêne, du micocoulier et du châtaignier. De larges fossés bordent le domaine. Dans la partie la plus au sud du domaine, des conifères élancés bordent un étang.

Prescriptions spécifiques concernant l'ensemble du périmètre : les principales caractéristiques du hameau doivent être préservées, en particulier la diversité d'implantation du bâti par rapport au domaine public, la transparence des clôtures, les jardinets de façade existants et l'étroitesse de l'emprise des espaces publics de voirie.

Prescriptions concernant le domaine de Cambon : les éléments constituant les espaces extérieurs (composition d'ensemble, pelouses, massifs boisés, alignements d'arbres, pavages, clôtures, fontaines...), témoins d'une composition paysagère de qualité doivent être préservés ou remplacés par un dispositif équivalent, à défaut de la présentation d'un projet global de réhabilitation du parc concerné. En particulier, préserver le temple d'amour, le parc et les principaux alignements et sujets arborés du domaine Cambon.

Prescriptions concernant le château Cambon :

Démolition et suppression : - La démolition complète n'est pas autorisée, sauf dans le cas où elle fait l'objet d'une procédure d'insalubrité et/ou de périls irrémédiables.

- Les constructions annexes, les dépendances et les clôtures (portails, murs, murets, grilles etc.) appartenant à un ensemble bâti homogène, doivent être conservées, sauf contraintes techniques fortes liées à l'état sanitaire des constructions et/ou à la réalisation d'un projet d'ensemble de réhabilitation, de mise en valeur et/ou de réutilisation.

Modification du volume et des façades des constructions :

- Les travaux d'extension et/ou de surélévation sont autorisés dans la mesure où ils ne portent pas atteinte à la qualité de l'espace existant, tant d'un point de vue culturel, historique et /ou architectural, que de la cohérence de la séquence urbaine ou paysagère.

- Les modifications de l'aspect extérieur des constructions (dans le cas d'une réhabilitation, d'une surélévation ou d'une extension) doivent respecter et mettre en valeur les éléments existants de cette construction et sa composition (composition, décors, menuiseries, matériaux...), tout en respectant le caractère de la séquence dans laquelle elle s'inscrit.

- Les modifications de l'aspect extérieur des constructions sont autorisées dans la mesure où elles prennent en compte les règles de composition, la modénature et les éléments de décor des façades (par exemple la proportion des baies, les partitions et rythmes horizontaux, la trame verticale et en particulier les travées qui ordonnent les percements, les éléments sculptés, la composition et les proportions de menuiseries, les teintes, les dispositifs d'occultation). La création de nouveaux percements peut être interdite dès lors qu’elle porte atteinte à la composition générale des façades. En cas de création de niveaux supplémentaires ou de modification de la hauteur des niveaux existants, la redivision des baies de proposition d’origine peut être interdite.

- Tous les éléments rapportés de type caisson de volets roulants, rideaux de fer, climatiseurs... doivent être intégrés discrètement à l'architecture de l'immeuble sans dénaturer la qualité des façades.

- Les travaux de ravalement et/ou d'isolation ne doivent pas conduire à altérer l'aspect et la qualité des façades (l'aspect des matériaux, les teintes, la modénature...).

Sources : PLU 3.1 - Ensembles bâtis et paysagers. E1. E1024. Règlement pièces écrites. Dispositions relatives à l'environnement et aux continuités écologiques, aux paysages et au patrimoine.

[Quand on sait l’état d’abandon et de dégradation avancée du château de Cambon, on sourit amèrement en lisant ces prescriptions… NDLR du CHB.]

Texte du PLU.

En architecture, on appelle modénature les proportions et dispositions de l'ensemble des éléments d’ornement que constituent les moulures et profils des moulures de corniche ainsi que les proportions et dispositions des membres de façade constituant le style architectural. Source Wikipédia.

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