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Les préoccupations du conseil municipal de Blanquefort en 1914-1918.

Point 1 : l’action sociale.

L’action sociale relève d’une loi du 15 juillet 1893 qui créait l’assistance gratuite pour les malades, vieillards, infirmes privés de ressources, appelée « AMG », qui offre les soins gratuits. Ce texte a été modifié en 1905, puis en 1913 afin d’apporter une aide aux familles nombreuses et aux femmes en couches. Un impôt a été levé auprès de la population afin de subvenir aux besoins des indigents et se conformer aux textes en vigueur. Il est dressé une liste de personnes susceptibles d’en bénéficier. La mairie, chaque année, votait dans son budget le montant de l’impôt à prélever. Puis à chaque conseil, on délibérait à bulletin secret sur chaque dossier présenté. Aux côtés des aspects obligatoires, un fonds spécial, alimenté par délibération du conseil auprès du comité de bienfaisance, octroyait des aides mensuelles au logement et au pain.

En 1914, la commune a voté la somme de 5 000 F sur les fonds disponibles de l’exercice en cours, ce qui est considérable quand on sait que le gain journalier d’un ouvrier agricole n’est que de 1 F. Un appel à souscription publique a été diligenté pour abonder ce fonds qui doit faire face aux besoins urgents des soutiens de famille appelés sous les drapeaux. Le département a mis en place un service à l’enfance en juin 1914 et par délibération du conseil, sur présentation de dossier, l’enfant pouvait être orienté vers des structures adaptées. Au début de la guerre, des familles demandaient une aide car leur enfant était au service de la patrie. Cette aide a été accordée sur analyse de dossiers. Puis, on a invité la population à utiliser des prisonniers de guerre pour les travaux agricoles. Le 5 août 1914, le maire en exercice déclare que l’ordre de mobilisation générale a eu pour conséquence d’apporter la gêne et la misère dans bon nombre de foyers : il reste à l’assemblée communale le devoir de soulager les infortunés dans la mesure la plus large. Il propose donc de voter une somme de 5 000 F à prélever sur les fonds disponibles et d’organiser une souscription publique. La coupe d’arbres « de terrains communaux » n’entraîne pas la vente mais la distribution aux indigents. Les femmes veuves et dans l’incapacité de travailler et de pourvoir à leurs besoins matériels, dont les enfants sont sur le front, sont rajoutées sur la liste des bénéficiaires. Le conseil a pouvoir sur le médecin pour qu’il se déplace chez les indigents malades. C’est aussi le conseil qui recrute et prend en charge le préposé à la distribution du courrier. Le revenu journalier agricole n’est que d’1 franc. Certaines allocations mensuelles sont de 15 F pour le placement d’un enfant ; 50 F pour une aide ponctuelle…

Au budget primitif de 1918, l’impôt prélevé est fixé à 6,5 centimes pour frais d’assistance médicale gratuite, 4,45 centimes pour frais.

Nous avons là quelques documents édifiants sur le rôle fondamental des mairies dans ce que l’on appelle l’action sociale et qui fait aujourd’hui tant débat…

Point 2 : faits divers marquants.

Déjà, à cette époque on s’inquiétait des responsabilités des instituteurs et institutrices ; après un exposé sur les risques encourus, M. le Maire demande à souscrire une assurance contre les risques accidents des enfants des garderies de la commune. Une garde civile est mise en place pour aider la gendarmerie à maintenir l’ordre et la sécurité. L’école de Caychac a un régime particulier. Ainsi, elle reste ouverte pendant les vacances scolaires (institutrices et instituteurs en sont d’accord), elle ne change pas d’heure d’hiver en été du fait des activités agricoles ! Cette heure d’été est donc ancienne, elle ne date pas de 1976 mais de 1916 ! En exécution de la loi relative à la réquisition des logements pour les réfugiés et rapatriés, le conseil désigne deux répartiteurs pour constituer avec M. le Maire et le percepteur un état des immeubles et locaux vacants ainsi que ceux déclarés vacants par leur propriétaire en vue de leur exonération d’impôt.

Texte écrit à trois mains par Claude Dublineau, Patricia Dureau, Pierre-Alain Leouffre.

Pour connaître la petite histoire de l'heure d'été, cliquez ICI.

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