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Les préoccupations du conseil municipal de Blanquefort en 1914-1918.

Point 3 : le tram et le train.

Au début de la grande guerre le tram soulevait de nombreuses questions. Les billets étaient chers, la commune n’avait aucun représentant au sein du conseil, les voitures étaient en mauvais état, et la fréquence n’était pas satisfaisante. Aux heures de pointe, il n’y avait pas assez de voitures ! La société qui gérait les lignes « Bordeaux » était indépendante de celle de « Bordeaux - le Vigean - Blanquefort ». Il semble apparaître une discorde entres ces sociétés. Le conseil est intervenu auprès de la compagnie « Bordeaux - Le Vigean - Blanquefort » pour qu’elle recrute comme conducteur/receveur les femmes de leurs employés appelés sous les drapeaux comme l’a fait la compagnie de « Bordeaux ». Les ouvriers qui travaillent sur Bordeaux demandent des voitures supplémentaires et des abonnements et ou des billets « aller/retour ». M. le Maire se rapprochera de son collègue de Pessac pour donner plus de force à la pétition. L’objectif est d’attirer des travailleurs sur Blanquefort et d’occuper les logements vacants. Le conseil a délibéré pour qu’une lettre soit adressée à M. le Préfet afin que les Blanquefortais ne paient qu’un billet (et non 2) car la voiture pour Blanquefort est bondée, en mauvais état et parfois sans place ! L’attente de la rame suivante est aléatoire et de plus d’une demi-heure. Un projet d’extension de ligne à destination de Caychac est souhaité, l’administration municipale en poursuivra la réalisation dans la mesure de ses pouvoirs.

Le train passe dans notre commune et deux sociétés différentes exploitent le réseau et la gare. Il s’agit des chemins de fer du Médoc et de la compagnie du Midi. Nous ne voyons sur le registre que la demande de maintien d’un arrêt en gare de Blanquefort à 6 h et à 11 h 59. Aucun reproche ou observation ne figure dans les PV du conseil municipal. La proposition de construire un hangar pour protéger les produits à transiter est rejetée. La population est en espérance d’un service efficace pour se rendre à Bordeaux. Le conseil, propriétaire d’actions des chemins de fer du Médoc, par legs de Mme Veuve Avril, a décidé de les vendre et déposer les fonds chez le percepteur.

Point 4 : l’écologie.

Des plaintes, émanant d’habitants et d’étrangers qui viennent se reposer sur Blanquefort, ont trait à l’odeur insupportable et insalubre que dégage un engrais liquide employé pour la culture maraichère. Après recherches, il semble que l’arrosage des légumes aggrave les dangers courus par la santé publique. Dans sa séance du 30 juillet 1902 le conseil départemental d’hygiène avait assimilé cet engrais à la matière fécale verte. Le conseil interdit donc l’utilisation de cet engrais et donne tout pouvoir à M. le Maire pour prendre d’urgence les mesures nécessaires. Les eaux de la Jalle, naguère d’une grande limpidité, sont imprégnées d’un limon infect et nauséabond qui les contamine ainsi que les fossés qui en dérivent. Il en découle un grave préjudice pour ceux qui utilisent ces cours d’eau pour leur labeur journalier ceci indépendamment des dangers que court la santé publique. La cause initiale est due aux déchets provenant des matières traitées par la poudrerie de Saint-Médard et qui sont déversés dans les dits cours d’eau. Un plan d’eau, détenu par M. Louit, est alimenté par un bras de la Jalle. Les eaux sont stagnantes et sont aussi le réceptacle d’une quantité de débris végétaux qui, par leur séjour prolongé s’y corrompent et font de cela un foyer d’infection. Le conseil veut éviter les maladies épidémiques et charge M. le Maire d’intervenir auprès de M. le Préfet pour que les services compétents fassent immédiatement le nécessaire. Une taxe annuelle de 20 F est instituée pour l’encombrement des matériaux d’un maçon qui empiètent la voie publique. Il est instauré à Caychac une surface occupée maximum de 6 m² sur le terrain communal, par entreprise, pour y déposer des matériaux quelconques pour une redevance de 20 F l’an.

Point 5 : les réseaux : la voirie, l’électrification, le téléphone, l’eau.

Chaque conseil aborde ces points, ce qui signifie leur importance dans la vie quotidienne : ponts que l’on restaure ou projette de construire ; réparations de réseaux électriques ou leur extension car tous les quartiers n’en sont pas équipés ; investir dans une ligne de téléphone qui aboutira au bureau de poste et qui sera remboursée par une taxe sur la communication ; entretenir les cours d’eau, restaurer des lavoirs ou en créer de nouveaux. Bref, tout ceci est la vie courante d’un village mais on se rend compte que c’est la mairie qui gère tout, il n’y a pas de services extérieurs. Selon d’autres sources orales, les chemins et les haies étaient entretenus par les usagers qui devaient reboucher (la grave leur était fournie) les trous et tailler les haies.

Écrit à trois mains par Claude Dublineau, Patricia Dureau, Pierre-Alain Leouffre.

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