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Les préoccupations du conseil municipal de Blanquefort en 1914-1918.

Point 6 : la guerre.

Le conseil fait régulièrement l’éloge de « notre vaillante armée et celles de nos alliés qui déploient sur les champs de bataille les vertus militaires d’un héroïsme sans exemple. » Régulièrement, le conseil cite les enfants de collègues décorés, cités ou tombés au champ d’honneur. Un conseiller constate et déplore l’absence aux séances de nombreux conseillers non mobilisés et demande à M. le Maire de rappeler à ces collègues que leur présence est nécessaire pour donner plus de force aux délibérations.

Le conseil considère qu’il n’est pas besoin de faire un inventaire de la main d’œuvre agricole et industrielle, en début de la guerre, pour réaliser la rentrée et le battage des moissons ni pour la récolte du raisin, par conséquent émet un avis négatif à la demande de M. le Préfet sur le nombre d’ouvriers étrangers utiles à demander. Cependant, la situation évolue et, en 1916, M. le Maire incite les propriétaires à s’inscrire au plus vite et à indiquer le nombre de soldats dont ils auront besoin pour les vendanges afin de fixer l’autorité, sur le contingent à attribuer à la commune. La société des anciens militaires sollicite l’autorisation de faire circuler une liste de souscription parmi les propriétaires de la commune pour y inscrire les dons de vin pour les soldats sur le front. Plusieurs conseillers s’offrent pour visiter et solliciter les dons. Le vin sera livré en gare de Blanquefort.

Un étudiant en 3ème année d’arts et métiers obtient un sursis pour son incorporation afin de continuer ses études. Par un legs de 1909, la commune reçoit un vaste immeuble destiné à devenir un hospice. Les travaux sont faits et le bâtiment a l’eau courante dans tous les étages, l’installation électrique et le chauffage central fonctionnent. Puis en juillet 1916, l’hospice est transformé en « ambulance » par la Croix-Rouge et en fin de conflit il a été cédé pour l’installation de mutilés. Le centre avait une capacité de 120 lits. Ce bâtiment est l’établissement Saint-Michel.

L’État a l’intention de créer une école de rééducation professionnelle agricole pour les mutilés de guerre et a demandé pour cette création que le domaine de Béchon lui soit cédé. En mars 1917, le mobilier est vendu pour libérer les locaux. Dulamon est un hôpital temporaire pour les blessés de l’armée Russe et comptait plus de 70 lits.

Des terrains furent réquisitionnés vers le Fleurenne pour créer un terrain d’aviation militaire pour amener les blessés dans notre commune éloignée du front.

Les généraux Clemenceau, Foch et Pershing sont félicités pour la part prise dans la victoire, leurs éminents services, leur énergie déployée dans la conduite de la guerre.

Point 7 : le monument commémoratif.

Le monument commémoratif a été proposé au conseil municipal du 1er décembre 1918 ; il sera pour « nos descendants un témoignage de patriotisme ». Une commission est mise en place pour mener à bien ce dossier. Cette commission est composée de 12 membres dont 6 conseillers municipaux, elle a pour mission de désigner l’emplacement du monument et recueillir une souscription. Le conseil municipal vote un crédit de 18 728,75 F, l’État accorde une subvention de 2 160 F, la souscription s’élève à 12 271,25 F. La paroisse met en place dans l’église paroissiale une plaque commémorative aux enfants des morts pour la France.

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Le 21 mai 1922, le monument est inauguré. Le conseil s’est aussi associé à la souscription nationale pour ériger un monument grandiose sur la côte atlantique en hommage aux États unis et commémorant l’arrivée des troupes américaines en France.

Écrit à trois mains par Claude Dublineau, Patricia Dureau, Pierre-Alain Leouffre.

Pour en savoir plus sur ce monument aux morts, cliquez ICI, et celui de Caychac, cliquez ICI.

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