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Joomla : Porte du Médoc

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L'essor de la commune.

Parempuyre, la petite ville girondine qui monte : Béatrice de François, maire socialiste, évoque l’essor de cette commune de la Métropole en 2016, aux portes du Médoc, qui devrait dépasser les 10 000 âmes en 2025.

« Sud Ouest » : Combien la commune de Parempuyre a-t-elle gagné d'habitants ces dernières années ?

Béatrice de François. Nous étions 3 540 en 1982, 7 400 en 2012 et nous sommes aujourd'hui près de 9 000 habitants. Autrefois, la commune était essentiellement agricole. C'était la ville des artichautiers. Puis les employés du gaz de Bordeaux Bacalan sont venus assez nombreux s'installer ici. En fait, la hausse de la démographie a surtout débuté dans les années 2000. En 2001, sont arrivés les premiers logements sociaux.

Quelles sont les perspectives ? Je pense que nous dépasserons facilement la barre des 10 000 habitants d'ici à 2025. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à plusieurs phénomènes. Tout d'abord, les propriétaires ont tendance à diviser leurs grandes parcelles pour vendre des terrains constructibles d'environ 300 m². On me le reproche souvent, mais légalement je ne peux pas l'empêcher. Par ailleurs, la commune est concernée par différents programmes visant à la construction de logements conventionnés. Selon les services de l'État nous sommes aujourd'hui à 10,18 % de logement social, soit 340. Il en manque 495 pour que nous atteignions les 25 % imposés par la loi SRU. Nous devrions rattraper notre retard d'ici 2025. Nous avons beaucoup de demandes de la part d'enfants de Parempuyriens et nous accueillons aussi des Parisiens qui sont ici au paradis.

Quels sont ces projets ? Le plus important est le projet de Fontanieu, porté par Gironde Habitat, qui en est l'aménageur. Il prévoit la construction de 418 logements, dont 180 seront conventionnés. Le reste sera du logement collectif et des maisons dont la construction est libre, en accession à la propriété. La première tranche sera livrée fin 2018. Nous avons également un projet porté par Clairsienne rue de Landegrand, et un autre, par Domofrance, rue du Procurayre, ce qui représentera 150 logements conventionnés livrables fin 2016 et en 2017. Ceci dit, ma volonté est de conserver l'identité de Parempuyre en tant que ville à la campagne. Les nouvelles constructions seront cantonnées au centre, avec des hauteurs maximales de R + 2 + attique. Nous souhaitons par ailleurs préserver la nature en créant notamment un espace naturel aménagé de 80 hectares dans le quartier de l'Olive. Il sera en partie public et accueillera un agriculteur.

Que recherchent les nouveaux habitants ? Historiquement, les gens étaient attirés par la campagne et par les prix des terrains à bâtir qui étaient bas. Aujourd'hui, les prix ont augmenté, nous sommes à environ à 280 euros le mètre carré pour du privé, mais les gens aiment toujours la campagne, même plus qu'avant. Ils viennent chercher ici une espèce de tranquillité, ils aiment les marais, la proximité du Médoc et des plages à trois quarts d'heure en voiture. Ils sont parfois étonnés de voir que Parempuyre est une ville qui vit, avec des commerces, des services publics. Les gens réalisent aussi que notre commune n'est pas au bout du monde, qu'elle fait partie de la Métropole que l'on n'est pas si loin de Bordeaux que certains l'imaginent. Aujourd'hui, Parempuyre est très attractive pour ceux qui travaillent à Bordeaux-Lac ou à Mérignac.

C'est aussi une des rares communes de la Métropole à disposer encore de foncier ? Oui, c'est vrai. Cette année nous avons déjà délivré 40 permis de construire pour des maisons et un permis pour un petit collectif de 36 logements.

Vous devrez donc créer de nouveaux équipements publics ?  Effectivement, nous allons construire un nouveau groupe scolaire au sein du futur quartier de Fontanieu, pour la rentrée 2018, ce qui permettra de réaliser la sectorisation et de faciliter la vie des parents puisqu' aujourd'hui les élèves sont regroupés par niveaux. Nous aurons trois maternelles et trois élémentaires. Nous réfléchissons à la création d'une nouvelle crèche. Actuellement, nous en avons une de 25 berceaux et nous comptons une quarantaine d'assistantes maternelles agréées. La municipalité va construire, par ailleurs, une Maison des associations et une piste d’athlétisme.

Vous espérez aussi l'arrivée du tramway ? Oui, de l'argent public a déjà été dépensé dans le cadre d'un contrat de plan état-Région pour créer le pôle multimodal de la gare qui dispose d'un parking de 180 places, en vue du développement des TER et de l'arrivée du tramway. Je ne peux pas concevoir que cet argent ait été dépensé pour rien. J'ai dit à Alain Juppé que ce n'était pas négociable ! À mon avis, lorsque le tramway sera en gare de Blanquefort, l'extension jusqu'à la gare de Parempuyre, en voie unique, représentera une dépense de l'ordre de 15 millions du kilomètre alors que la distance est d'à peine trois kilomètres. Ce n'est pas une grosse dépense, à l'échelle de la Métropole. Il faut savoir que techniquement, nous ne pouvons pas avoir de BHNS. Si nous ne voulons pas que Parempuyre reste enclavée, avec les problèmes de circulation auxquels est confrontée chaque jour la population, la seule solution, c'est le tramway. J'espère que nous l'aurons en 2020.

Signes particuliers :

Superficie : Parempuyre s’étend sur 2 180 hectares. Ses marais bordent de Garonne, dans la continuité de ceux de Blanquefort.

Les incontournables : Son école municipale d’art et le fameux bric à brac de la communauté Emmaüs tenu par les compagnons. Le port de Lagrange et ses carrelets, idéal pour déguster du poisson au bord de l’eau. Sa salle communale de l’Art Y show.

Édifices : Le Vieux logis, datant de 1670, et entouré d’un parc public de 2 hectares, dispose d’une grande salle consacrée aux conseils municipaux et aux mariages. Dans le domaine privé, le château Pichon, dit aujourd’hui Clément-Pichon, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 16 juin 2006.

Immobilier : Exemples de maisons à vendre actuellement : 183 000 euros pour 90 m² habitables dans le bourg, 210 000 euros pour 113 m² et 367 000 euros pour 144 m² sur une grande parcelle avec piscine.

Article du journal Sud-ouest du 25 avril 2016, Christine Morice.

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