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Les démêlés de Jules Typhon.

Jules Typhon est prêtre dans la paroisse d’Eysines depuis 1874. Il semblerait que Jules Typhon entretenait une relation avec une jeune fille...

« Le conseil municipal d’Eysines vient, malgré le maire, de voter (…) l’interdiction des processions. Un des motifs de ce vote mérite d’être rapporté : on craignait qu’une ancienne bonne amie du curé, qui s’acharne après le saint homme malgré ses dédains, ne vienne lui faire une avanie au milieu de la représentation ».

(Référence : La Lanterne du 24 juin 1882, bibliothèque nationale de France).

Le journal a reçu une assignation à comparaître devant la police correctionnelle de Bordeaux, à la requête de M. Typhon, curé d’Eysines, qui se prétendait diffamé. A la demande de l’avocat du journal, le tribunal s’est déclaré incompétent au motif qu’il s’agit d’injures envers un fonctionnaire public (sous le régime du concordat les curés sont payés par l’État) et non d’une personne privée. L’affaire est donc renvoyée devant la cour d’assises.

(Référence : La Lanterne du 29 août 1882, bibliothèque nationale de France).

La cour d’assises juge qu’il s’agit d’injures personnelles et que l’affaire est de la compétence du tribunal correctionnel.

Le journal publie quelques documents : lettre de M. J. Typhon, curé d’Eysines au procureur de la République de Bordeaux du 13 février 1882 : « Je viens aujourd’hui vous informer que Mlle Brunet est revenue à Eysines faire du scandale le lundi 6 février et hier dimanche 13. Elle a aussi chargé les sœurs de me faire savoir qu’elle viendrait me parler et me demander si je ne voulais pas aller avec elle en Suisse. Hier dimanche vers neuf heures, au moment où je venais du cimetière avec mes habits de cérémonie funèbre, Mlle Brunet m’a accosté sur la porte de l’église, m’a suivi dans l’intérieur de la nef, jusqu’au sanctuaire… me parlant et m’interpellant au grand scandale des enfants de chœur… »

Témoignage de G. Berthonnieux, propriétaire, 63 ans. En 1877 , Mlle Brunet venait souvent faire des visites à M. le curé et causait ainsi un scandale tellement considérable que les mères de famille ne se souciaient pas d’envoyer leurs jeunes filles au confessionnal. Le bruit court dans le pays que cette fille est la maîtresse du curé et qu’elle a eu des enfants avec lui. »

Témoignage de Catherine Yrigoyen 45 ans. « En 1878, Mme Giraudot, le fils Giraudot et le sieur Jean Marie de la Forêt racontaient devant moi avoir entendu dire par Mlle Brunet elle-même qu’elle était la bonne amie de M. le curé Typhon, qu’elle avait eu plusieurs enfants avec lui et que M. Typhon ne donnait pas de pain à ses enfants, et ils ajoutaient qu’ils avaient vu eux-mêmes ces enfants »

(Référence : La Lanterne du 25 août 1883, bibliothèque nationale de France).

Recherche et texte de Michel Baron.

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