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Le Taillan autrefois : les commerçants et artisans.

Commençons par le centre du village :

Comme le montrent les anciennes cartes postales, une très grande « scierie » était installée sur le bord de la route de Soulac, à l'emplacement où se trouve actuellement la boucherie/charcuterie Rullier et le magasin d'optique ainsi que les deux maisons qui suivent par le nord. Le propriétaire était Daurat.

Juste après la scierie, au n° 87, dans ce qui est la maison de la famille Blanc, se trouvait l'usine électrique alimentant l'usine et une partie du village. L'électricité était produite par une machine à vapeur alimentée par les chutes de bois de la scierie.

Toujours du même coté, au n° 91 à l'emplacement où se trouve maintenant le laboratoire d'analyses, se trouvait l'atelier d'un charron qui s'appelait Vallet ; il fabriquait les charrettes et les brouettes utilisées par les cultivateurs et les blanchisseurs.

Place de l'Arbre de la Liberté, à l'emplacement de la brocante, se trouvait le deuxième charron de la commune, M. Ramont. Il fut remplacé par M. Puyrigaud qui continua longtemps le métier de charron avant de se tourner vers l'exploitation forestière ; il installa sa première scierie devant le pas de porte de ce qui est maintenant La Brocante et, par manque de place, se délocalisa place de la Sablière, là ou se trouve maintenant le magasin des meubles Barret.

La place de la Sablière : son nom vient tout simplement du grand trou qui s'y trouvait autrefois et qui n'était rien d'autre qu'une exploitation de sable jaune servant à la construction des maisons du Taillan. Plus tard, ce trou servit de première décharge d'ordures du village jusque dans les années 60. C’était l'aire de stationnement des « Bohémiens » qui venaient déjà récupérer la ferraille et autres matériaux, C'est une fois le trou remblayé que la salle des fêtes « la Maison des Jeunes » fut construite à la fin des années 60.

Rue de la Dame Blanche, à l'emplacement actuel du salon de coiffure Diloy's, 14 place du Général de Gaulle, était installé un commerce de graineterie-fourrages, tenu par M. Laroza. Le bureau de tabac a toujours était installé à cet emplacement et fait partie d'un bar restaurant s'étendant à la place de la banque Crédit Mutuel.

Au n° 64, touchant l'ancienne maison de M. Laroza aujourd’hui rasée à l'emplacement de la banque du Crédit Mutuel se trouvait une épicerie tenue par Mme Lacaussade.

À l'angle de la rue de la Mairie [Stéhélin] à l'emplacement de la banque Société Générale, il y avait une autre épicerie tenue par la famille Berland (chez Titine).

En face de la place du champ de foire, actuellement parking, au n° 75 se trouve une grande maison en pierre qui appartenait à la famille Eyquem. C'était ici une épicerie coopérative « la Coop ».

En descendant vers Bordeaux, aux n° 56-58, nous rencontrons la bibliothèque municipale. Cet établissement était autrefois, un hôtel-restaurant-dancing-et salon de coiffure. II y avait trois chambres à louer. Cet établissement était tenu de main de fer par la patronne des lieux, Mme Jeanne Hosteins. En face, à l'angle de l'avenue de Soulac et de la rue de l'église, il y avait une cave-débit de boissons, bar à vin, tenue par Mme Lalanne Henriette.

Un petit peu plus bas, à l'emplacement du salon de coiffure et du magasin de fleurs, cet immeuble abritait la salle de spectacle, théâtre et cinéma muet. Par la suite, ce fut le garage de mécanique de M. Dubourdieu.

Traversons la route et nous trouvons la nouvelle école maternelle du bourg Eric Tabarly. C'était ici la quincaillerie Maratuech c'était le premier commerce en entrant au Taillan. Construit au début des années 60, il fut démoli au début des années 2000.

Revenons vers l'église, rue du 8 Mai, au n° 4 ; nous avons les anciennes douches municipales   où, avant l'installation de douches individuelles dans les maisons, tous les gens qui le souhaitaient, venaient prendre une douche chaude. Cet établissement communal était ouvert du samedi matin au dimanche à midi. Il avait été offert aux habitants du Taillan par Mme Cruse. Juste en face des douches, se trouve la maison de M. Prévost. Autrefois, c'était la maison de M. Belloc ; il était artisan plombier-zingueur.

On trouve maintenant au n° 1 rue du dispensaire, un salon de coiffure. Il y avait ici autrefois, un bureau de tabac, qui apparaît sur les cartes postales anciennes. Pendant quelques années, avant qu'un coiffeur pour hommes s'installe, une dame avait monté un bazar, Mme Codco. Elle vendait des casseroles et autre ustensiles de cuisine.

Sur la place de l'église, tout le monde se souvient de la boulangerie qui fut détruite par un incendie en 2009. Elle avait été montée par M. Blanchard. Les successeurs furent Dupouy - Lesgourgues - Alonzo - Eyraud - Sauvanier. Toujours sur la place de l'église, en face de l'entrée de la propriété Blanchard, là où se trouve le massif de fleurs servant de haricot giratoire, se trouvait un petit bâtiment en pierre, qui servait d'atelier à M. Raoul Raynaud, peintre-tapissier. Remontons la rue du 11 novembre. Nous trouvons, au n° 5, la nouvelle salle municipale du 11 novembre à coté de l'ancienne Poste.

Juste en face, au n° 4, nous avons la maison Clair Logis. C'était autrefois la maison de M. Duport, le bouilleur de cru. Il possédait un alambic et transformait le vin en eau-de-vie pour tous les viticulteurs de la commune et des villages voisins. Il s'installait devant les douches en bordure de l'abreuvoir à vaches pour profiter de l'eau fraîche de la source du lavoir.

À l'angle des rues Stéhélin et du 11 novembre, nous trouvons aujourd'hui la boucherie Lescure : à l'origine, cette boucherie, tenue par la famille Cla se trouvait à l'angle opposé, elle a été transformée depuis les années 70 en appartements. Les bâtiments qui jouxtent la boucherie actuelle, servaient autrefois d'abattoir. Tous les enfants du village assistaient toutes les semaines à l'exécution de bœufs, veaux, moutons.

Rue Stéhélin, au n° 10, se trouvait, en bordure de rue, l'atelier de menuiserie de M. Osmin Rambaud. Il se voit sur une ancienne carte postale, M. Rambaud fabriquait tous les cercueils nécessaires aux défunts du village et bricolait plus qu'il ne fabriquait dans le domaine de la menuiserie. C’était un atelier à l’ancienne, sans aucune machine électrique, tout se faisait à la main.

Rue Shéhélin, au n° 8 se trouvait l’épicerie Corbineau. On y trouvait tout ce qu'il fallait pour se nourrir et se chausser. À l'origine, elle faisait service de boisson dans l'arrière-boutique. On y servait surtout du vin rouge et blanc au verre. Les successeurs des Corbineau furent Mme Tougne - M. et Mme Dagneau - M. et Mme Chastagnet - M. et Mme Da-Dalto. Puis Michel, leur fils, prit la succession et transféra le commerce au n° 14 rue de La Liberté.

Au n° 6 de cette même rue, à la place de la fenêtre qui fait face à l'entrée de l'école maternelle. Il y avait une grande porte vitrée. C'était l'entrée de l'atelier du cordonnier M. Cortada qui s'est tué dans un accident de moto sur le pont du Taillan.

Au n° 7 rue StéhéIin, se trouvait le salon de coiffure de Violette Hosteins qui avant de venir ici était installée au n° 56-58 de la route de Soulac. Cette maison a toujours abrité un salon de coiffure. Son propriétaire était M. Feydieux. Il était également musicien. Il vivait avec sa sœur qui mourut dans l'incendie de la maison dans la fin des années 40.

Rue du dispensaire ; comme son nom l'indique, se trouvait au n° 4 le dispensaire du village. C'est là que se faisaient toutes les vaccinations et soins gratuits. C'est ici également que fut logé le premier docteur du Taillan, le docteur Blanc. Par la suite, il ouvrit son cabinet au n° 10 rue de Péchon.

Rue de Sandillan, se trouve la plus ancienne boulangerie du village. Elle était tenue par la famille Lamolie, pendant deux générations, environ soixante dix ans, puis elle fut vendue au début des années cinquante à M. Paul Pru qui la céda à son fils Philippe qui, l'âge de la retraite venu et faute de successeur, la loua à un boulanger ; aujourd’hui, on y trouve des appartements et le cabinet médical de Mme Monlun.

Impasse de Sandillan, se trouve la plus ancienne maison du village. Elle appartenait à M. Barbefer Jules. Son fils, Guy, prit la suite de M. Dongey comme croque-mort. C'est avec son cheval qu'il tirait le corbillard pour les enterrements.

Prenons la rue du docteur Romefort. La première maison au n° 2 était la maison de M. Louis Domenc, entrepreneur de maçonnerie.

Au n° l rue du docteur Romefort, Mme Tricoche Ilona exerçait la profession de blanchisseuse. Au n° 5, habitait M. Hubert Barbe, entrepreneur de maçonnerie, et Simone Barbe, laitière. Au n° 6 de cette même rue et au n° 20 rue de La Liberté, se trouvait la forge du Taillan. Elle était tenue par M. Alban Laville. C'est ici que tous les chevaux de labours des agriculteurs venaient environ tous les mois se faire poser des fers neufs. Il en venait entre 20 et 25 toutes les semaines. M. Laville était également serrurier et mécanicien auto-vélo ; il était agent « Citroën et Vélo-solex ».

Quand le Docteur Blanc s'installa au Taillan en arrivant d'Indochine, M. Laville lui monta un vélo avec des pièces de récupération et lui peignit le cadre avec un reste de peinture rose qui avait certainement servi à peindre un lit de bébé. Rien ne se perdait. Quelques années plus tard, c'est de ce garage que sortit la première voiture du docteur une magnifique « 2CH ». Au n° 7, la famille Perreira-Lavigne exerçait la profession de blanchisseuse.

Toujours rue Romefort, au n° 23, se trouvait une autre entreprise de maçonnerie, celle de M. Danet. Au bout de la rue Romefort, au n° 2 rue de La Boétie, nous trouvons une très belle maison en pierre. La propriétaire, Mme Maillet, y exerçait la profession de chirurgien- dentiste. Cette belle maison est l'œuvre de son père « Fortuné Fourton », compagnon tailleur de pierre et entrepreneur de maçonnerie jusque dans les années 40.

Redescendons maintenant vers le centre par l'avenue de Soulac. À gauche, n° l, nous trouvons un ensemble de petits commerces. C'était ici autrefois, le restaurant « Terminus », tenu par M. Théobal Baysse. La première ligne du tramway desservant le Taillan, se terminait à cet endroit. Sur la partie arrière du restaurant, le fils de M. Baysse, Henri, y exerçait sa profession de mécanicien, ce fut la première agence Renault du Taillan.

C'était également la seule pompe à essence du village, à l'enseigne « Azur ». À coté, se trouve maintenant l’agence Renault, M. Alain Tesson. Il y avait ici, jusque dans les années 50, une écurie de chevaux de course appartenant à M. Miqueau, fils de l'ancien maire. Une piste d'entraînement des chevaux était aménagée dans la forêt se situant le long du chemin de Pichebouc et de l'avenue de Braude, juste en face du supermarché.

En face, au n° 1 rue de la Pargo, nous trouvons une grande grange datée de 1896. C'était celle de M. Eyquem qui y exercait la profession de tonnelier, le seul du village.

Rue de la maison des Jeunes, nous trouvons le Centre Médical. Il fut construit sur l'emplacement de la maison de la famille Dongey. Le fils, Pierre, était charpentier-couvreur et il assurait également le service des pompes funèbres du village. C'est avec son cheval qu'il tirait le corbillard entre l'église et le cimetière.

À l'angle de la rue de la Liberté, au n° 1 rue de la vielle maison, se trouve une habitation avec des commerces au rez-de-chaussée. II y avait ici, autrefois, l'atelier du seul sabotier du village. Il se nommait M. Ferrière et il assurait également le sciage du bois de chauffage que les gens venaient lui confier pour le couper aux dimensions voulues pour entrer dans les cuisinières et autres poêles à bois ou cheminées.

Au n° 13 rue de la vieille maison, se trouvait la mercerie de Mme Étienne. Son premier magasin était autrefois au n° 7 de cette même rue. Au début, elle ne vendait que des pantoufles en feutre et des sabots en bois. Plus tard, elle se spécialisa dans la mercerie et la bonneterie.

Quartier de Germignan.

Au n° 4 rue du Mayne, habitait le deuxième charpentier du Taillan. II s'appelait M. Desbat.

À l'angle de l'allée Cazaous et de l'impasse Cazaous, il y avait un petit atelier de maréchalerie tenu par M. Coindre. II alternait entre son atelier et la poudrerie de Saint-Médard où il travaillait en deux-huit (matin ou après midi).

Texte de Jean-Pierre Barbe, écrit vers 2010.

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